SOS
des Iles-aux-Grues, () aux Oies, de St. Joachim, de b Tie d' Orléans, de Kamouraska, de Rimouski, de Sorol, la batturé de Mille Vaches, la batture aux Loups-Marins, des Grondines, la rivière Jupiter sur l'Ile d' Auticosti, la Baie de Quinté, les affluents de l'Outaouis, et un grand nombre de lacs du Haut- Canada. Nous tenons de source certaine qu' autrefois ces oiscaux couvaient en grand nombre sur les Iles-aux-Grues et aux Oies, et les flets de Sorel, où l’on s'emparait des jeunes au moyen de chiens qui allaient les saisir au milieu des jones et des roseaux avant qu'ils pussent vol.r; ceci a lieu encore actuellement.
Un mot en passant des principales espèces que nous avons.
ILIE CANARD ORDINAIRE. * (Mallard.)
Le Canard ordinaire que les chasseurs nomment Canard de France, a la tête et la oronpe ornées d’un beau vert changeant, et les quatre plumes du milieu de la queue sont recourbées en demi-cercle. Cette espèce est la souche de toutes nos races domestiques ; elle habite le nord des deux continents. Ces Canards nichent quelquefois sur une touffe de jonos dans les marais. La ponte est de huit à quatorze œufs d'un gris verdâtre très clair, plus petits et
lus colorés que ceux du Canard domestique ; avant l’éclosion des œufs, le mâle se tient près du nid et le défend:contre les autres Canards. Les Canards que l’on élève en domesticité et qui proviennent d'œufs sauvages trouvés dans les roseaux sont farouchés comme leur parents, et cherchent sans () Une personne de l'Ile aux Grués a réussi cette année même à s'emparer de quatorze 299 au moyen d'un chien qui les sâisissait parmi les jones. No. 578, Anñs boschas.—BAïRD. »
Ana bosthas.-Aunusox.
cesse à reprendre leur liberté; mais lorsque la captivité sent perpétuée pendant plusieurs généra. rations, I'instinct s’efface, l’añimal devient familier. Aucun oiseau de basse-cour, l’Oie exceptée, n’est plus facile à nourrir : (*) il ne faut lui donner que de
(*) „ On dit böte comme une ole, et l'on a très-grand tort ; l’oie n'est pas aussi bête qu'elle en a l'air ; elle est même l'embléme du paysan rusé. On ne dit pas bête comme un canard, et Lon a parfaltement raison; car lo canard est un animal plein de ressonrces et de malices, ét qui cache parfaitement son jeu lorsqu'il a intérêt à le cacher. Je l'ai vu nicher sur les chônes quand il trouvait à. g convenance un bon nid de corbeau qui lui épargnait la peine d'en constrnire un de son propre boc ; et dans ce cas, il n’est aucunement embarrassé de mener ses petits à la mare ou à la rivière : ia mère les prend délicatement par la peau du oon et les transporte à Pean l'un après l’autre. On sait que dans cette espèce, c'est la femelle qui porte les culottes, et que le mâle se contente de jouer le rôle du mari ensorcelé. Le mariage, du reste, est un contrat qui n'engage aucun des contfactants. .. .,
Le canard est un goinfre de la famille du porc ; Il a un appétit qui lui sert de chronomstre et lui faire dire à la minute p les grandes heures du jour, c’est-à-dire les
heures où l’on dine. La montre du renard lui-même, qui est excessivement soigneux de ces détails, retarde presque toujours sur celle du canard, et l'oiseau est bôte & en re. vendre au quadrupdde en matière d'imposture. ‘ ‘"!!
On sait qu'un blaireau ou qu'un renard qu'on tire vivant du terrier fait volontiers le mort pour qu'on ne l’achève pre, et réussit parfois, W de ce mensonge, à tromper 16 chassenr novice. On n’est pas sans avoir entendu parler non plus du procédé supreme qu'emplôïent les chasseurs d'ours quſ ont manque leur coup, et qui consiste à jouer aussi le personnage de cad z vero et à se e an gans 8 par lire Ces; ruses, qui le croirait, sont familières ay canard cautpe leux, 5 il sera US par l'histoire qui suit: A
Un monsieur avait un furet qui s’ennuysit d'être seul; il lui apporta un jeune canard pour lui tenir compagnie, La bôte scélérate s’avance aussitôt vers l'étranger pour lui souhaiter la bienvenue d'usage en lui ouvrant la jugulaire d’un coup de dent, d’après la méthode mustéiienne. La pauvre volatile, que ce début chagrine, essaye d'éviter l’accolade et fuit d'abord dans toutes les direce
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beau et un glte: il äait se proourer le reste, il ne dont rien à son maître. (ate
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at LB CANARD BRANOHU:% 1 (Summer or King Duck.)
Le Oanerd Huppé qu Branchu, voilà. le. roi
de .l’espèce : 8a tête est surmontée d'une huppe,
ons; puis s’aperceyant que toute tentative d'évasion est
utile, elle change de batterie, s’grrête tout à coup, eint de Subir une attaque d'apoplexie foudroyante, et d'étend tout de son long sur le carreau comme une masse inerte. Loe furet s'approche de la défunte, Ia flaire dans tous les sens, constaté le décès et, dédaigneux de la chair, se couche. auprès et se rendort avec la stoïque in- Ad son espèce, À peine a-t-il fermé les yeux que la morte ressuscita et relève. la töte pour juger de la situation! mais le mouvement qu'elle à fait a suffi pour troubler le sommeil léger de son argus, à qui aspect de cette tête dressée rend l'espoir d'une saiqe copieuse, idée. fixe.des furets. II est sur son sujet l'un bond, et se met en devoir de pratiquer l'opération. Désappointement nouveau, désillusion cruelle; la tête s'est détendue machinalement et s’est roidie en retombant lourdement sur le sol, preuve que l’apoplexie n’était pas
” simulée et que le col ne s'était redressé que sous l’éffort
d'une convulsion dernire. Et le praticien trop expert de regagner ga paillasse pour reprendre son gomme. Ce que voÿant, le propriétaire, qui observait le débat par le trou de la serrure, entre-bäflla la porte er abréger l'expérience, et le Canard, profitant aussitôt de la voie de salut qui lui était offerte, s esquiva vivement, abandonnant le furet mystifié à ses réflexions amères.
Or, voici en deux mots l'explication du mystère: les furets comme les fouines sont des hêtes qui n'aiment que 1e bang, et qui savent par l'expérience que ce liquide ne ne coule pas de la saignée après la mort. Voilà pourquoi elles méprisent souverainement le cadavre, et pourquoi, dans l'espèce, notre canard fut sauvé. . . Maintenant qui avait pu révéler à l’innocente volatile, dans un âge aussi tendre, les mystères les plus profonds de l’organisme et le secret des secrets du furet ?—TousssneL.
* No. 587. Aix sponsa.—Barmp.
Anas SpOnsa—AUDUBON.