PLANCHE XIX
Oriolus dominicensis , Linn., Gmel., Syst. nat., ed. 13, p- 163, n° 14, gen. 52.
Oriolus xanthornus, Lath., Syst. ornitk., gen. 51, MA 20, ver:
Carouge siffleur, Buff., Enl., n° 236 (junior).
Carouge de Saint-Domingue, Buff., Ois., t. IE, p. 247, Enk,.0%5 Ge. ,2:
Xanthornus dominicensis, Brisson, Orn., t. IH, p. 121, ou 2n.. pl. 12,:,f..04
Pendulinus flavigaster, Vieil., Dict. d'hist. nat., t. V, p. 317, et Encycl. méth., t. U, p. 705, pl. 168, fig. 2.
Psaroclius flavigaster, Wagler, n° 347.
Icterus virescens, Vigors, Zool. journ., 1827, n° 11 p. 441 (junior).
Icterus dominicensis, Vigors, Zool. journ., 1827, n° 11, p. 441, sp. 18.
Icterus xanthornus, Daud., Ornith., t. IL, p. 334.
Îcterus dominicensis, Daud., Ornith., t. U, p. 336. .
Icterus dominicensis, Lichst., Doubl., p. 19, n° 181.
Xanthornus mas. JViger ; corpore postico, tectricibus alarum luteo maculatis ; rostro pedibusque nigris. Fœm. Olivascens ; gutture nigro.
Dimensions. Longueur totale.................. Re M Re 205 millim. Du pli de l'aile à son extrémité............ Lead 94 Delalqueue.t "FFE tere TRIER AE ONE a ee 2 717 DUuNDeC ARMÉE EL DE M OO AN TE QE 15 Larpeur du bEC.-2 Fees eh--creheeateetee 5 Hauteunduibecrenrerrrntee ere GATE APPEL à a 6
Mäle adulte. Noir, les petites couvertures supérieures et toutes les inférieures de l’aile, le derrière du dos et le croupion , les cuisses, le derrière d’un beau jaune vif. Yeux rouge brun; bec noir bleuàtre à la base de la mandibule inférieure; pieds noir bleuûtre; bec long, comprimé , arqué et très pointu.
Femelle. D'un vert olive sombre; dessous vert-olive jaunâtre ; la gorge et le devant du cou noirs; couvertures supérieure et inférieure de l’aile, croupion, cuisses et derrière jaune verdâtre ; rémiges et leurs grandes tectrices , ainsi que les rectrices , brun noiràtre, bordées de verdâtre; c’est alors PIcterus virescens de M. Vigors.
Jeune mâle. En tout semblable aux femelles pendant la première année ; puis peu à peu les plumes sont remplacées par le noir et le jaune de l’âge adulte, mais d’une manière irrégulière, de sorte que souvent il est tapissé de ces deux teintes, ainsi que du vert olive de sa première livrée.
Cette espèce, propre seulement aux grandes Antilles, et vivant dans l'ile d'Haïti comme à Cuba, se rapproche beaucoup de PZcterus cayennensis , mais en diffère parce qu’elle a du jaune au croupion et au derrière, tandis que l’autre n’en à qu'aux couvertures des ailes.
Très-commun dans l'ile de Cuba , ce Troupiale se tient ordinai-
rement près des maisons, dans la campagne, se perche plus volontiers sur les palmiers, où il fait entendre un sifflement assez agréable pour qu’on cherche à en utiliser la voix , en Pélevant en cage, où il apprend facilement à chanter certains airs. Toujours en troupes nombreuses , il va quelquefois à terre, préférant néanmoins se percher et chercher sur les arbres mêmes sa nourriture , qui consiste en fruits, en graines diverses, et quelquefois en oranges.
Au printemps, il se réunit par couples , place son nid au sommet des palmiers et le suspend aux feuilles : ce nid est composé souvent de crins de cheval, mais aussi des fils formant le tissu qui enveloppe le coco ordinaire : ils sont artistement enlacés, de manière à former une bourse oblongue, dans la partie inférieure de laquelle les œufs sont déposés.
GENRE QUISCALE, QUISCALUS, F'ieill.
Gracula, Xinn., Gmel., Lath.
Oriolus , Gmel., Lath.
Pica, Brisson.
Quiscalus, Vieill., Bonap., Vigors.
Chaleophanes, Tem.
Par la synonymie que nous venons d’indiquer, on peut juger de la manière dont les espèces de ce genre ont été ballottées d’une série à l’autre, jusqu’à ce qu’enfin Vieillot en eût formé un groupe distinct sous le nom de Quiscalus, du nom spécifique d’une des espèces. M. Temminck en a fait son genre Chaleophanes.
Ces oïseaux établissent parfaitement, par leurs mœurs, le passage des Sturnidées aux Corvidées, tout en nous paraissant, par les Troupiales et les Carouges, plus rapprochés des premiers que des derniers, avec lesquels ils n’ont pas de rapports aussi immédiats, sous ce point de vue, tandis que la forme de leur bec, courbé à son extrémité, arrondi en dessus, et jusqu'à leurs teintes sombres, les font ressembler beaucoup aux Corvidées.
Sur les trois espèces que nous décrivons, les deux premières habitent , en même temps, le continent septentrional et Cuba , tandis que la troisième pourrait être propre à cette ile.
x° 52. QUISCALE VERSICOLORE.
QUISCALUS VERSICOLOR, Vieill.
Toti, A CUBA.
