FOURRAGES. — LUZERNE
A Java, on cultive VA. polystachyus, Blume, très commun dans les décombres, au bord des chemins *, etc.
Je parlerai plus loin des espèces cultivées pour leurs graines.
Poireau ou Porreau. — A llium Ampeloprasum^ var. Porrum .
D'après la monographie très soignée de J. Gay *, le Porreau. conformément aux soupçons d'anciens auteurs ', ne serait qu'une variété cultivée de VAllium Ampeioprasum de Linné, si commun en Orient et dans la région de la mer Méditerranée, spécialement en Algérie, lequel, dans l'Europe centrale, se naturalise quelquefois dans les vignes et autour d'anciennes cultures *. Gay semme s'être défié beaucoup des indications des flores du midi de l'Europe, car, à l'inverse de ce qu'il fait pour les autres espèces dont il énumère les localités hors de l'Algérie, il ne cite dans le cas actuel que les localités algériennes, admettant néanmoins la synonymie des auteurs pour d'autres pays.
La forme du Porrum cultivé n'a pas été trouvée sauvage. On la cite seulement dans des localités suspectes, comme les vignes, les jardins, etc. Ledebour ^ indique, pour -l'A. Ampeioprasum^ les confins de la Grimée et les provinces au midi du Caucase. Wallich en a rapporté un échantillon de Kamaon, dans l'Inde ^, mais on ne peut pas être sûr qu'il fût spontané. Les ouvrages sur la Cochinchine (Loureiro), la Chine (Bretschneider), le Japon (Franchet et Savatier) n'en parlent pas.
Article 9. — fourrage».
Liuzeme. — Medicago sativa, Linné.
La Luzerne était connue des Grecs et des Romains. Ils l'appelaient en grec Médical^ en latin Medlca ou Herba medica^ parce qu'elle avait été apportée de Médie, lors de la guerre contre les Perses, environ 470 ans avant l'ère chrétienne ^. Les Romains la cultivaient fréquemment, du moins depuis le commencement du i«' ou 11^ siècle. Gaton n'en parle pas ^, mais bien Varron, Golumelle, Virgile, etc. De Gasparin ^ fait remarquer que Grescenz, en 1478, n'en faisait pas mention pour l'Italie, et qu'en