PLANCHE XXIII
Picus superciliaris, Temm., Planc. col., 433. Colaptes superciliaris, Vigors, Zool. journ., 1827, p. 445.
Picus. Subtus albescente, nigro transversim striatus ; crista, ventreque rubris ; supercilüs nigris; gutture pectoreque griseis ; rectricibus, remigibusque nigris, albo
varialis.
Dimensions. Longueur totale................................. 290 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.................... 147 De la queue.................e..ssssoscensnssee 98 Du bect-c--t-rpececr-ee MR EC A RE Re certe: tbl: 40 Sa Hauteur. esse cree ces teRepetrerteaLe 9 Sa largeur.......................e.ssss rome ]
Male et femelle. Milieu de la tête en dessus, huppé, et deux petites taches près des narines, d’un beau rouge brillant ; cette teinte, mais moins vive, colore le bas-ventre. Toutes les parties
supérieures blanchâtres , rayées en travers de zones noires, le dos quelquefois teinté de jaunâtre très-pâle ; un sourcil noir seulement au dessus de l'œil , une bande blanche sur le front ; les joues et la gorge gris Jaunâtre très-päle, passant au cendré roux sur la poitrine et le haut du ventre ; les flancs et les couvertures inférieures de la queue rayés transversalement de noir ; rémiges primaires noires , avec leur base et leur extrémité blanchâtres ; rectrices supérieures noires à leur extrémité et sur la tige, variées et rayées de blanc à leur base et au côté interne, les plus inférieures terminées de blanc etrayées de cette couleur en dehors; rectrices moyennes noires, terminées de blanchâtre ; pieds bleuâtres; bec noir; yeux rougeâtres.
Variété accidentelle. Nous devons à la complaisance toute particulière de M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire la communication de la variété albine de cette espèce que nous représentons dans notre planche xxur : elle est remarquable par sa teinte générale blanc sale, sur laquelle on aperçoit quelques indices des lignes transversales noirâtres qui ornent l’oiseau dans son état normal. Le derrière de la tête, deux taches à la base du bec, et le milieu du ventre d’un beau rouge ; le ventre ainsi que le dos sont légèrement teintés de jaune ; le bec noir ; pieds bleuâtres. Cette variété a été recueillie à Cuba par M. Poey.
Cette espèce, la plus commune parmi les Pics de Cuba, est on ne peut plus sauvage, et se tient presque exclusivement dans les bois les plus épais et les plus élevés, où elle occupe presque toujours le sommet des arbres , sans jamais descendre jusqu’à terre. Tous ses mouvements sont vifs, prompts, remplis de fierté, et c’est alors qu’elle fait souvent entendre un chant qu’expriment les notes suivantes :
Se mo in cn Eu É=
ou bien elle fait retentir les bois de sons clairs, très hauts, qu’on peut exprimer par Cu uuu uw, répétés dans une mesure plus accélérée que la précédente , et qui s'entendent au loin dans la campagne.
Les chasseurs cubaniens prétendent que ce Pic, malgré ses mœurs sauvages, s'approche des plantations rurales d’orangers , dans la saison où les oranges sont mûres, et qu'alors il les mange avec gloutonnerie. Cette assertion pourrait paraître suspecte, comparée aux habitudes insectivores des Pics ; mais nous avons la
preuve que cette espèce est plutôt granivore; car M. de la Sagra et M. Poey, en ayant ouvert plusieurs, ont toujours trouvé dans son estomac un résidu végétal ou des graines. Malgré ces habitudes, jamais on n’a pu réussir à la soumettre à la domesticité.
On ne peut plus dure à tuer, comme tous les Pics ; cette espèce est néanmoins poursuivie par les chasseurs qui la mangent, et prétendent que la chair en est bonne.
x° 66. COLAPTE DE FERNANDO.
COLAPTES FERNANDINÆ, V9.
Carpiriero, À CUBA.