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écartaut avec som bec les herbes et les fouilles sèches, ou en grattant la terre avec ses pieds. On l’accuse, mais à tort, dit Wilson, d’endommager les plantations de maïs. En été et en automne, il vit de baies et particulièrement du fruit du cerisier à grappes. Les jeunes peuvent à peine se suffire à eux-mêmes, qu'ils se dispersent et s’isolent les uns des autres ; tant la solitude a d’attrait pour cette espèce. Elle arrive dans l’ouest de la Province, à la fi d'avril et en mai, y reste pendant l’été et se retire à l’automne dans les pays méridionaux où uelques individus demeurent toute l’année, Cette +rive ayant les ailes courtes, no doit pas voler à une grande distance ; en effet celle ne fait que voltiger de buissons en buissons, de haies en haies, avec sa longue queue étendue en éventail. Elle pres son nid à une moyenne hauteur dans l'endroit e plus fourré, et elle le compose de feuilles, de racines et de tiges d’herbes. Sa ponte est de cinq œufs blancs, avec des taches couleur de rouille, plus nombreuses vers le gros bout. Les jeunes naïssent couverts d’un duvet roussâtre, auquel succèdent des plumes brunes, mouchetées de jaunâtre sur les parties supérieures du corps, d’un blanc sale et tachetées de brun sur les inférieures : ces taches sont potites et un peu arrondies, tandis qu’elles sont longitudinales sur le plumage des vieux.
“ L'oiseau parfait a le bec long, brun en dessus, jaunâtre en dessous ; quelques soïes à ja bâse de sa partie supérieure, un plus grand zombre sur les côtés de l’inférieure et sur les bords du menton. L'iris est jaune ; la tête, le dessus du cou, le dos, le croupion, la queue, les couvertures des ailes et le bord extrème des pennes primaires sont d’un roux nuancé de brun ; le dessous des pennes caudales est d’un gris roussâtre ; l'extrémité des moyennes et des grandes couvertures alaires, blanches, ce qui donne lieu à deux bandes transversales ; une marque d’un brun foncé est sur chaque plume immédiatement au dessus de la dernière couleur ; la gorge et les parties protectrices ont sur un fond blane des
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taches brunes et lancéolées ; les flancs et les couvertures du dessus de la queue sont roux ; les prunes des jambes grises et tachetées ; les pieds runs.
La femelle ressemibles fort au mâle. Bartram, un naturaliste des Etats-Unis, rapporte plusieurs anecdotes qui dénotent chez cet oiseau uno
rande sagacité : il en enleva un du nid, lequel
evint fort docile. Lorsqu'on lui présentait des croutes de pain dures, il les trempait dans l’eau, et attendait tranquilement que l’action du liquide lui formât le pain en une nourriture convenable. IL devint bientôt si familier, dit-il, que je lui donnais chaque jour sa liberté ; il saississait sur les fenêtres, les mouches et les insectes avec avidité, attrapant les guèpes dans mon jardin : une fois l’insecte prise, il le frappait contre terre et avait soin, avant de lavaler, d'en extraire laiguillon. Ïl avait remarqué que la première guèpe qu'il avala, lui avait causé de grands tiraïllement d’entraïlles ; aélà, la précaution qu’il employait avant de déguster son met favori. Nous avions nous même deux beaux oiseaux de cet espèce, qu'un ami nous avait expédiés de Port Sarnia ; ils étaient fort apprivoisés, maïs fort méchants aux autres habitants de la volière : un matou sans principes les immola tous deux. Hélas ! Quel est l'amateur qui n'ait eu à enrégistrer de semblables désastres !
Dimensions du mâle, 114 x 18.