‹ Ornithologie du Canada [microforme]Chapitre 1 sur 25 · SIR ETIENNE PASCHAL TACHÉ · texte numérisé non relu

SIR ETIENNE PASCHAL TACHÉ

Encouragé par des voix amies, l’auteur s'était hasardé à esquisser rapidement, dans les colonnes du Canadien, quelques groupes de l’histoire naturelle du Canada. éduit sans douté par la nouveauté de la chose et plus encore par P&olat des tableaux d’Audubon, de Buffon et autres, le “public a bien voulu accueillir ce travail avec ienveillance, et la Presse l’a mentionné en termes flatteurs. L’on exprima même le désir de voir le tout réuni sous la forme de brochure, et l’auteur, tout en reconnaissant la responsabilité nouvelle qui allait peser sur lui, n’a pas cru devoir se soustraire au vœu de ses lecteurs. Telle est l'origine de cet ouvrage. 0 6 Ce n’est pas un traité complet d’ornithologie ; mais un simple narré populaire, où quelques fleurs littéraires ont été à dessein semées sous les pas du lecteur, afin de lui rendre cette nouvelle voie, selon lexpression de Montaigne une route 0 et doux fleurante. L'idée 55 idait plume de Wilson et d’Audubon, celle d'écrire histoire naturelle d'un pays au point de vue national, cette même idée a constamment inspiré l’auteur, jaloux avant tout de la gloire de sa patrie.

Lorsqu'une nation éminemment utilitaire et pratique comme l’est la république voisine (*) vote, par la voie de son Congrès, un million de piastres pour la publication, aux dépens de l' Etat, d'un ouvrage qui a trait en grande partie à l’histoire naturelle du pays, il est permis de chercher en cette science, une étude où l’utile l'emporte même sur l’agréable : il est également loisible de croire que si un peuple de calculateurs comme le peuple américain, consent à placer ainsi ses espèces pour l'avancement de la Science, la connaissance et le développement des ressources de son territoire, c’est qu’après mûre réflexion, ce pape intelligent en était venu à conclure que ce placement, tout vaste qu'il était, fructifierait au centuple.

Fort de cette. double considération, l’auteur n’a pas craint de préconiser hautement une étude

ui est en faveur dans toutes les grandes villes u nouveau monde et qui est de bon goût parmi les élus de la fortune et de l'intelligence, :

Cet: essai national par sa portée. et son inspiration, sous quels auspices plus favorables pourraitil. paraître, que sous les vötres, Sir Etienne Paschal Taché, vous un des aînés du peuple Canadien; vous, qui naguère présidiez aux destinées de cette grande Province; vous, enfin dont les succès, et les services rendus au pays, et sur le champ d'honneur et à la tribune, ont mérité de la Souveraine de ces contrées, une solennelle et royale consécration. | Vous me, permettréz d’ajouter que, pour Pauteur, c’est plus qu un hommage au mérite; est aussi un devoir qu'il remplit, mais un devoir -damitié; car votre nom, Sir Etienne, s'associe

Hin 3

55 (9 Le professeur Baird, de Washington, nous écrivait :xéceminent que le Congrès avait, voté. 51, 000, 000 pour la K le

Hue pen rapport sur les ee ess

climat et

stoire naturelle de l'Amérique du Sud“

ire et ches lui aux souvenirs les plus doux, aux souvene () | nirs vivaces des jeunes années, de ce temps foron de tuns dont la plage s'éloigne chaque jour pont Etat, nous tous; ces souvenirs, ne sont-ce pas pour rtie à nous ‘ les brises du soir, ce vent parfumé de is de la patrie ? |

Putile Agréez done la dédicace de ce petit travail et 2. acceptez en bonne part ce faible tribut de

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placer : | L'AUTEUR.

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res- Spencer Grange, près Québec, ler avril 1860.

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