‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 68 · FA · texte numérisé non relu

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que soir le perron pour venir m’écouter quand je joue du piano. Lorsque j'ai terminé, je le prends délicatement avec les pincettes pour le mettre dehors, bien sûre de le voir revenir le lendemain.—- Maintenant qu’il fait froid, mon grillon (elle a aussi . un grillon) se cache dans les plis des rideaux ; mais il en sort le soir pour venir sous la table chercher le pain et les noix que j’épluche pour lui. Les mœurs, les singularités de toutes ces bêtes m'inté ressent-au dernier point. dJ’emploie mes heures-de repôs à les observer ; ‘elles me délassent de mes études sérieuses, et c’est par elles que je reviens à humanité... .”

Revenant aux oiseaux, à ses chers petits oiseaux; nonpas ceux qu’elle tient en cage, mais ceux là bien plus heureux qui jouissent de la liberté, Mme de Tracy se plait à les suivre aux tendres jours de la :couvée, suspendant leurs nids à des rameaux flexibles qui cèdent au moindre vent. La mère prudente, comme l’a dit gracieusement le poëte Delille, :

‘Les suspend aux rameaux noblement balancés,

Et dans ce doux hamec les enfants sont bercés.

La dilettantisme ornithologique de Mme de Traey s'étend quelquefois aux hommes, : mais aux hommes, qui parlent bien des oiseaux et qui agissent de même à leur égard. Il y a surtout un ancien, un sage d'Orient, Sath, qu’elle estime et distingue entre tous les autres. C'est peut-être parce que ce sage à dit :

‘Au printemps, quand les oiseaux commencent à chanter, ils s’écrient dans leur langage molodieux: “ Ah! que les femmes sont jolies!

Et voilà les femmes pardonnées.” |

Comment parler du printemps et de ses chantres ailés sans parler des hirondelles. Anathème à Cicéron qui médit un jour des hirondelles. Mais saint François d'Assise les a bien vengées ; “ Chantez, chantez, mes sœurs, leur disaii-1, priez avec moi le Seigneur.”

LE VIREO A FRONT JAUNE. * (Yellow throated Vireo.)

On remarque ce Vireo principalement dans les grands bois, au sommet des arbres pendant la belle saison d'où il fait entendre sa note plaintive qu'il varie un tant soit peu piw, preo, prea, etc. Il accom*

gne quelquefois les Moucherolles aux yeux rouges ; il assujettit son nid aux petites branches d’un arbre ce nid est fait de cones de vignes, de mousse et autres substances ; les œufs sont au nombre de quatre, blancs et marqués légèrement de noir, surtout au gros bout. Ilest plus répandu au Haut-Canada.

“ Un beau vert jaune, plus foncé sur le corps que partout ailleurs, couvre les parties, supérieures de cet oiseau, à l'exception du croupion qui est d'un vert cendré ; un jaune pur borde le front, entoure l'œil, règne sur la gorge, le devant du cou, la poitrine et le haut du ventre, dont le bas est blanc; les pennes des ailes sont noirâtres, les primaires grises en dehors et les secondaires blanches ; les petites et les moyennes couvertures sont bordées et terminées de cette dernière couleur ; la queue est ni aux premières pennes alaires, ‘et ses deux atérales ont à l'extérieur et à la pointe un liseré blanc ; le bec et les pieds sont noïrs. (

Longueur totale 54, envergure 94.

LE VIREO OU MOUCHEROLLE GRIS.+ (Warbling Greenlet.)

Cet agréa ble musicien arrive en Canada vers lo commencement de mai. Il fréquente alors les yer-

gers, les jardins et la cime touffue des peupliers de

* No. 252 Vireo Flavifrons. —Barro.

Vireo Flavifrons.—AupuBon.

+ No. 245. Vireo gilvus.—BairD.

Vireo gilvus.—-AupuBon.

Lombardie et des saules, où l'attirent les insectes ailés qui à cette époque sont plus alondants dans ces lieux que partout ailleurs ; plus tard il va couver dans les bois, domicile favori des oiseaux de ce genre ; sa mélodie se compose d’une série de, notes douces, tendres et coulantes, tandis que le Maestro se cache parmi les feuillages dans le voisinage. des habitations. ed 4

Cette espèce a le bec et les pieds bruns; la. tête, l le dessus du cou et du corps gris; cette teinte. est légèrement nuancée de verdâtre sur le dos ; les pennes alaires et caudales sont brunes et bordées en dehors d’une nuance plus pâle ; toutes les parties inférieures d’un blanc sale ; les flancs et les couver- L! turessubalaires pareilles au dos: les ailes et la queue d’un gris blanc en dessous.

