‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 302 sur 372 · Dioscondes, Mat. med., 2, c. III · texte numérisé non relu

Dioscondes, Mat. med., 2, c. III

une seule. Celle-ci serait le Locular, Rien ne prouve qu'il fût habituellement cultivé chez les Grecs et les Latins. Leurs descendants ne remploient pas aujourd'hui *.

Il n'a pas de nom sanscrit, ni même persan ou arabe. J'ai émis jadis l'hypothèse que le Kussemeth des Hébreux pourrait se rapporter à cette plante, mais cela me parait maintenant difficile à soutenir.

Marschall Bieberstein ^ avait indiqué le TV. monococcum spontané, au moins sous une forme particulière, en Grimée et dans le Gaucase oriental. Aucun botaniste n'a confirmé cette assertion. Steven ^, qui vivait en Grimée, déclare qu'il n'a jamais vu l'espèce autrement que cultivée par les Tartares. D'un autre côté, la plante que M. Balansa a récoltée, dans un état spontané, près du mont Sipyle, en Anatolie,est le TV. monococcum , d'après J. Gay *, lequel assimile à cette forme le Triticum bxoticum^ Boissier, spontané dans la plainne de Béotie ^ et en Servie ®.

En admettant ces faits, le Triticum monococcum serait originaire de Servie, Grèce et Asie Mineure, et, comme on n'est pas parvenu à le croiser avec les autres Epeautres ou les froments, on a raison de l'appeler une espèce, dans le sens linnéen.

Quant à la séparation des froments à grains libres et des Epeautres, elle serait antérieure aux données historiques et peut-être aux commencements de toute agriculture. Les froments se sei:?iient montrés les premiers, en Asie ; les Epeautres ensuite, plutôt dans l'Europe orientale et l'Anatolie. Enfin, parmi les Epeautres, le TV. monococcum serait la forme la plus ancienne, dont les autres se seraient éloignées, à la suite de plusieurs milliers d'années de culture et de sélection.

OiPge à deux rangrs. — Hordeum distichon^ Linné.

Les Orges sont au nombre des plus anciennes plantes cultivées. Gomme elles ont à peu près la même manière de vivre et les mêmes emplois, il ne faut pas s'attendre à trouver chez les auteurs de l'antiquité et dans les langues vulgaires la précision qui permet de reconnaître les espèces admises par les botanistes. Dans beaucoup de cas, le nom Orge a été pris dans un sens vague

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