PLANCHE XVII
Loxia nigra, Linn., Gmel., Syst. nat., ed. 13, n° A0, t. I, p. 306.
Loxia nigra, Latham, Znd. |
Pyrrhula Mexicana, Briss., Orn., t. UE, p. 316, n°5.
PBouvreuil noir du Mexique, Buff., Ois., t. IV, p. 394.
Rubicilla minor nigra, Little black bulfinch, Catesby, Car. M plACS
Pyrrhula nigra, Vieill., Gal. des ois., p. 65, pl. 57, id. Encycl. méth., t. WE, p. 1029.
Pyrrhula nigra, Vigors, Zool. journ., 1827, p. 440, ne
Schorstein feger , Klein, Ordo av., p. 95.
Pyrrhula. Nigra ; macula alba humeri basique remigium duarum exteriorum ; rostro pedibusque nigris. *
Dimensions VoneueurAtotale Aer ce-tee-cee ec netr ne eRe 123 millim, Darplhidelatetsontextréemite #20" Pet. 63 De läfqueues tune EN Er Le ee 46 DU DEC TE re dom etie se mie ei ee ee UE 9 HaUteUTAU DEC NOR ER RER CN ENERRR UE 9 larreundmber RER REC AMEL ECO SCC CETTE 7
Entièrement noir foncé; le pli de l’aile , les petites couvertures supéricures et inférieures, la base et le côté interne de toutes les rémiges intérieures d’un beau blanc; bec et pieds noirs.
Cette espèce se rapproche beaucoup du Loxia crassirostris, Latham (Pyrrhula crassirostris, Vicillot), par sa teinte noire et par son bec; mais elle diffère spécifiquement par une taille beaucoup moindre et par le manque de blanc aux rectrices.
Ce Bouvreuil avait été indiqué au Mexique; aussi croyons-nous
OISEAUX. 109 que son lieu d'habitation est circonserit dans le continent et dans les îles qui forment le golfe du Mexique. Aux environs de la Havane , il est très commun , vit quelquefois seul, mais le plus souvent accompagné des autres Fringillidées ; et s'approche volontiers des habitations rurales : aussi les habitants en profitent-ils pour en prendre beaucoup au piége. On l'élève souvent en cage, où il fait entendre un chant analogue à celui des serins. On le nourrit avec des graines. Nous le croyons sédentaire dans l'ile de Cuba.
GENRE FRINGILLE , FRINGILLA.
Nous ne possédons qu’une seule espèce de ce genre dans Pile de Cuba; encore n’avons-nous pas Pentière certitude qu’elle n’y ait pas été apportée du continent méridional, où elle est commune.
N° 48. FRINGILLE DOMINICAIN.
FRINGILLA DOMINICANA.
Loxia dominicana, Lath., Syst. ornith., gen. 35, sp. 21, var. B.
Cardinalis dominicanus, Brisson, Ornith., t. M, p. 116, 1222:
Le Paroare ou Cardinal dominicain, Buff., Ois., t. HI, p. 500. Enl., n° 55, fig. 2.
Fringilla dominicana, Viall., Æncycl. méth., t. W, p. 952.
Fringilla. Cinerea ; capite gulaque rubris ; pectore, abdomine remigüsque margine albis ; rostro supra fusco, subtus corneo ; pedibus cinereis.
Mirnrersiorns- Doneuenritotale PER ere rec csmenereeecces 190 millim. Duphide l'aile àtsonextrémité:0... 2004.00: 9ù DEN EE rare cocendcootcoboursoecocon Soboe: 67 DADÉCE Re ET Cet e--c Creme 12
Tête en entier, milieu de la gorge et du cou , d’un beau rouge brillant de carmin ; toutes les parties inférieures blanchâtres, parties
supérieures grises : des taches noires en écailles sur le dessus du cou et sur le haut du dos ; tectrices des aïles noires, toutes les rémiges, bordées extérieurement de blanc, sur un fond noirâtre, les secondaires terminées de blanc; queue noire , bordée et terminée de plus pâle.
