‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 8 sur 519 · CATALOGUE · texte numérisé non relu

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DURAND (Gullaumb), évéque de Mcnde, naquit à Puymisson, en Languedoc, vers le

(>remier tiers du treizième siècle. Il enseigna c Droit canon à Modène, devint auditeur du sacré Palais, puis légat du pape Grégoire X au Concile de Lyon, et fut promu à l'évéché de Mende en 1286. Son ouvrage qui a pour titre Spéculum juris lui fil donner le nom de Specutator ; mais nous avons de lui un des plus importants ouvrages sur la Liturgie , connu sous le nom de Rationalc divinorum Officiorum, et qui le place parmi les plus illustres auteurs qui aient écrit sur l'Office divin. On y trouve, il est vrai , beaucoup d'explications mystiques qu'il est impossible d'accueillir. Mais ce livre nous fait connaître l'ordre et l'économie de la Liturgie de son siècle, et sous ce rapport il est d'un grand prix. Une circonstance qui montre l'estime qu'on professait pour le nationale au quinzième siècle ne doit pas être omise : c'est que ce livre est le premier qui ait été imprimé en caractères de métal , a Mavcnce, en 14-59. Nous en avons vu un exemplaire qui a coûté 2700 fr. Il peut être agréable à nos lecteurs de connaître l'avis qu'on lit à la fin de ce volume : Prœsens Rationalis divinorum Codex Officiorum venus t aie capitalium decoratus, rubricationibusque distinctut, adinvenlione artificiota imprtmendi ac caracterixandi absque calami exarutione rie effigiatus et ad Eusebiam Dei industrie est consummatus per Johannbm FUST, civem moguntincu et Pethcm Gernzeiu, clericum diœcesis ejusdtm, anno Domini millesimo quadringentesimo quinquagesimo nono, sexto die octobris. Cet ouvrage est en un seul volume in-k'. Guillaume Durand mourut à Uome le 1*' novembre 1296.

Il ne faut pas le confondre avec Guillaume Durand, qm était neveu du premier et qui, comme lui, fut évéque de Monde. Celui-ci* a composé un livre fort estimé sur la manière de célébrer le Concile général, à l'occasion du Concile de Vienne, auquel il fut appelé par Clément V. Il mourut en 1328. On ne doit pas non plus le confondre avec Durand de Saint-Ponrçain, dominicain, mort évéque de Mraux en 1333, après avoir été évéque du Puy . ville voisine de Mcnde.

DURANTI (Jean-Etienne), premier président du parlement de Toulouse, a composé un livre intitulé : De ritibus Eccletiœ. Cet ouvrage a été attribué à Pierre D'Anès ou Danès, évéque de Lavaur (1) ; mais il parait démontré que c'est mal à propos. Il fut un des plus ardents ligueurs de son temps et, après l'assassinat du duc de Guise, dans une émeute qui eut lieu à Toulouse, il fut tué d'un coup d'arquebuse, le 10 février 1389. U était âgé de 53 ans.

GAVANTI, habituellement nommé Gavantus iBartuélemi) , Général de l'ordre des

(I) On le die à tort comme étant évéque de Vahre*. P. •nui les û^eqnes français qui assenèrent m Concile de Trente , oous trouvons : Petrus Dmesius spèteopui Vcutrènsu. Or raurmn ne signifie point Vabres , mais Lmnr. r> tr» '«m It-s dictionnaire* historiques Danèi est débiuii'i t.-H^-nf fveqiiade m

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Barnabiles, ne à Milan, vers la fin du seizième siècle. U travailla, sous Clément VIII et Urbain VIII, a la réforme ou révision da Bréviaire et du Missel Romain. On a de lui plusieurs ouvrages très-remarquables sur 1.1 Liturgie. Le premier est intitulé : Thésaurus sacrorum rituum sive commenlaria in rubricas Missalis et Breviarii. Le second est l'Octavarium romanum.Le troisième a pour titre Ordo perpetuus recitandi Officium divinum. Le quatrième, Mantiale episcoporum, et un traite des Svnodes diocésains. U mourut en 1638.

