‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 312 sur 372 · Bentham, Handbook ofbritish flora, éd. 4, p · texte numérisé non relu

Bentham, Handbook ofbritish flora, éd. 4, p

Toutes ces Avoines étant cultivées sans qu'on ait découvert ni les unes ni les autres à l'état vraiment spontané, il est bien probable qu'elles proviennent d'une seule forme préhistorique, aont la patrie était l'Europe tempérée orientale et la Tartarie.

Millet commun. — Panicum mïliaceum^ Linné.

La culture de cette Graminée est préhistorique dans le midi de l'Europe, en Egypte et en Asie. Les Grecs en ont parlé sous le nom de Kegchros et les Latins sous celui de Milium *. Les lacustres suisses, à l'époque de la pierre, faisaient grand usage du Millet ^. On Ta trouvé aussi dans les restea des palafittes du lac de Varèse en Italie ^. Comme on ne retrouve pas ailleurs des échantillons de ces anciens temps, il est impossible de savoir ouei était le Panicum ou le Sorghum mentionné parlas auteurs latms, dont les habitants de la Gaule, de la Pannônie et autres pays se nourrissaient.

• Unger * compte le P, miliaceum parmi les espèces de l'ancienne Egypte, mais il ne paraît pas qu'il en eût des preuves positives , car il n'a indiqué ni monument ou dessin ni graine trouvée dans les tombeaux. On n'a pas non plus de preuves matérielles d'ancienne culture en Mésopotamie, dans llnde et en Chine. Pour ce dernier pays, la question s'est élevée de savoir si le Shuy une des cinq céréales que les empereurs sèment en grande cérémonie chaque année, est le Panicum miliaceum, une espèce voisine, ou le Sorgho ; mais il paraît que le sens du mot Shu a varié, et que jadis on semait peut-être le Sorgho ^.

Les botanistes anglo-indiens ® attribuent à l'espèce actuelle deux noms sanscrits, Unoo (prononcez Ounou) et Vreehib-heda (prononcez Vrikib'keda), quoique le nom moaerne hindou et bengali et le nom telinga Worga soient tout autrçs, Cheena (prononcez China] . Si les noms sanscrits sont réels, ils indiquent une ancienne culture dans l'Inde. On ne connaît pas de nom hébreu ni berbère ' ; mais il y a des noms arabes, Doknn^ usité en Egypte, et Kosjaejô en Arabie ^ Les noms européens sont variés. Outre les deux noms grec et latin, il y a un nom vieux slave, Proso ®, conservé en Russie et en Pologne, un nom vieux allemand, Hirsi, et un nom lithuanien, Sora *°. L'absence de noms celtiques est remarquable. Il

1. Les passages de Théophraste, Gaton et autres sont traduits dans Lenz, Botanik aei^ Alteriy p. 232.

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