‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 13 sur 76 · LE MARTIN-PÉCHEUR · texte numérisé non relu

LE MARTIN-PÉCHEUR

| CBelted Kingficher.] vin Qu oi QU 1 ltolôgie antique à fnimor talisé sous le nôm d’Alcyone, fille dEule, eat. ré. pes dans L'AMNAUE depuis le Mexique jusqu'à, . a Baie d'Hudson. À l'instar des bergers amoureux de chantés par les Ritor il recherche le ruisséau, au. ï doux murmtire, Je cours d’eau limpide, mpina cepenc : dañt par goûts romanésques que pour, des objets

des contours des ruisséaux en rasant la surface de. l'eau, puis il va se poser sur une pierré où une ; branché sèche qui s’avance au-dessus du courant ; de‘cette station, son ‘œil pénétrant ira chercher Je | poisson “qui sé joue sous à vague: puis rapide | coïime la pensée, il fond sur sa proie et Rent A sa ; branchie”sèche, pour l'y déguster à loisir, Son. cri. accentué et déshiréab 6 ressémble au grincement du. Trictrac, que lés gendarmes portent dans certaines ‘ villes. Son vol est parfaitement onduleux, AR Où“trouver en Canada un péêtit lac, üne rivière, uné écluse de: moulin, Ton ne... séjourne, au moins. ‘un couple : de Martin-Pécheurs#; Les œufsi:sont az nombre de ‘cinq, d’un blanc très : pute: rien J1ñôins que des afonts réitérés, ne,» sautaient leur faire désertet le nid... .Wilsou.nous : apprend qu'une . personne de: sa connaissance ‘ayant enlevé lès œufs d'un Martin:Pécheur, à l'exception : ’ d’un’seul, Te couple continua À pondre; qüe finalement dix-huit œufs furent ar cette, manière du même nid. Le Martin-Pêcheur se:creuse un’trou: (es occupe pendant plusieurs annéés successives) | hs Ja rive d’un ruisseau à une profondeur de qua | à Ga piods; c'est à qu'il place sa couche nuptiale.:,. Il ne:la suspend'plus sur les flots tel que les poëtes, * grands menteurs, ‘ont tenté de nous le pérsüader, peñdant ces jours de caline tant vantés par lan

* No. 121 Oeryle-Alcyon.Bainn,:

tiquité. * Le nom an lais Belted Kingfisher est sd! impropte, atténüu que 1a femelle Hd porte la ceinture Belt, dont:lui vient ne re «R

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* Voici.com jent Toussenel us pipes = pts ile pet DE ne t 1 de D) nl tra...

A mer, à nr on lait que at ns fat 8 ne ae n ne Cart ‘pas, et'comme l’oise Peut de trois semaines au moins rot re tou je de ponte, Li détiéé dan sh cation Se jour. m4 à avaien C 8 ear, , cofdér ch bad année cet frais à e RL ‘Île lui k avaient dwplus attribué le don de prévoir à heufe LeX LE veans, dérges jours pacifiques quo: :les marins ap 1h) les cake gout de bot Ts Le ton gens de bonne volonté ; &Eob < dé la mise à das 12 térque fat un Seoux qui vpcge l'Alrtan t ai : cyqn 7 re nos idgénieurs de : EL pes :i arçente de son co tion à terre: (ete:

outre er î er à élit composé pes an s'par el anale doué VNRRS 4

seat ooieure à celle du ca utchouc, Le A dont le secret est perdu, : La 'eoustruétiani : ge à 08 rence d'une chambrette rondehssiss dahs uncudot, et

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og totale, 124 ; Envergure, 20.

Le bleu de la femelle est plus pâle : la bande sur le haut de la poitrine est d'un gris bleu sale mêlé

de roux clair : en. déssous est une étroite bande

blanche et sur 18 milieu dé la poitrine -un large ceinturon de jaune roussâtre ; les côtés sont de même

couleur : le reste des parties inférieures sont,

blanches, nuancées de rouge.