GÉNÉBRARD (Gilbbbt). né à Riom , vers le commencement dn seizième siècle, docteur de Sorbonne, en 1563, et professeur d'hébreu au collège de France, nommé évéque de Lavaur, en 1567, et archevé.que d'Aix en 1591; mais il ne put jamais obtenir son institution canonique pour ces deux sièges. On a de lui

Jdusieurs traductions de Liturgies orientales. I est l'auteur d'un petit ouvrage intitulé : Liturgie apostolique, imprimé en 1592. Il mourut en 1397 el fut enterré à Semur, dans l'abbaye de l'ordre de Cluny, dont il était prieur.

GERBERT (Martin), abbé de Saint-Biaise, dans la Forét-Noirc, en Allemagne, a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels la majeure partie traite de la Liturgie. 11 s'en est principalement occupé sous le rapport du chant et de la musique ecclésiastique;*. Son livre intitulé : Principia Theologias lituraicœ quoad divinum Officium. Dei cultum et 5onctorum. parut en 1759. Les autres ont paru successivement jusqu'à la findudix-buitième siècle. Tous se distinguent par une vaste érudition. U mourut en 1793.

GR ANGOLA S (Jean), docteurde Sorbonne, naquit à Paris vers la dernière moitié do dixseptième siècle. Cet écrivain s'occupa toute sa vie de travaux liturgiques, et l'on ne peut lui contester une érudition des plus profondes sur cette science. Ses principaux ouvrages sont : 1" V Antiquité des cérémonies dans l'administration des Sacrements;^ tes anciennes Lit trgies ; 3" 1 'ancien Sacramentaire ; k' Traduction des Catéchèses de saint Cyrille; 5* Commentaire historique sur le Bréviaire romain. Au moment surtout où quelques membres de la Faculté de théologie étaient suspectés de doctrines des Jansénistes, Granco- 1 las se distingua par une pure orthodoxie. Il mourut à Paris le 1" août 1732.

GREGOIRE (saint) de Tours, fut élu évéque de ce siège, en 573. Il était issu d'unedes plus nobles familles d'Auvergne. Nous le faisons figurer parmi les liturgisles, parco que dans sa Chronique ou Histoire de France, en dix livres, et dans ses huit livres des Miracles des Saints, on trouve de très-utiles documents pour la Liturgie. U mourut le 27 novembre 595.

GREGOIRE LE GRAND(saint). pape et docteur de l'Eglise, naquit à Rome d'une famille patricienne, et devint préfet de Rome, sous l'empereur Justin le Jeune. Il quitta cette dignité pour s'enfermer dans le monastère de Saint- André, qu'il avait fondé dans sa nro-

pre maison. Benoit I" l'en (ira pour en faire son septième diacre. Après la morl du pape Pelage, il monta sur la chaire de sainl Pierre et son élection fut confirmée par un miracle. Ce grand Ponlife doit être considéré conimo I instaura tour de la Liturgie Romaine, après «aint Uélasc, dans le célèbre Sacramentaire qui porte son nom. 11 s'occupa beaucoup du chant ecclésiastique, qui de son nom est appelé Grégorien. Son Anliphonaire et son Graduel sont encore en usage dans le Rit romain. On pentlirelaViedecel immortel Pontife, écrite par Jean Diacre. Il mourut le 12 mars COV.

GK1MAUD (Gilbert), né à Sainl-Haon-cn- Vorei. près de la ville de Roanne, dans les premières années du dix-septième siècle. 11 devint chanoine et grand vicaire de Bordeaux, sous l'épiscopat de M. de Sourdis. On a de lui un livre in-4" , sous le titre de : La Liturgie sacrée , où toutes les parties et cérémonies de la sainte Messe sont expliquées atfec leurs mystères et antiquités. On y a joint un Traité particulier de l'eau bénite, du pain bénit , des processions et des cloches, du même auteur. Cet ouvrage est assez estimé, surtout à cause de son onction. Il fut imprimé « n 1GCC. Grimaud mourut dans son lieu natal quelques années avant la publication de son ouvrage.