RE

she

i. | ROITELETS.

À ! (Wrens.)

du. ‘ Les espèces de cette famille sont insectivores

1 et ne touchent jamais aux fruits. LÉ

Qu: Ces oiseaux, d’une extrème mobilité, voltigent

| | | sans cesse de branches en branches, les parcourent

h. dans toutes les situations, visitent l'extrémité des

| | rameaux les plus flexibles et s’y accrochent, pour y

F saisir, au printemps, les insectes qui naissent avec

HE le bouton ; en été, celui qui se cache sous la verdure ;

na | et en automne, les larves qui cherchent un, abri | ha contre le froid dans les paquets de feuilles mortes.

M Ils ont une certaine analogie avec les Mésanges . à - TES dans plusieurs de leurs habitudes, et ils les .accompagnent souvent quand elles voyagent à l'arrière saison.” | 270%

LE ROITELET RUBIS. * (Ruby crowned Wren.)

‘Le Chêne un jour dit au Roseau :

Vous avez bien droit d’accuser Ja nature, ,

Un Roitelet pour vous est nn pesant fardeau.

) AIN (La FONTAINE.)

Ce diminutif volatile porteun joli plumage; une huppe couleur de rubis orne son chef. Il est très commun dans nos vergers, nos bosquets, lorsque les pommiers et les pèchiers sont en fleur ; son activité est incessante, il furètera pour des heures entières dans un épais buisson et y dévorera une quantité prodigieuse d'insectes. Vif, leste, il n’en manque aucun. Quand il aura fini d’explorer un taillis, il s’envolera à la cime d’un grand arbre et y continuera son industrie. Sa belle aigrette écarlate le fait facilement reconnaître.

‘Le mâle seul est vètu de cette parure; il a la tête, le.-dessus du cou et PR manteau d’un gris verdâtre ; l'œil placé entre deux marques blanches ; les petites couvertures des ailes d’un gris foncé, les moyennes et les grandes d’un brun sombre et terminées de blanc, ce qui donne lieu aux deux bandes transversales qu'on remarque sur les ailes ; les pennes sont noirâtres et bordées d’un vert jaunâtre en dehors, à l'exception de quelques secondaires qui le sont de blanc ; le dessus de la queue est pareil aux pennes primaires, et le dessous est gris ; la gorge, le devant du cou. et du corps sont de cette teinte, laquelle est nuancée d’un verdâtre clair, et se dégrade sur les parties les plus inférieures ; le bec et les pieds sont noirâtres.”?

Longueur totale 44, envergure 6.

La femelle n’a pas de huppe, ainsi que les jeunes mâles avant leur première mue. Ils ressemblent à leur mère ; les couleurs sont plus ternes ; le dessous du corps est d’un roux sale.

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* No. 161. Regulus calendula.—Batrp.

Regulus calendula, —-Aupuron:

of

Cette espèce donne à son nid une forme agréable ; ele le suspend à la fourche des branches les plus faibles et les plus feuillées d’un arbre élevé, et les enlace avec le foin, la bourré et les autres matériaux qui entrent dans son tissu, de manière qu’elles en font partié; le tout est recouvert d'un lichen très large ; sa ponte est de cinq ou six œufs d’un blanc sale, tachetés et pointillés de deux nuances brunes : les taches et les points sont si nombreux que ces œufs paraissent grisâtres.

LE ROITELET HUPPÉ,. * (Golden crested Wren.)

Ce petit oiseau est D na Lus Amérique depuis I la Louisiane jusqu’à la Baïe d'Hudson. Plus rare me À dans le Bas-Canada que dans l’ouest de la province, il arrive dans la partie méridionale du Catu hada à l’autornne, y reste l'hiver et repart à la fin al de mars, pour passer la belle saison dans le noëd ou au centre des grands bois. Il niche au Labrador, à Terreneuve et au nord du Canada, quélquefos sur les pins, les sapins ; mais il préfère les chènes, probablement parce qu’il trouve sur ces arbres une nourriture plus abondante que sur les autrés ; car on le voit presque toujours à leur cime et à l'extrémité des branches où il se tient eu diverses positions.

