RELEVAILLES
La loi de Moïse ordonnait, comme on sait, qu'une femme qui avail accouché d'un garçon ne sorltt point de sa maison, pendant
Îiuaranle jours. Si c'était une Glle dont elle ût accouchée, ce terme était de quatrevingts jours. Au bout de ce temps elle devait se présenter au temple pour s'y faire purifier de la souillure légale de son enfantement, selon le cérémonial usité en pareille circonstance . Le christianisme adopta en partie cette coutume, sans la rendre pourtant obligatoire. Il n'y a point en effet de souillure légale dans l'enfantement de la femme chrétienne. Ce n'est donc ici qu'une action de grâces de l'heureux succès de l'accouchement.
L'Église a établi sur cela des règles. Les relevaillet ne peuvent avoir lieu qu'à l'église paroissiale, par le curé ou les prêtres qui le secondent. Les femmes de mauvaise vie ne peuvent êlrc l'objet de cette cérémonie, qui varie assez dans les différents diocèses. En général cependant , elle consiste en ce que la femme qui veut être relevée se présente, un cierge à la main, à la porte de l'église ou même aux pieds d'un autel qui est communément celui de la sainte Vierge, ou bien encore à la sacristie. Le prêtre récite sur elle des Oraisons cl l'Évangile selon saint Luc où cel évangéliste raconte la puriûcation de Marie , el qui se termine par le cantique de Siméon. Selon le romain , il n'y a point d'Evangile, mais le prêtre y récite le Psaume XXIII : Domini est terra, etc. En plusieurs diocèses , on y bénit du pain dont U moitié est pour le prêtre, l'autre moitié pour la femme. Le Rit romain n'a point cet usage.
Le Rituel de Toulon prémunit coi.tre un« superstition adoptée en certains lieux où l'on croit que si la femme est morte en couches, une autre femme doil se présenter à sa place.
LITtïtClE CATHOLIQUE.