HALLIER (François), né à Chartres, vers l'année 1595, célèbre professeur de Sorbonnet évéque de Cavaillon en 1050, destiné au cardinalat par Urbain VIII, mais éliminé par des brigues politiques , est auteur d'un très— excellent Traité des élections et des ordinations, et d'un Traité de la hiérarchie, outre plusieurs autres ouvrages. 11 mourut accablé d'infirmités et de maladies, telles qu'avant sa mort arrivée en 1059, il avait même oublié l'Oraison dominicale. 11 n'était âgé que de 04 ans.

ISIDORE de Sévi 11c (sainl), évéque de celle ville , naquit vers la (in du sixième siècle, et succéda a son frère Léandrc en 601. Son principal ouvrage sur la Liturgie est un Traité des offices divins. 11 est reconnu comme le principal auteur de la Liturgie Mozarabe qui était anciennement celle de toute l'Espagne. Son livres des Origines peut servir aussi à l'élude des Rites sacrés. U mourut le k août 030.

JAM1N , religieux de la Congrégation de Sainl-Maur, passe pour être l'auteur d'une Histoire des Fêtes de l'Eglise, in-12\ Ce livre a eu plusieurs éditions dont la première est de 1779. Nous n'avons pu recueillir de notions précises sur l'époque et le lieu de la naissance ni sur la mort de Dom Nicolas Jamin. Son ouvrage mérite d'être lu , quoiqu'il ne présente pas un traité complet sur celle matière.

1VES de Chartres, naquit dans le Beauvoisis. Il fut pendant quatorze ans abbé de Saint-Quentin. En 1091, il fut élu évéque de Chartres dont il occupa le siège jusqu'à l'an 1115, époque de sa mort qiii eut lieu le 23 décembre de la même année. On le regarde comme auteur du livre, intitulé Micro- '.jyus, où l'on trouve de très-précieuses cx-

LITl'RUL L.aiIOLI jl 'S. ^

piicalions des cérémonies sacrées. Il es( toujours cité sous le nom de Micrologue , qui signifie discours sur de petites choses, non pas que le sujet soit petit et de peu d'importance en lui-même, mais à cause des détails qui y abondent. Henri Warlhon prouve, dans son Auctuarium ad Usserium , que le bienheureux Ives est auteur deect ouvrage. Tous les auteurs liturgistes qui ont écrit après lui le citent comme une autorité. •

JUMILIIAC (Benoit), bénédictin de la même Congrégation que le précédent, est regardé comme auteur du savant ouvrage : la Science et la Pratique du plain-chant. Nous en avons l'édition in-fc* de 1073. D. Caffiaux, religieux du même ordre, dit dans un manuscrit qui est à la bibliothèque royale que l'auteur de cet ouvrage est Dom Jacques Leclerc. Il ajoute que la bienséance lui défend de louer ce livre et il se contente de rapporter l'éloge qu'en fait le journal des savants, en juillet 1077.

LAMBEUTIM (Piiosper) , né à Bologne le 31 mars 1075, pape sous le nom de Benoit XIV , est auteur de plusieurs ouvrages sur la Liturgie, publiés lorsqu'il était archevêque de Bologne. Nous avons de lui : 1* de Sercorum Dei bealijicatione et de Bea— torum canonizutione ;2<> de Sacrosancto missœ sacrificio ; 3* de Feslis D. N.J. C. et B. M. V. Nous ne parlons pas de ses Institutions ecclésiastiques où sont agitées et résolues plusieurs questions liturgiques, ni de son Martyrologe. Ce grand pape si digne d'occuper le siège de saint Grégoire le Grand , mourut le 3 mai 1750, après avoir gouverné l'Eglise pendant 17 ans, 8 mois et 10 jours.

LEBIUÎN (Pierre), prêtre de l'Oratoire, natif de Briguoles, en Provence, est sans contredit le plus savant lilurgislc du dix-huitième siècle. Tout prêtre jaloux de s'instruire sur l'acte le plus solennel de son ministère, doit posséder au moins le premier volume de l'Explication littérale historique et dogmatique des Prières et Cérémonies de la Messe, in-8". Les trois autres volumes , sous le même titre, contiennent, du moins en partie, et font connaître les autres Liturgies des Eglises occidentale cl orientale. Les dissertations qu'ils renferment sont du plus haut intérêt. Nous devons dire que nous l'avons pris pour notre principal guide en ce qui concerne les Liturgies autres que celle de Rome. Nous disons en môme temps de lui comme de Grancolas, et encore plus explicitement, qu'il s'est montré éminemment catholique en un temps où tanl de liturgistes ne manifestaient qu'une orthodoxie très-douteuse. Le père Lebrun est auteur d'autres ouvrages liturgiques, mais celui que nous avons nomma suffirait seul à sa gloire. Il mourut à Paris le 0 janvier 1720.

