‹ Origins de tous les cultes; ou Religion universelle [microform]Chapitre 21 sur 64 · CHANT IX · texte numérisé non relu

CHANT IX

Cependant le maître des dieux dépose dans sa cuisse le jeune Bacchus, jusqu'à ce que le fœtus soit arrivé à terme, et alors il l'en retire pour le mettre au jour. Au moment de sa naissance, les heures et les saisons se trouvent prêtes pour le recevoir, et lui mettent sur la tête une couronne de lierre. Mercure le porte à travers les airs, et le confie aux nymphes des eaux, sans doute aux Hyades placées sur le front du taureau équinoxial, et qu'on dit avoir été les nourrices de Bacchus, Mais Junon, constante dans sa

haine contre les enfants de Jupiter, rend ces nymphes furieuses. Mercure est -obligé de leur retirer l'enfant pour le confier à Ino, fille, de Gadmus et sœur de Sémélé, qui l'élève avec Palémon, son fils. La haine de Junon s'attache à cette nouvehe nourrice ; et Mercure reprend Bacchus pour le mettre sous la garde de l'amante d'Atys ou de, Gyhèie; c'est elle qui reste chargée de son éducation. La fable solaire snr le Dieu des chrétiens suppose également qu'il est poursuivi dès sa naissance.

Tout le reste de ce chant contient un morceau, épiso- ■ dique, dans lequel le poëte raconte les terribles effets de la vengeance qu'exerça Junon contre la malheureuse Ino, qtii avait reçu Bachus, et qui en fut victime, elle et toute sa famille. Ce morceau épisodique s'étend sur une grande partie du chant suivant.

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