Quiscalus versicolor, Bonap., 4m. orn.,t. I, p. 42, pl. 5, fio. 1.
Gracula quiscala (Purple grakle), Wilson, {mer. orn., TUE, p. 44, pl. 1, fig.
Quiscalus versicolor, Vieill., Dictionnaire, 28, p. 488, Gal. des ois., p.171, pl. 100, et Encycl., t. I, p. 899. Quiscalus versicolor, Bonap., Obs. on. Wils. orn. journ. acad. nat. se. Phil., NE, p. 365, sp. 56.
Gracula quiscala, Lin., Syst., 1, p. 165, sp. 7, Gmel., p- 397, sp. 7.
Gracula quiscala, Lath., Ind., p. 191 , sp. 7. Oriolus ludovicianus, Gmel., Syst., 1, p. 387, sp. 31. Oriolus leucocephalus, Lath., 7nd., p. 175, sp. 4. Pica jarnaicensis, Briss., 4o., IL, p. A1, sp. 3. Monedula purpurea, The purple jackdaw, Catesby, Carolina , 1, p. 42, pl. 12.
Gracula purpurea, Bartr., Trav., p. 291.
Pie de la Jamaïque, Buff., Ois., UE, p. 97.
Cassique de la Thsie Bu. Ois. +, TE, p°242%@8 ent. 646.
Purple grakle, Penn., A4rct. zool., sp. 153.
Id. Lath., Syn., 1, p. 11, p. 462, sp. 6.
White-headed oriole, Penn., sp. 147.
Id. Lath., IL, p. 422, sp. 4.
Quiscalus versicolor, Vigors, Zool. journ., 1827, p. 442, nel, Quiscala nitens, Lich., Vogel, Doubl., p. 18, n° 165.
Quiscalus. ÂViger, purpureo, cæruleo, viridi-aureo nitens ; rostro pedibusque nigris.
Dimensions. Longueur totale................................: 280 millim Du pli de l’aile à son extrémité.................... 140 De la queue. :........., emmener 140 Duibec se amener. cum ne se TE Me NID Hauteur du bec. :......... Se de NE Te Me 12 Largeur du bec........................,s.os..see 10
Noir velouté à reflets violets, pourpres, bleus, dorés, verts, yeux jaune très-clair; bec et pieds noirs.
Cette espèce , commune en même temps sur les grandes Antilles et sur le continent septentrional, reste aux États-Unis, du mois de février au mois de novembre, ne s’absentant que lorsque les grands froids l’en chassent , tandis qu’elle parait être presque sédentaire dans les contrées plus méridionales ; néanmoïns nous n’avons pas la certitude qu’elle n’émigre pas de Pile de Cuba, où elle est très-commune.
Les mœurs de cette espèce se rapprochent bien plus de celles des Troupiales et des Étourneaux que de celles des Pies, comme le pensent quelques auteurs. L’habitude de toujours marcher par troupes nombreuses, de suivre les laboureurs dans les champs, pour saisir les graines, les larves d’insectes que leur charrue met à découvert ; celle de se placer parmi les troupeaux, de se percher sur le dos des bœufs , afin d’y chercher peut-être les insectes parasites qui s’y sont attachés; tout cela nous parait être plutôt du fait des Troupiales que de celui des corneilles ; cependant d’autres traits la placent près des corbeaux ;et quoique plus rapprochée des Troupiales , on peut la considérer, autant par ses mœurs que par ses caractères , comme établissant le passage entre les deux genres.
Rarement elle pénètre dans Pintérieur des bois, se tenant de préférence à la lisière, pour de là parcourir les champs, les marais, les plaines, et surtout les environs des habitations, où souvent, on ne peut plus familière , elle partage avec les oiseaux domestiques la nourriture qui leur est destinée; à Cuba, elle s'approche des lieux où l’on fabrique le sucre , afin d’en manger. Des habitants qui paraissent dignes de foi assurent (et cette croyance est générale dans le pays) que, lorsqu'elle peut enlever un morceau de sucre , elle le porte de suite à la rivière ou au ruisseau le plus voisin, pour le mouiller et le manger plus facilement. Sa nourriture ordinaire se compose de toute espèce de graines et d’insectes. C’est principa lement au printemps que les mâles chantent, et alors, quoique monoltones et tristes, leurs accents ne sont pas désagréables ;
M. de la Sagra pense qu’on peut rendre ce chant par les notes suivant{es :
répétées deux fois de suite, imitant aussi les syllabes 2—0 , répétées trois fois; ou bien elle le varie en ? — 0 — 0.
Aux États-Unis , au mois de février, ces oiseaux , lors de leur retour , fréquentent les marais salés, où ils se nourrissent de graines ; mais, dès le mois de mars , ils les abandonnent pour les taillis, les vergers, la lisière des bois où, encore en société, ils s’occupent de leur nichée ; ils placent leurs nids les uns près des autres, sur les arbres, et il n’est pas rare d’en voir jusqu’à quinze réunis sur le même ; ils composent l’intérieur de tiges et de racines noueus ses liées ensemble avec de la terre gâchée, tapissent l’intérieur avec du crin et du jonc très-fin, et y déposent six œufs d’une couleur olive bleuâtre , parsemée de larges taches et de raïes noiïres , d’un brun sombre et d’une teinte plus faible.
x° 53. QUISCALE BARYTE.
QUISCALUS BARYTUS, Vrell.
Mayo chichinguaco, A CUBA.