constructeurs, avant de le Jancer pour tout de bon, avaient soin de ln mettre à l’eau une ou deux fois pour l'e erèt, voir si elle n’embargitait pus la lame ë puis, quand, êlle était.en état, et que le moment favorable était venu. ils la: livroient sans crainte à lamerci des flois et à la protection de Neptune. Une seule chose intrigue l'historien! dans! toute cette affaire, c'est de u'avoir jamais pu surprendre la manière dont la conveuse s'introduisait dans son domi-. cile.. C'est bien le cas de répéter avec le sage que: l'homs me n'est jamais content. Je n'aurais vu que la’ moitié des phénomènes dont Plutarque ent. ls chance d'être, témoin ocülaire, que je m'estimerais. suffisamment beuroux. , Il est difficile aujourd’hui de vérifer si Plutarque

. et les autres ont dit toute la vérité et rien que la -véri-’

té on tout ceci. puisque, depuis an te immémorie!, : les Martins-pêcheurs ont reuoncé à l'habitude de .ni-' cher ‘sur les flots de la mer, pour. adopter le sys-, tème de la nidification à huis-clos dans le sein de la terre ; mais j'avoue néanmoins que cette histoire des’ faits et gestes d8 l'Aléyon racontée si nafveieut par Plutarque n’a .

pr contribüé à'invalider pour moi le témoignage de :.

iMustre écrivain relativement à la continence de ion.:: Du reste, il nous faut reconnaitre, à la justification de Plu-. tarqhe, que beaucoup’ de ‘naturalistes modernes et des plûs éminents même ue paraissent, guère mieu renseignés : que lui sur la-nidification du Martin pêcheur: C'est ainsi que François de'Nenfchâtean, persounage consulaire mort! en 1828, en plein dix:neuvième siècle, affirme encore à son heure derniére que cetie espèce fait son nid sur'.les saules, version qui n’est pas plus vraie que l’autre, et qui’ es li ar derbi - rs HE UMEER TI &r * Céax'qui sont forts en myt ie savent : voi, les Dieux avaieut concédé l'Aleyon le privilése de L tie aur l’eau et le don de prévuir le beau temps. C'était pour’ le récompenser de sa vertu et d’avoir été parmi’ les hommes un modèle parfuit de tendresse et de fidélité conjus galé aVant de subir «4 métamorphose en oiseau"! 1.

f LETTRE

MOUCHEROLLES, Les Moucherolles où Gobe-Mouches, sont des oiseaux de petite taille dont le plumage est orné des us vives couleurs ; quelques-uns portent de belles uppes sur la tête, et, souvent leur queue est terminée par de longues plumes. ia Les Moucherolles se nourrissent principalement d'insectes nïlés, et sont forcés de ehercher leur pâture dans les hirs ; en effet, ils descendent rarement à £erre : ils sé tiennent en embuscadé sur les branches et souvent au sommet des arbres, d’où ils fondént sur leur proie au moment qu’elle se montre À leur portée. Cette manière de’ vivre ‘contribue eaucoup à leur donner l'air triste et inquiét qni les dtérlse, ne les ke nent TE L us | pu véttes, avec lesquelles plusieurs ont de Fanalogi dans le chant, 1 taillé ë le plumage. ” Ils se rm ” regrees des Tyrans par la forme, de leur bec et par ___ Jeur nourriture ; maisils n'en ont ni l'audace, ni le courage ni les habitudes sociales, Naturellement taciturne, sauvage et solitaire, lé Moucherolle ‘vit ic té de s0s pareils ; on le voit toujours seul, si ce 7 au" la saison des amours, où l'on rencontra n Kiene te ne, 6t 4 ae | none us lupart 86 plaisent da." 28 forèls ou les, bosquets, Et. irôn pou fréquentent es «"erPanes découverte, Les:uns:couvent dans des trous "4, cru ue muraille. d'autres préfèrent un: Are, AR quelques-uns construisent leur nid avec asses "7" 1 js ifurcation des grosses branches. Leur ponte esv j San de quatre ou cinq. œufs :, 118 en font

‘deux . pd Ge paye tem: ee ui à Jusqu'à présont où a.pu observer à peu prés dix Even Ode a i. fréquentent nos climats pendant lä belle saison: : nul Sont que .des .obseryations subséquentes vont ajoutér à ‘ce nombre,

LE TITIRI OÙ TRI-TRL * . . ; LCTyron Flycatcher—King Bird.) Au premier rang, parmi les Moucherelles du