Cette espèce , bien anciennement connue , diffère essentiellement de celle que nous avons nommée T'anagra capitatus, Nob. (1), par une tache plus forte, par le manque de noir à la gorge, par ses ailes bordées de blanchâtre au lieu d’être noires. Nous ne plaçons ici cette espèce que pour suivre les auteurs; car nous la considérons comme un véritable Tangara , par son bec denté et par ses mœurs.
C’est avec doute que nous donnons à ce Fringille le droit de citoyen de l’île de Cuba , quoiqu'il y ait été tué , dans la campagne, par M. de la Sagra; souvent apporté en cage du Brésil et de la Guiane, dans ces contrées, il pourrait se faire que cet individu se fût échappé, et n’y eût pas été amené par ses migrations. Il en est de même du Fringilla cucullata, que M. de la Sagra a également rapporté de Cuba. Néanmoins, nous n’avons pas cru devoir nous dispenser de citer ces deux espèces , dont la première , surtout , pourrait peut-être venir du continent méridional : alors Cuba serait le point le plus septentrional où l’on ait vu cet oiseau. Quant au Fringilla cucullata, nous avons la presque certitude que l’individu que nous avons sous les yeux avait été apporté en cage à Cuba.
STURNIDÉES, STURNIDEÆ.
Moins le genre Cassicus, l'ile de Cuba possède toutes les divisions des Sturnidées américaines; encore les Carouges par leurs mœurs les représentent-ils en petit, de même que par leurs nids suspendus ; ainsi, quoique le nombre des espèces de cette famille ne s’élève qu’à six, elles appartiennent aux Carouges , aux Troupiales, aux Stournelles et aux Quiscales, tous genres qui manquent entièrement à notre Europe.
Nos six espèces, considérées géographiquement, suivant leur
QG) Voyage dans l Amérique méridionale, Oiseaux , Synopsis, Mag. de zool., 1836, p. 29.
OISEAUX. 111 lieu d'habitation , sont ainsi réparties : trois propres à Cuba , deux qui vivent, en même temps, sur le continent septentrional, et une qui se trouve sur le sol de PAmérique du sud et de l'Amérique du nord. à
GENRE STOURNELLE, STURNELLA, Z’ieill.
Sturnus, Linn., Lath.
Ce genre créé par Vieillot , aux dépens des Sturnus, pour des espèces marcheuses, dont l’ongle du pouce est allongé, contient des espèces qui fréquentent seulement les plaines, les prairies, nichent à terre, et diffèrent ainsi des véritables étourneaux.
La seule espèce qu’on rencontre à Cuba est en même temps de PAmérique septentrionale et de la Guiane.
x° 49. STOURNELLE A COLLIER.
STURNELLA LUDOVICIANA, Vig.
Savanero, À CUBA.
Sturnus ludovicianus, Linn., Gmel., EL, Syst. nat., ed. 13, n° 3, gen. 106.
Sturnus ludovicianus, Lath., Syst. ornith., gen. 31, sp. 3.
Alauda magna, Linn., Gmel., Syst. nat., ed. 13, n° 44, p- 801, id. p.
Alauda magna (Meadow-lark), Wilson, Æmer. orn., MED. 202 DL 19/02:
Sturnus ludovicianus, Bonap., Syn., sp. 48.
Louisiana stare, Lath., Gen. hist., p. 6, n° 4.
Sturnella collaris, Viaill., Encycl. méth., t. M, p. 633, id. Gall. des ois., p. 134, pl. 90.
Sturnella ludoviciana, Vig., Zool. journ., 1827 , n° 11, p. 442, sp. 20.
Étourneau de la Louisiane, Buff., Enl., 256, Ois., t. LL, D'.297
Sturnus ludovicianus, Briss., Orn., t. WE, p. 449, n° 4, pl. #2, fig. 1.
Merle à collier, Briss., p. 242, n° 15.
Alauda magna, Large lark, Catesby, L, pl. 33.
Cacicus alaudarius, Daud., Ornith., t. U, p. 325.
Dubbel-lerche , Klein, p. 72.