Le nid est tissé à l'extérieur avec de la laine et des toiles d’araignée ; un duvet fin. tiré dés arbres LE - et des plantes, forme la couche sur laquellé la feji, melle dépose six à huit œufs d’un brun jaunâtre et ‘gt 1 de la grosseur d’un pois ; l’entrée est au côté. Son chant eat agréable et harmonieux ; mais il ne le fait entendre que le printemps. | Ce Roitelet parait être le même que le Roitelet

* Ne. 169. Regulus Satrapa.—BarrD.

Regnlus Satrapa.—Aupunor,

d'Europe décrit avec exactitude par Buffon : il en a la taille, le plumage, le naturel, et les habitudes. Mais lequel des, deux continents en a fait présent à l’autre ? et comment ce petit oiseau à vol court,

ui ne se plaît que dans les forêts, qui ne se nourrit que de petits insectes et qui Janguit lorsqu'il en est privé pendant quelques heures, a-t-il passé de l’un à l’autre. Voilà un problème à résoudre. On

eut faire la même question au sujet des oiseaux Sylvains communs à ces deux parties du monde, et et qui tous en habitent les parties boréales. On peut même dire qu'en Amérique le nord est leur pays natal ; car ce n’est que dans l’hiver qu’on en voit au sud du Canada. , Tels sont le Grimpereau commun, le Sizerin, le Dur-bec, le Pic à piéd velus. etc.

. La huppe du mâle est d’un orangé très-vif dans le néon et noire sur les côtés: un trait de cette dernière couleur traverse l’œil, et l’on voit une marqué blanche ay-dessus ; l'occiput, toutes les parties supérieures et les couvertures de la queue sont d’un janne olivâtre foncé; deux bandes blanches traversent les ailes ; les plumes qui entourent la base du bec, les joues, la gorge et toutes les parties postérieures sont d’un gris roux, nuancé d’olivàtre sur les flancs ; les couvertures, les pennes alaires et caudales sont brunes et bordées en dehors d'un jaune-olive ; le bec et les pieds sont noirs.

Longueur totale 4; Envergure 7. |

La femelle diffère du mâle en ce que sa huppe est d'un jaune citron ; le dessus du corps est olivâtre sans aucune nuance de jaune ; elle n’a pas de ligne noire à travers l'œil.”

LE JÂSEUR DE BOHÉME. * (Bchemian Chatterer.)

Il y a en Canada deux oiseaux de la mêma famille, semblables sous tous les rapports, excepté sous celui dela taille, Le plus rare est le Jaseur de Bohème, espèce européenne, qui habite aussi le nord du Canada ; elle ne se montre que lorsque l'hiver est très froid. Cetoiseau est un de ceux

ui a le plus alarmé l'antiquité. Les uns prétenent que c’est là l'effroyable volatile, l'incendiara avis 478 l'apparition, au rapport de Pline, fut cause que Rome subit. des lustrations réitérées. D’autres croient, que c’est l'oiseau de la forêt d’Hercynié, dont le plumage, dit Pline, brillaitla nuit comme lefeu. Adrovandes’insurgeavec raison contre

. cesidées, et soutient mordicus que le plumage du

Jaseur de Bohême ne reluit pas la nuit; qu’il en à gardé un trois mois et qu'il l’a observé à toute eure, (quêwis noctis horâ eontemplatus sum).

.… Serait-ce le gnaphalos d’Aristote? * Aldrovandesignaleson apparition à divérs époques. du moyen âge, en Allemagne et en Italie, comme précurseur de tremblements de terre et autres grands événements. Cet oiseauest un “accidentel” en Franec et en Angleterre, et assez rare dans le Bas-Canada ; on le rencontre plus fréquemment dans }s Haut Canada et dans la zône aretique. Le Prince de Musignano, prête à l’espèce des mœurs fort douces. Leur vol.est rapide et lorsqu'ils quittent un arbre, ils émettent un cri aigu, 21, zi, 21, sans autre ramage malgré leur nom de Jaseur. Ts rechetehent avidemment le fruit du Pimbina et du Masquabina, le raisin sauvage, les grains de enièvre, les pommes, les gadelles et ‘ autres uits. Le Jaseur de Bohème consume une

- grande quantité de nourriture à chaque repas ;

* No. 232. Ampelis Garrulus —BaiRp.

