‹ Origine et progrès de la puissance des Sikhs dans le Penjab, et histoire duChapitre 1 sur 9 · ARTHUS BERTRAKD, LIBRAIRE-ÉDITEUR · texte numérisé non relu

ARTHUS BERTRAKD, LIBRAIRE-ÉDITEUR

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LAUSANNE*) i

La correspondance de Victor Jacquemond, les récits de M. Alexandre Bûmes,, et plus récemment encore le retour du général AUard, ont éveillé l'attention; publique au sujet de Randjit Sragk. On a voulu savoir qui était ce prince asiatique qui accueillait les Européens avec tant de gcacey. et ay ait, tiçaité avec une distinc-

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tïon si flatteuse notre biéh-aimé voyageur, ce despote qui se vante de n'avoir jamais ordonné aucune exécution capitale, ce sultan oriental qui> soupçonnant l'infidélité de son épbuse, l'avait pour tout châtiment éloignée de sa personne; ce prince guerrier qui, presque sans antre moyen que son génie, s'était créé un empire respecté de la puissante compagie des Indes Orientales, qui, dans la terre classique des castes et des préjugés, avait honoré de commandemens importaùs un élève de notre École polytechnique et deux officiers de cette glorieuse armée impériale, dont l'infatigable patriotisme, après avoir promené nos drapeaux victorieux dans toutes les capitales de l'Europe, alla encore porter l'honneur du nom français a Athènes, à Constantmople, au Caire, à Alexandrie, à Téhéran, a Lahor.

Ce livre contient l'histoire des Stkhs et du prince qui les gouverne. C'est le seul

ouvrage complet sur la matière. Puisse-t-fl satisfaire la juste curiosité du public, pubse-t-u servir a éclairer l'opfcriott sur cette vaste question orientale qui domine au»

jounTlnri toute la poffâqne générale, et dont la solution est encore refusée aux plus sages comme aux pins intrépides!

Dans la position qu?il occupe aujour- 1 dirai, Randjit Singh trouve dans les Anglais des allies sincères et fidèles. Us se sont basa trompes ceux qui oa\ tu dans te prince sikh le libérateur prochain des Indes (en «opposant que l'Inde soit aujourd'hui à libérer); le gouvernement britannique hV rien à craindre de lui, pas plus «pie h Fiance n'a à redouter d'être conduise par la Belgique. De plus, r Angleterre n'a aucun intérêt à s'emparer du Peujab, les dépenses de l'occupation serment certainement supérieures aux revenus nt ne seraient nullement cojnpensées par les bénéfices du commerce dans un

pays», agricole* avec! une ipppulatùm qnfc fabriqué; jeUe^m&oe >t<ntf -ce- jkint : eBe; as bf!^>ia, p ef ; s*inl«rijit, pa^suitei d&ses prejuft&JPÏWffirtr- J'ushgfc dftpwa^ue. ^>u& Us irçoduji&sflartjs.d? ?^.jpwhwfreiiiite.'Xaft^, l^èt ;^Pi ^'Angleterre exige' ad contraire que les'&WïK soient puissans,; oar dans -le; cas, d'une, ii wasïon de l'Inde par le; Bordouest.(,pefil#, appjréheufiott continuelle du gpuTprnemtant aurais qui. , à .coup, sûr, ne. fi? réalisera, pas de ai tôt), ao serait-il pas Àd^ir^r:pour le ; gouvernement de Cal-; jçutta ,. que les Sikhs fussent en étn$ de supporter \$ fardeau fit de -suffire a repousser l'ennemi ? Et ou ne saurait douter que si un jqut, on avait à: craindre la prdsenoe tl'uft ennemi sur tflndus, les Anglais ne 'fournissent à. L'armée sache de* secours de Wutè espèce en honniies, e» officiers, en 'Vivres, en munitions > en. armes, eniargent, cowomé ils en ont déjà foumis'àla fcerse dans le6 dernières a

: Mais d'est au sujët/dn Srndh qùlï pourra aurenir 3e3 iffifflàultés entré ces 1 alliée qrié des intérêts identiques font Vivre aujotirdTuit' dans J une ^arfafté àitaîne. Ran3p£ Sitigh jette 'dés yeux oVenvie sur ce pays dénué de ressources militaires; ruais enrichi par le comniercëj'il voudrait bien lever desimpôïs sur ces opulens banquiers de' ïàtta, de 'ÉaïderabâdV de. SMkarpôùV; (pri, par I& ' Caridàhar ■ et le Caboul; ont noué des' relations si étendues depuis Yarkettâ' 'et'Wàdigâf jttscra^ Samarcarid" et fidr&flarâ .' Wais S* à été jusqà'îci retenu 1 par les Anglais , qui rie lui laisseront probablement, tT'âucurt prîx'J occuper lésbôucnes *J'Mrite et êéi ports sur rOctfan; car date të cas' flhinfe 'guerre avec les Ôate-Uhli WW&kàm; quénê fôrce né poùrraif-î!

pas prêter aux flottes et aux corsarrei arnéîïM^fts'iWÔ'fttttt^afe, en'léar> ouvrant' les llott^hy* du' fleuve 1 ?^ setkitHs ne'p&H*- (ftlMtytt (ïrer par cetfe Vole, dans lè'cT*

d'une guerre avec l'Angleterre , qui peut aujourd'hui le ruiner A feofement?

Telles sont quelques-unes des question* que soulève ce Une, elles sont importantes et intéressent tons cm» qui s'occupent des faits prescris et à venir.

Nous n'essaierons pat de dire aux eayans, aux orientalistes, les choses qui rendent précieux pour eux l'ouvrage de M' Prinsep, il y a long-temps que leur opinion s'est prononcée sur ce sujet

Le général Allard, dans le peu de temps qu'ils passé à Paris, * bien voulu, malgré les soins de tonte espèce' dont il était accablé, nous donner de nombreux renseigner mens dont nous avons profité pour notr»

travail. Qu'il veuille bien recevoir ici ton*. nos reraercimeus pour son inépuisable complaisance.

Enfin, nous avons à remercier notre éditeur, qui a enrichi notre travail de 1»

magnifique carte dressée par Arrorvsmitk»

pour l'ouvragé de M. Burnes. C'est une libéralité dont nos lecteurs apprécieront tout le mérite.

«5 décembre i855.

( Le portrait que noua donnons du maha-radja a été copie sur un dessin fait d'après nature à l'ei Roupour.)

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