Crescent stare, Pennant, Art. zool., 330, n° 192.
Bartam, p. 290.
Sturnella. Griseo fuscoque maculatus ; linea capitis supercilüsque albis ; gula, collo antice, abdomineque luteis ; torquo nigro ; rostro cæruleo, apice fusco; pedibus griseis.
Dimensions. Longueur totale....................... NDS 215 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.................... 100 Dellatqueucs "rte CRE ECC CO e CCC Go DDC NRA en cher meer 2 Hauteur dumbecse sn CRC ACER RER CEGETEL ET 9 Danseundu bec EEE EE CCC EEE TEE NC ES 7
Mâle en été. Dessus de la tête brun varié de noirâtre, une ligne blanc roux au milieu, s’élargissant sur la nuque; joues et tempes grises , les plumes roides et dures ; toutes les parties supérieures variées de gris, de roux et de noirâtre : cette dernière teinte au milieu de chaque plume, le gris en bordures latérales , le roux domine sur le croupion. Couvertures des rémiges et les rémiges postérieures bordées de gris , leur milieu rayé transversalement de brun noirâtre et de roux ; les grandes rémiges brunes, bordées de roux ; les quatre rectrices extérieures blanches sur leur côté interne , l’autre côté, ainsi que les rectrices médianes, brun clair rayé transversalement de noiràtre , les tiges blanches. Une tache en avant de l’œil, la gorge, le pli de l'aile et toutes les parties médianes inférieures d’un beau jaune ; une teinte noire forme un collier sur le bas du cou , et se termine en pointe vers la poitrine ; flancs gris roux; une tache allongée noirâtre sur chaque plume.
Mâle en hiver. Le collier et le jaune du dessous parsemés de taches grisàtres.
Jeunes. Sans colliers noirs ; cette partie variée de brun, comme le dessous,
OISEAUX. 113 Cet oiseau habite, en même temps, l'Amérique du nord, où il est très commun , et les Antilles ; il paraît aussi qu’on le trouve à la Guiane ; ainsi il serait des deux continents et des îles. Au Mexique il semble plus rare que dans la Pensylyanie, où il porte le nom de Meadow lark (Alouette de pré), de son habitude de se tenir constamment au milieu des prairies, qui lui a valu également des Espagnols de Cuba le nom de Savanero (habitant des Savanes). Courant avec vitesse à terre , il ne se perche que lorsqu’il est pourchassé, encore seulement pour quelques instants, couchant à terre ; son vol est vif, et presque horizontal, comme celui de la perdrix : quand on le poursuit , ilse pose près d’un buisson-ou d’une haute touffe d'herbes. Au temps des amours , le mâle fait entendre un chant qui ne manque pas d'agrément ; mais, le reste de l’année, ce sont des sifflements que les deux consorts proférent surtout lorsqu'ils éprouvent des craintes. Il se nourrit de graines et d’insectes. Au printemps, ces oiseaux se divisent par couples on ne peut plus unis ; ils construisent, à terre, au milieu des broussailles ou des grandes herbes , un nid composé de plantes sèches , dans lequel la femelle dépose sept œufs blancs, parsemés de taches et de mouchetures , principalement sur le gros bout. Les deux consorts couvent alternativement et prennent ensuite le plus grand soin de leurs petits, qu’ils nourrissent, ainsi qu’eux, de vers, d’insectes et de semences.
GENRE TROUPIALE, ICTERUS, Cuv.
Oriolus, Linn., Lath., 4gelaius, Vieill.
Les Troupiales, caractérisés par leur bec droit , conique, aigu à son extrémité, à commissures souvent rentrées, caractères qui les distinguent des Étourneaux , ont, comme ces derniers, l’habitude de vivre toujours en grandes troupes , fréquentant les plaines ou la lisière des bois , et nichant toujours dans les touffes d’herbe et les buissons.
Nous ne possédons de Cuba qu’une seule espèce sédentaire dans cette île.
\° 50. TROUPIALE A ÉPAULETTES.
ICTERUS HUMERALIS, Nos.
Tordo, À CUBA.