Canada, on doit placer le Titiri, espèce des plus

connues en ce pays, : | fn Le nor de cet oiseau est tiré de. son cri le plus farailier ; en effet, il prononce souvent ces syllsbel,

surtout quand il vole, et les repète, dans Is saison

des amours, plusieurs fois de suite, avec une télle précipitation que l'on saisit difficilement l'intervalle qui les sépare. pa mn

Les Tyrans ou Titiris sont à cette époque d’un maturel gai et se réunissent pour se jouer dans les airs, s'agacer réciproquement, se battre quelquefois avec une sorte de fureur et disputer d'adresse ét d'agilité, aux yeux de leurs compagnes qui, tranin spectatrices de leurs jeux, les, encouragèt æar leurs clameurs. , Le Titiri est fort, matinal :

#e fait entendre iongtemps avant lo lever du soleil,

c'est aussi le dernier endormi, car il crie encore apr que la nuit est presque close. … La cime des arbres, tels que les ormes, les bouleaux, est l'endroit qu'il parait préférer ; c'est de là qu'on le voit S'élanGbr Après l’insecte ailé, le saisir adroitement, retourner aussitôt à sa branché favorite et la quitter nouveau, pour fondre sur le premier qui se montre dans les environs. pe Mr

.…: 11 chasse ordinairement depuis le lever. du soleil, jusqu'à dix heures, se repose ensuite, et recommence deux heures avant la nuit. : Sa hardiesse fait qu'on l'approche aisément, et le poste à découvert, qu'une

re ailée comme lui et toujours fugitive le force

d'occuper une partie du jour, l'expose aux cou

meurtriers du chasseur : maïs on le ménage, et on a raison, car c’est pour les habitatione, où. il se plait plus qu'ailleurs, un gardien vigilant qui veille suns éésse à la sûreté de la volaille Frà

* No. 124 Tyraunns carolinensis.— Barnp . Muscicapa T'yrannus.—Aupunon.

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Les Eperviers, les Corneilles * ‘craïgnent de se montrer où est le Titiri. .: Doué du courage des plus grands oïseaux de rapine, c’est surtout. lorsqu'on SE orchs à lui enlever sa jeune famille, qu’il en donne Tes preuves les plus frappantes ; son audace devient fureur ;. il se précipite sur le ravisseur, le poursuit ‘avec intrépidité, et si, malgré ses efforts, il ne peut sauver ses petits, il en prend soin dans la prison où ils sont retenus. 1 :.. Les Titiris couvent en juin et juillet. Ils placent JTeur nid à la bifurcation des branches d’un arbre élevé et le compôsent de petits rameaux secs et d'herbes fines. Leur ponte est de troïs ow quatre œufs blancs avec dés taches longitudinales brunes et rousses vers le gros bout : l’incubation dure treize ‘ou quatorze just les petits éclosent couverts de duvet ; ensuite ils se revêtent d’une robe dont les

teintes sont plus ternes que celles des vieux, et ils n’ont alors sur la tête aucun vestige de la ‘couleur *’jaune oa orangée qui câractérise le plumage des

adultes. .

‘. Le Titiri est un oiseau trapu, un peu moins gros qu'un Merle ; son manteau est gris noir ; leventre gris blanc ; ila la tête noirâtre, avec utñe tache rouge vif entourée de jaune, et porte une espèce de

buppe.

us Pitnénetohs du mâle, 84 x 143

. Les couleurs de la femelle sont moins vives. *" Ces oiseaux sont sédentaires en petit nombre

‘dans la Floride du Sud.

*.1 La Corneille qui est si fanfaronne quand elle s'en ‘prend au pauvre Hibou, qui n'y voit goutte le jour, n’a d'autre défense qu une honteuse fuite à opposer aux attaques d’un tout petit oiseau que nos habitants appellent ‘6 Tritri.”” 11 fait son nid au haut des grands dibrés et lorsque la Corneille veut s'y reposer dans ses courses journalières, de la montagne à la rivière Saint-Charles, le

ri tri, alarmé pour la sûreté de sa'ponte ou de ses petits, fond de suite sur Ja Corneille, se éramponne sur son dos et lui fait de douloureuses blessures avec son bec : la Corneille s’enfuit à tire d’ailes en jetant les hauts cris, poursuivie par on ennemi -qui u6,6es4s de la persécuter, que lorsqu'il l’a conduite assez loin pour n’en avoir plus rien à craindre.” —(Ed. Glackemeyer, de Québec }

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