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Le schermaus, Arvicola letreslris

63. Le campagnol des champs, Arvicola arvaliSj et quelques autres espèces ou variétés comme V Arvicola pralensis.

04. Le campagnol des neiges, Arvicola nivalisy qui habite les Alpes el les Pyrénées au-dessus du niveau de i ,000 mèlres, descendait pendant le quaternaire jusque dans les parties l>asses de Tllalie. On Ta recueilli dans les grottes paléolithiques de Levrange, province de Brescia (Lombardie) et de Parignana, en Toscane.

65. Le hamster, Cricetus frumenlarius, habite actuellement de la rive droite du Rhin jusqu'à TObi, s'étend en Russie du 60* degré de latitude jusqu'au Caucase. Ne dépasse plus les Alpes; manque en France et en Suisse; est rare dans l'Allemagne du Sud. A été recueilli en abondance dans les brèches osseuses de Montmorency (Seine-el-Oise) et dans la grolte de Parignana, en Toscane.

§ 13. A«ires mammiffère*. — Il uous rcstcàciter quelques autres mammifères. On comprend que nous ne nous occupions pas des chauves-souris. 11 y en avait plusieurs espèces pendant le quaternaire, mais l'homme ne devait pas les chasser.

Parmi les insectivores, laissant de côté la taupe, Talpa europœa^ que l'on a rencontrée un peu partout, depuis l'Allemagne et TAngleterre jusqu'en Italie, et les musaraignes, Sorex^ abondantes surtout dans les brèches, ainsi que le dcsman, MyogaUy nous citerons seulement :

66. Le hérisson, Erinacem vulgaris^ dans les grottes d'Aurensan(Hautes-Pyrénées)etdeGourdan (Haute-Garonne). Les débris de cette dernière station apparliennent à des individus de toute taille.

Enfin les gravures des canines d'ours et de lion de la grotte deDuruthy (Landes) et d'un bftton de commandement, en bois de renne, de la grolte de Montgodier (Charente), montrent qu'il y avait pendant le quaternaire des animaux de la famille des cétacés sur les côtes de France. Ce n'est pas étonnant, nous y voyons encore des marsouins et pen-

dant les époques froides moustérienne et magdalénienne les phoques pouvaient bien descendre jusque sous nos lati*tudes. Le veau marin, Phoca vitulinaj s'y montre encore parfois. La vue de ces animaux a frappé les artistes de l'époque magdalénienne et ils ont cherché à les reproduire par la gravure, mais les ont-ils chassés? Il serait d'autant plus difficile et plus imprudent de le dire, que l'on n'a point encore cité d'ossements de célacés dans les stations humaines paléolithiques.

§ 14. oisoaox. — L'homme fossile ne chassait pas seulement des mammifères, il chassait aussi des oiseaux comme le prouvent les nombreux débris rencontrés dans les stations humaines paléolithiques. Un grand nombre de ces débris ayant été communiqués à Alphonse Milne Edwards, il les a déterminés avec beaucoup de soin. Dans l'énumération des espèces d'oiseaux dont les débris ont été recueillis dans les stations paléolithiques nous allons suivre l'ordre indiqué par cet auteur, en retranchant quelques-unes de ses espèces qui ne nous paraissent pas assez tranchées, comme les lagopèdes albusy mtUus et scolicttSy ou dont la présence dans le quaternaire est plus que douteuse, comme le coq. Nous y faisons aussi les augmentations devenues nécessaires par de nouvelles découvertes, telle est l'oie sauvage.

1. Aigle fauve, Aquila fulva. Le Moustier, La Madeleine, Rruniquel, Gourdan, un individu à chaque station.

2. Aigle criard, Aquila clanga, Massât, Aurignac, chacun un individu. Ne vit plus en France, habile en Allemagne, en Pologne, en Russie, jusqu'en Asie.

3. Pygargue ordinaire, Haliœhvs albiclllay Gourdan, un à Thayngen.

4. Buse vulgaire, Buteo vulgaris, Bruniquel, un ; Aurignac, un; Gourdan.

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