‹ Ornithologie du Canada [microforme]Chapitre 20 sur 25 · IL CANARD EIDER · texte numérisé non relu

IL CANARD EIDER

| (ider Duck.)

„II habite l’extrôme nord du Canada, le cercle arctique et les mers glaciales du pôle, où il niche au milieu des rochers. baignés par la mer. Les Hider tiennent la mer de long du jour et reviennent à terre vers le soir. Le nid est composé du duvet de l'oiseau et du vareoh. La femelle se cha seule de l’incubation : le mâle veille dans le voisinage du nid. Le duvet de l' Lider est fort. précienx. Lorsque l’on enlève une première fois ce duvet ou edredon, du nid où il recouvre les œufs, la femelle: se déplume une seconde fois pour en reoouvrir son nid, dans lequel elle fait une deuxième ponte; si l’on dépouille le nid une troisième. fois, une troisième ponte a lieu, mais c'est alors le mâle qui fournit le duvet. II faut respecter cette, dernière couvée, sans quoi la place serait désertée pour toujours. Ce Canard.sa rencontre au Ladrador et à Terre-Nouve où il ον .

Eu juin, juillet et août, les Canards disparaissent presque de nos grêves : mais en septembre, ils y toviennent par wiiliors. Le mode de la migration des Canards en Franco, d'après Chateaubriand, est assez appliquable à nos contrées, moins pourtant les „manoirs gothiques,” car nos manoirs en Canada datent comme l'on sait, de quelques années plus tard le moyen âge. a

Le chantre de Cymodocée, vient de mentionner l’hirondelle, cette fille de rois, comme il l’appelle, qui passe l’été aux ruines do Versailles et l'hiver à celle de Thèbes : |

‘ A peine a-t-elle disparue, dit-il, qu’on voit.s'a-

vanger sur les vents du nord une colonie qui vient

remplacer les voyageurs du midi, afin qu’il ne reste aucun vide dans nos pes Par un temps grisâtre d'automne, lorsque la bise souffle sur les

„No. 006. Somateria mollissima— Bann.

Faligula mollissima-—AupuBon,

champs, que les bois pbrdeut leuts dernières feuilles une troupe de canards sauvages, tous rangés à la file, trayersent en silence un ciel mélancolique. S'ils apergoivent du haut des airs quelque manoir gothique environné d'étangs et de forêts, c'est là qu'ils se préparent à descendre: ils attendent Ia nuit et font des évolutions au-dessus des bois. Aussitôt que la vapeur du soir enveloppe la vallée; 16 ou tendu et l'aile siflante, {ls sabattent tout à coup sur les eaux, qui retentissent: Un ori géné: ral suivi d'un profond silence, s’élève dans les marais. Guides par une petite lumière, qui peut être brille à l’étroïté ‘fenêtre d'une tour, les voyageurs s’approchent des murs à la faveur des roseaux et des ombres. Là, battant des ailes et poussant des cris par intervalles, au milieu du murmure des vents et des pluies, ils saluent l’hübitation de homme.“ (*) R 0 Dimensions 25 x 42.

Page 1