LS MORE VAR ET ERNEST EUR PET PRES
Le mâle, tout à fait adulte, est noir; la base de la queue cet ses
couvertures inférieures sont blanches; bec noir à sa base, jaune rosé clair sur la cire; yeux rouge carmin (1).
La femelle est brune uniforme en dessus, avec quelques taches rousses sur la tête etsur les tectrices des ailes ; gorge jaunâtre, striée de noirâtre; toutes les parties inférieures brunes , variées de roux foncé ; rémiges noires, terminées et bordées intérieurement de plus pâle ; leur base inférieure marquée de larges bandes irrégulières, jaunâtre. Cuisses presque rousses ; queue noire terminée de blanc, cette dernière couleur blanche couvrant aussi la base des tectrices et leurs couvertures inférieures.
Jeune. Tête rousse, chaque plume bordée de blanchâtre , et marquée d’une tache longitudinale noire; gorge blanche, striée de noir; cou blanchâtre; ventre roux avec deux taches noires sur chaque plume; bas-ventre blanc; dos brun, ailes noires, queue noire, blanche à sa base.
Aucun auteur n’avait indiqué le Rostrhame comme appartenant aux Antilles. La patrie la plus nord qu’on lui eût assignée était la Guiane; il importe de constater qu’essentiellement voyageur, cet oiseau pousse ses migrations annuelles jusque sur les îles éloignées du continent méridional, où il semblait être relégué. Vers le sud, sa patrie s'étend au loin; car nous l’avons observé à Corrientes, à la frontière du Paraguay, jusqu’à l’embouchure de la Plata, près de Buenos-Ayres; et il paraît commun sur tout le territoire du Brésil. Il aurait ainsi pour zone d’habitation , non seulement la région équinoxiale, mais encore toute la région tempérée, vers le midi. Il habite aussi la république Argentine, le Paraguay, le Brésil, les frontières orientales du Pérou et de la Bolivia, ainsi que la Guiane; mais il ne passe jamais à l’ouest des Andes, et ne s'approche même pas de leurs derniers contre-forts. Il se tient toujours dans les plaines boisées par intervalles et toujours inondées, autour des lacs et des marais, enfin près de toutes les eaux stagnantes entourées de buissons ou d’arbres qui puissent lui servir de perchoir. Bien différent de tous les autres oiseaux de proie qui se fuient mutuellement et ne se recherchent
(1) M. de Lafresnay, à qui nous avons soumis nos doutes sur l'identité du Falco hamatus, Tem., et du Cymindis leucopygus de Spix, pense que celui qui est entiérement noir, sauf le blanc de la base de la queue, ne serait pas une livrée de sexe, mais bien une variété accidentelle et particulière, de certains oiseaux de proie, comme il le dit du Busard montagu, et du Cymindis uncinatus , dans un mémoire fort intéressant inséré dans le Magasin de zoologie, 1334, pl. 20-01. Cette livrée noire se trouve à Cuba, ainsi que sur les bords de J'Amazone.
qu’au moment des amours, le Rosthrame ne voyage jamais qu’en troupes composées quelquefois de plus de trente individus , perchés sur les buissons et aussi rapprochés les uns des autres que pourraient l’être les troupiales ; là, farouches, les uns immobiles , les autres volant autour des eaux, jetant des cris aigus, tournoyant en cherchant à apercevoir un poisson, revenant promptement se poser pour s'envoler après de nouveau. Ils séjournent ordinairement un jour entier dans le même lieu et ne l’abandonnent que lorsqu'on les y poursuit; moins craintifs que les autres oiseaux de proie, toujours il y a, parmi la troupe, quelques sentinelles qui préviennent pourtant du danger; et il est difficile de les tirer. Cette espèce et lIctinia plumbea, Vieillot, sont les deux seuls oiseaux de proie qui aient réellement cet instinct de société, ordinairement constamment opposé à la manière de vivre des animaux carnassiers, que caractérise, en général, un égoïsme poussé à l’extrême.
