Sordelli, Sulie piante délia torbiera, etc., p
6. Bretschneider, On the study and value, etc, p. 16, et lettre du 23 août 1881.
7. Ad. Pictet, Les origines indo-européennes, éd. 2, vol. 1, p. 289; Hehn, Culturpflanzen und Haùsthiere, éd. 3, p. 341.
Arec. — Arec a Catechu, Linné.
On cultive beaucoup ce palmier dans le pays où l'usage de mâcher le bétel est répandu, c'est-à-dire dans toute TAsie méridionale. La noix, ou plutôt l'amande qui forme la partie principale de la graine contenue dans le fruit, est ce qu'on recherche, pour le goût aromatique. Coupée par fragments, mêlée à de la chaux et enveloppée d'une feuille de poivrier bétel, c'est un excitant agréable, qui fait saliver et noircit les dents à la satisfaction des indigènes.
L'auteur du principal ouvrage sur les palmiers, de Martius S s'exprime ainsi sur l'origine de l'espèce : « La patrie n'est pas certaine (non constat) ; c'est probablement l'île de Sunda. » Voyons s'il est possible d'affirmer quelque chose, en recourant surtout aux auteurs modernes.
Sur le continent de l'Inde anglaise, à Geylan et la Cochinchine, l'espèce est toujours indiquée comme cultivée ^. De même pour les îles de la Sonde, Moluques, etc., au midi de l'Asie. Blume ', dans son bel ouvrage intitulé Bumphia, dit que la patrie est la presqu'île de Malacca, Siam et les îles voisines. Il ne parait cependant pas avoir vu les pieds indigènes dont il parle. Le Dr Bretschneider * croît que l'espèce est originaire dé l'archipel malais, principalement de Sumatra, car, dit-il, ces îles et les Philippines sont les seules localités où on la trouve sauvage. Le premier de ces faits n'est pas confirmé par Miquel, ni le second par Blanco ^, qui résidait aux Philippines. L'opinion de Blume paraît la plus probable, mais on peut encore dire avec de Martius : la patrie n'est pas constatée.
L'existence d'une multitude de noms malais, Pinang , Jambe^ etc., et d'un nom sanscrit, Gouvaka, de même que des variétés fort nombreuses, montrent l'ancienneté de la culture. Les Chinois l'ont reçue, en l'an iH avant J.-C, des pays méridionaux, sous le nom malais écrit Pln-lang. Le nom telinga Arek est l'origine du nom botanique Areca.
Elaeis de Guinée. — Elaeis guineensis^ Jacquin.
Les voyageurs qui ont visité la côte de Guinée dans la première moitié du xvi® siècle ® remarquaient déjà ce Palmier, dont les nègres tiraient de l'huile en exprimant la partie charnue du
1. Martius, Hist. nat. Palmarum, in-folio, vol. 3, p. 170 (publié sans date précise, mais avant 1851).
2. Roxburgh, FL ind,, 3, p. 616 ; Brandis, Forest flora of India, p. 551 ; Kurz, Forest flotta of ôritish Burma, p. 537; Thwaites, Enum, Zeylan., p. 327 ; Loureiro, FI. cochinch., p. 695.
3. Blume, Rumphia, 2, p. 67 ; Miquel, FI. indo-batava, 3, p. 9 ; Suppl. de Sumatra^ p. 253.