LEBRUN DESMARETSou DESMARETTES (J ban-Baptiste), naquit à Rouen vers le milieu du dix-septième siècle. U ne reçut quo les Ordres mineurs , et conserva toute sa vie une étroite liaison avec les solitaires de Porl- Rnvnl. C'est assez dire quelles étaient ses opinions théoriques. Entre plusieurs ou-

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vra ge$ qu'il a composés, et des traductions et coi tions , nous avons de lui un livre curieux intitulé : Voyages liturgiques de France, sous le nom de sieur de Moléon. Il en existe une seule édition sous la date de 1718. Il mourut à Orléans dans un âge fort avancé, le 19 mars 1731.

MAB1LLON (Jban). religieux bénédictin de la Congrégation de Sainl-Maur, et l'un dos plus savants hommes que l'Europe ait produits en-aucun temps , naquit à Saint-Picrrc- Mont, près de Mouzon, dans le diocèse de Rheims, le 23 novembre 1633. Il Gl profession monastique dans l'abbaye de Saint- Rémi, en 1654. Outre ses ouvrages , tels que la Diplomatique , les Annales des bénédictins . etc. nous avons de lui , 1* le Musa-un italicum, en 2 vol. in-8\ Le second renferme tous les anciens Ordres romains que nous avons souvent occasion de citer , et surtout le Commentaire dont ils sont précédés ; 2* La Liturgie Gallicane. En général, dans tous ses ouvrages, on peut puiser des renseignements utiles et précieux sur les connaissances liturgiques. Ce grand homme dont la modestie égalait le savoir, mourut dans l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, le 27 décembre 1707, ôgé de 75 ans.

MA RTE NE (Edmond), de la même Congrégation que le précédent, naquit à Saint Jcande-Losne, diocèse de Langres, en 1654, et fit profession dans l'Abbaye de Saint-Remi, de Rheims, le 8 septembre 1672. Ses travaux ont beaucoup d'analogie avec ceux de Dom Mabillon. Son principal ouvrage a pour titre : de Antiquis Ecclesiœ ritibus , en 3 volumes in-quarto. Nous avons aussi de lui, en 2 volumes in-quarto, de Antiquis monachorwn ritibus. Ces livres sont remplis de recherches du plus grand intérêt pour l'histoire de la Liturgie. D. Marlène recueillit ces deux ouvrages en une nouvelle édition de 3 volumes in-folio, qui parut on 1736. Le laborieux bénédictin, digne émnle de D. Ma billon, mourut comme lui à l'Abbaye de Saint-Germaindes-Prés, à Paris, le 20 juin 1739 , à quatretingt-cinq ans.

1IORIN (Jban), prêtre de l'oratoire, naquit à Blois en 1591 , de parents calvinistes. Il fut converti à la religion catholique par le cardinal du Perron , et entra quelque temps après dans la Congrégation de l'Oratoire, récemment instituée par le cardinal de Bérulle. Sa grande habileté dans les langues orientales est connue. Comme auteur IHurgiste , sa réputation n'est pas moins grande. Nous avons de lui deux traités considérables. Le premier est intitulé : Commenlarius historiens de disciplina in administrations sacramenti patnitentiœ , tredecim primis sacuiis in Eccle*ia occidentali et hue usque in orientait observa ta, imprimé à Paris , in-fol., en 1651. Le second , Commentarius de sacris Ecclesiœ ordinationibus secundum anliquos et receniiores latinos, graecos. syros et babylonicos, in yuo demonslratur Orientalium Ôrdinationes canciliis generalibus et summis pontiflcibus, ab initio schismatis m hune usque diem fui*se pnbaias à Paris, in-fol , 1635. Il mourut a

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