Bombycilla Garrula.—Aunuson.

Histoire Ancienne, Livre IX C. 16.

réduit en : tivité, Pen fort docis- et se baigne réguliérement chaque jour. Son plumage pre ss. reccnitastdstle. Il voyage quelquefois de concert avec le Jaseur du Cèdre, bien plus " | commun au Canada.

“ Le mâlea le bec fortet noir, excepté à la bâse, dont

ï la couleur est blanche jaune ; les narines sont ombray | gées de petites plumes noires ; l'iris est rouge pour- 1 pre; le menton et la gorge d’un noir velouté, ainsi 1 que la bande noire (au centre de laquelle est l'œil) qui # rt du bec et finit derrière le cou; le front d’un 5 run roux; les plumes de la tête sont longues, | soyeuses et forment une huppe d’un roux châtain fi 4 que Poiseau peut ériger ou abaisser à volonté. Les t à arties supérieures sont d’un roux pourpre, ou d’un { brin vinacé, tacheté de gris; le croupion moins Lu foncé ; la poitrine et le ventre d’un gris pourpre, Ê nuancé d’un roux pâle brunâtre; les parties infése rieures d’un jaune brun inclinant au rouge orangé ; " les plumes des ailes noires, terminées de blanc et de jaune: les primaires sont noires, avec une tache de jaune brillant à l'extrémité ; les secon-

td daires sont grises, terminées de blanc, et sept à huit u d’elles sont ornées de petites excroissances couleur wi de cire à cacheter. Les pieds, les tarses et les à griffes sont noires.”

| H Longueur totale 94, envergure 164.

; LE JASEUR DU CÈDRE.—LE RÉCOLLET, * l

. (Wax Wing.)

S Le Jaseurt du Cèdre, un des hôtes les plus'incom modes de nos Far en juillet et en août, a fait le dé sespoir des classificateurs ; les uns en voulaient faire une Pie-Grièche, d'autres une Grive. . Vieillot pen-

* No. 233. Ampelis cedrorum.—Bairp. |

Bombycilla carolinensis. —Aunurow.

t Ainsi appelé probablement parce qu'il ne jase pas, ne dit mot: lucus à non laicendo.—(Note de l’auteur.)

hd à croire que lu Juseur du Cèdte n'est pas une variété de celui d'Europe, mais lo contraire est aujoufd’hui as admis Les américains l’apquun Cedur or Cherry Bird, Oisenn du cèdre ou angeur de Cerises. Les Canadiens l’appellent Récollet, à cause de quelque similitude entre sa huppe étle capuchon d’un moine ; le nom d’Oiséau du Cèdre lui convient fort bien parcequ'il habite les cédriers, où il miche ainsi que dans les arbres à bourdennes dont il mange avidement le fruit : poires sauvages, cérisés à grappes, cerise de France, voilà ses mets favoris ; il consiüme avec avidité tous ces fruits, choisissant lé plus mur. Lorsque cette nourriture lui manque, ïl se contenté de divers insectes, de mouches qw’I} attrape sur les branches, C’est un vrai goinfré: ïl avale une quantité vraiment prodigieuse de comestibles chaque jour ; son appétit pañtagtuélique est l’effroi des horticulteurs, dont les plus beaux fruits disparaissent des arbres comme par enchantément, En vain, on lui tire des coùp de fusil : il revient à l’arbre, au quarré de fraise, dès que le propriétaire à tourné l’aigle du jardin.

Fa La société de léurs semblables semble être pour cès oiseaux une nécessité. En effet, les petits sont à peine sortis du nid que toutes les familles du même canton et dés énvirons se ténnissent et se forment en petites troupes qui ne cessent de voyager ou plutôt d’errer de jardin en jardin, pour y trouver une nourriture abondante et facile. Dans Ja Caroliñe du Sud, on né les voit que l'hiver ; ils sont sédentaires dans le Sud des Etats-Unis ; à l’approche de la saison des œufs, les mâles deviennent extémément querelléurs et turbulents ; le calme se rétablit dés que l'éducation des jeuies A commencé, Deux pontes annuelles sont les fruits de leur anion : ila éh font une au mois de juin et l’autre au mois d'août. Ces oiseaux se laissent approcher de très près et ne s'époüvantent point du bruit de Parme a feu. Ceux que le plomb meurtrier n’a pas atteints au premier coup, se céntentent de changer d’arbre,