Ils se nourrissent surtout de poissons et de reptiles, et la longueur démesurée de leurs ongles et de leur bec est on ne peut mieux appropriée à leur genre de vie; car, au moyen de ces armes puissantes, ils peuvent retenir un poisson, malgré la viscosité qui l'entoure d’ordinaire. Dès qu’en volant ils aperçoivent un poisson, ils tombent dessus avec une promptitude étonnante, le saïsissent et l’emportent sur un terrain plus sec , sur lequel ils le dépècent et vont ensuite rejoindre le perchoir commun de la troupe , où ils restent à faire la digestion, jusqu’à ce que tous, d’un commun accord, s’envolent pour aller s’établir dans un autre endroit. On les rencontre toujours dans les lieux les plus déserts ; mais ils sont de passage partout où nous avons été à portée de les observer. Leur arrivée et leur départ dépendent des inondations ou du dessèchement des marais. Nous ignorons complètement où ils vont faire leur nichée, à la saison des amours.
Leur vol est léger et aisé; mais il est toujours bas, et a beaucoup de rapport avec celui des Caracaras. Lorsqu'ils émigrent, ils volent très haut et en ligne droite.
C’est un Gabilan pour les colons espagnols du Continent et un Guincho à Cuba.
cevre ÉPERVIER, NISUS, Cv.
ACCIPITER , Ray, Vigors.
ÉPERVIER FRINGILLOÏDE , NISUS FRINGILLOIDES.
Accipiter fringilloides, Vigors, Ornith. de Cuba, Zool. journ., 1827, t. 3, p. 434.
Nisus, supra cinereo-griseus, subtus albus, brunnescenti fusco graciliter fasciatus, rectricibus fascüs quinque saturate fuscis.
Dimensions. Longueur du corps.........................s.ss.seee 260 mil. — GHlTatosoocadesc bb hubtabncononsédocc cs 13 — 10 Qde IAQueRes. Morse renseeeesessaseesee 150 — «les DAFSES er ares ce 6o
Plumes du front brunâtres, striées de fauve; occiput et nuque légèrement marqués de blanc; gorge et joues blanches, finement striées de brun fauve; poitrine et ventre blancs, rayés de brun fauve; cuisses et couvertures inférieures de la queue, blanches ; rémiges cendré brun ; les primaires ont la base des barbes interne et les secondaires ont, sur toute leur longueur, une bordure blanche, avec sept lunules fauve pâle, subarrondies, plus päles en dessous ; rectrices pâles à leur extrémité, les intermédiaires munies de cinq fascies fauves ; point de marques aux barbes extérieures des deux externes ; les trois internes marquées de trois fascies et de quatre taches, figurant deux bandes interrompues ; blanchâtres en dessous et marquées de fauve, comme dessus ; tectrices légèrement marquées de brun à leur extrémité supérieure ; bec et ongles noirs ; pieds jaunes.
Telle est la description que donne de cet oiseau M. Vigors, parmi les espèces qu’il a reçues de M. Macley et qui appartiennent à Pile de Cuba. Nous nous contentons de la traduire, ne possédant pas le sujet. M, Vigors trouve qu’elle ne se rapporte d’une manière bien exacte à aucune des espèces décrites par les auteurs ; cepen-
dant il n’assure pas que ce ne soit une variété d'âge ou de sexe de quelques unes des espèces dont Latham fait mention. Le Falco minutus seul s’en rapproche beaucoup , dit-il; mais, de ce qu’on a trouvé ce dernier à Malte et de ce que M. Temminck ne l’a pas décrit dans son ouvrage sur les oiseaux d'Europe, il conclut que c’est peut-être une variété de l’Épervier commun , et non une espèce distincte.
GENRE BUSARD, CIRCUS, Bechst.
BUSARD SAINT-MARTIN , CIRCUS CYANEUS, Mont.
GABILAN, A CUBA.