se posent sur le plus proche, et tous sur lu même, si tous peuvent y trouver place. En liberté, comme en captivité, ils sont silencieux pendant toute l’année ; ils jettent seulement de temps en temps lé cri commun à l'espèce zi, zi, zi. Peu d'oiseaux se consoleut plus promptement que le Jaseur du cèdre, de la perte de leur liberté ; peu d'oiseaux pris adultes, se façonnent plus aisément à la captivité ; celui-ci ne donne aucun signe de regret et ne cherche point à s'échapper dès qu'il est emprisonné ; la tranquillité semble être pour lui le premier des besoins ; son naturel est mélancolique, voir même stupide, en quelqu'état qu'il se trouve. A peine est-il entré dans une volière, où se jette sur la nourriture qu’on lui présente, si elle lui est propre. Quoiqu'il soit fructivore, il mange aussi avec avidité la mie de pain trempée, mais si on le borne à cette nourriture, il souffre d’une sorte de diarrhée qui le fait périr. Quoiqu'il en consomme beaucoup et qu'il digère promptement, il dépérit peu à peu et succombe au bout de quelque temps.”

Le mâle et la femelle diffèrent peu l’un. de l'autre : celle-ci a des couleurs moins vives.et une huppe.plus courte. Il ne faut pas s'imaginer que les mâles seuls ont les appendices cériformes qui sont à l'extrémité de quelque pennes des ailes, puisque les femelles, en ont et que bien des mâles n’en ont pas. Il est très vraisemblable, dit Vieillot, que ces appendices sont l’attribut de l’âge avancé, car.les jeunes des deux sexes en sont toujours privés.dans leur première année.

..# L’aigretto de cet oiseau est composée de plumes effilées et d’un gris nuancé de roux ; une bande

noire bordée de blanc en dessus, ceint le front,

e sur l'œil et se perd sur l’occiput ; la mandiule supérieure a un trait de la dernière couleur sur les plumes qui la hordent ; un gris roux couvre le corps, mais il est plus foncé sur le dos et les couvertures des ailes, dont les plumes sont d’une couleur d’ardoise sombre et frangées à l’extérieur d'un gris bleuâtre ; la gorge est noire à son ori-

gine, et ensuite du même-gris que le devant du cou

ét la poitrine : cette teinte prend un ton verdâtre

sur le ventre et les flancs ; elle se dégrade sur les

parties supérieures, la queue est noirâtre et termi-

KP née de jaune ; le bec et les pieds sont noirs.”

| Longueur totale 6% pouces, Envergure F1 pouces. Les jeunes ont une huppe très peu appa-

rente ; ils sont d’un gris sale sur les parties supé-

rieures, et tachetés de brun sur les inférieures ; le |

h (M: milieu du ventre est d’un blanc sale ; le bec, les

A pieds et les ailes sont bruns, ainsi que la queue,

El dont la pointe est d’un jaune pâle.

il LA PIE-GRIÈCHE BORÉALE.—LE GRAND :

LE ÉCORCHEUR. * (Great northern Shrike.) /

Cet oiseau que les anglais appellent aussi Buicher : Bird, séjourne en Canada vers la fin de l’hiver et j dans le sud desEtats-Unis, pendant l'été.

rA + D'un naturel fier et courageux, les pie-grièches se: j battent avec avantage contre les Corneiïlles, les Cres- | serelles et les Eperviers. Elles attrapent au vol les TA petits oiseaux qu’elles empalent ensuite sur des

épines, pour les déchirer en lambeaux et les man-

ger à loisir. On les voit ssuvent perchées à la

cime d’un arbre ou à Fextrémité des braiches les plus hautes des buissons : cette position est néces-

saire à des animaux qui volent avec difficulté, afin

de ne rencontrer aucun obstacle pour s'élever au-

dessus de la proïe qu’ils ne peuvent prendre en l'air,

11 41 et pour la forcer de eette manière à s’abattre à terre, où ils la saisissent, la déchirent et la mangent.

Les Pie-Grièches font leur nid sur les arbres ou dans

les grands buissons, et préfèrent ceux qui sont très

épineux. Leur ponte est de cinq à six œufs avec

D eo OT ou EM 6e Par … +

nr ne meme

® No. 236. Collyrio boréalis.—Batrp.

Uanius boréalis. --AubuBox.

des taches roussâtres au gros bout, Les petits naissent sans duvet; les père et mère ont beaucoup d’attachement pour eux, les soignent longtemps après qu'ils ont quitté leur berceau, vivent.et chassent avec eux jusqu’au printemps suivant. Les Pie-Grièches se nourrissent aussi desauterelles et de petits insectes.

En depeçant un petit oiseau, la cervelle est la partie la plus convoitée. Loin d’empaler les insectes comme appas pour ‘attirer les petits oiseaux, elles n’agissent de la sorte que par précaution et pour les emmagaziner pour le besoin.

La Pie-Grièche a le bec couleur de corne à sa base, édenté et noir dans le reste ; l'iris grise ; les yeux entourés d’une tache blanche, qui s'étend en arrière : les plumes des oréilles noïrâtres ; la tête, le dessous du corps d’un gris de souris: eette teinte est plus clairé, nuancée de roux, et coupée par des lignes transversales, noirâtres sur les parties inférieures ; les plumes scapulaires sont grises ; les couvertures supérieures des ailes noires dans le milieu, et bordées de:‘roux du côté du dos ; les pennes noïres, ainsi que la queue, laquelle est cunéiforme -et:sé compose de douze plumes ; mais-cette couleur ne couvre totalement que les deux pennes intermédiaires de celle-ci ; les autres ont plus ou moins de blancs vers leur extrémité : les ‘pieds sont noirs. La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a le dos couleur de rouille : elle est moindre en volime que le mâle.

Longueur 10-2712 ; Envergure 18-2712.

LA PIE-GRIÈCHE DE LA LOUISIANE. * (Logger-headed Shrike ) ;

: Cet oiseau ressemble fort à la Pie-grièche que nous venons de décrire. Il est moindre d’un pouce et son plumage plus sombre. Sa patrie est le Sud de l'Amérique, tandis que l’autre espèce aime les climats froids. Il s’est concilié l’amitié des po- | pulations par les services qu’il leur rend en débar- L rassant la basse-cour et les champs de souris et de 110 rats ; il se pose sur les clotures et les guette comme 1 le ferait un chat, pendant des heures entières. Deux il individus ont été tués autour de Hamilton, en avril 1 1860. - Personne que nous sachons ne l’a vu dans l'est de la province. Cette Pie grièche habite la Georgie, la Floride, la Louisiane. Chaque espèce vit en famille, pendant l'hiver et chaque famille n’est composée que d'individus de la même couvée qui i dans leurs courses, se dispersent durant le jour et Wii se’ réunissent le soir. Grand mangeurs d'insectes 10 et de petits oissaux, les Pie-grièches font aussi

leurs nids dans les grands buissons, le composent d'herbes et de racines en dehors, de laine et de mousse en dedans. La ponte est. de cinq ou six œufs blancset tachetés de bruns: cet oiseau est celui que Buffon a décrit sous le nom de Pie grièche de la Louisianne. s | Cet Ecorcheur a une bande noîre sur les côtés de la tête ; le reste de cette partie, le dessus du cou et du corps d’un’ gris ardoisé clair : la gorge et toutes les parties postérieures blanches ; les plumes scapulaires d’un gris blanc; les pennes des ailes, noires ; les primaires marquées de blanc vers le milieu et les seconaires à leur extremité ; la première paire de

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* No. 237. Collyrio Ludovicianus —BatrD.

- Lanius Ludovicianus. —AupuBox.

+ Cet oiseau, demande M. McElraith, ne serait. il pas le Collyrio excubitoroides, la Pie grièche au croupion Hene, qui s’avance graduellement de l'ouest des Êtat-Unis vers le Canada dans s0n parcours,

ponnes caudales est blanche, et noire sur la tige et à son origine ; la seconde, sur les bords et dessus le milieu jusqu’à la pointe ; la trosième, dans un tiers de sa longeur; là quatrième, dans un sixième ; la cinquièine, seulement à l'extremité ; enfin les deux intermédiaires sont totalement noires, de même que lebec et les pieds. La femelle diffère du mâle par ses couleurs plus foncées. sù TUPUIE Le mûle a9 pouces de longueur et 13 pouces:

d'envergure. | )

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