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CANADA

Si le spectacle de l’inépuisable variété de la nature dans le règne animal; si l’agréable mêlé à l’atile dans ses combinaisons les plus enchanteresses; si la contemplation de ce qui à la fois flatte la vue, charme l’ouie, captive les sens, a été l’objet des études constantes de plusieurs des

grands écrivains de l’ancien monde: le nouveau,

à également vu s'élever au sein de ces vastes forêts, près de ses cataractes retentissantes, des voix éloquentes qui ont célébré d’une manière non moins digne les merveilles des bois et des champs. Au front de la vieille Europe se groupent comme une auréole les noms des Lacépède, des Buffon, des Linnée, des Cuvier; phares reslendissants de la pensée, destinés à guider dans es sciences naturelles les pas des générations à venir. L'Amérique a aussi, dans cette même carrière,.ses privilégiés de l'intelligence, ses Wilson, , Sés Agassiz, ses Audubon.

Avant d'entrer, en matière, signalons, une circonstance propre à augmenter pour nous, arrière: neveux de la France, nos sympathies pour l'étude de l’histoire naturelle ; c'est que, bien que la famille anglo-saxonne répandue sur les deux rives de J Atlantique ait donné naissance aux Pennant, aux White, aux Wilson, aux Baird, aux Cassin, aux Lawrence et aux Brewer, hommes fort distingués d’ailleurs, néanmoins dans cette matière, les

* Fils de Lucien Bonaporie et Prince de Musignano.

intelligenoes mères, tels que Onvier; Buffon, Bonaparte, Agasais, et même Audubon, appartiennent à cette antique race gauloise. Nommer ces flambeaux de l'esprit humain, c'est, ce semble, assez démontrer l'importance et la portée de l’histoire naturelle. comme étude. Cette science est d’ailleurs si vaste, que chaque. branche mériterait d’être traitée séparément.

Pour le quart d’heure, nous nous en tiendrons au département qui a le plus d'nttrait pour la généralité des lecteurs, l’ornithologie ; ce département, nous le restreindrons encore à l’ornithologie de cette partie de l'Amérique qui nous est la plus chère, le Canada; champ entièrement

vierge où de nombreux épis n’attendent que le moissonneuu. e

-‘#-L'ornithologie des Etats Unis, a dit aveo “raison Wilson, dévoile à nos regards les cou- ‘leurs les plus séduisantes dans la chaîne des 4 gtres, depuis l’oiseau-mouche aux ailes de trois pe ave de long, où l'or, azur et la pourpre se % Adisputent empire, jusqu’au condor au sombre “plumage, avec une ‘envergure de seize pieds, 4 qui séjourne dans nos régions boréales ; elle “nous fait connaître des milliers de chantrés ailés “qui, pour la variété, la mélodie et la douceur du ramage, n'ont de rivaux dans aucune autre partie du globe; elle nous dévoile leur migra- „tion inoessante, de la sone torride à la zone “-tempérés; du nord au sud, et vice versd, A la % recherche de climats, d'aliments et de saisons % οmvenables; elle nous montre une si ‘étonu nante diversité d' allures, de formes, de facultés egi uniformément héréditaires dans chaque ‘es “:pèce et si bien ‘adaptées à ses besoins, que “nous sommes saisis d’étonnement et d'admi- . ration à la vue de la puissance, de la sagesse “ et de la bienfaisance du Créateur. Une étude si propre à redoubler nos jouissance à si peu de ‘frais et à nous conduire, par un sentier émaillé

4 de fleurs; à la. contemplation et À :l’adoration du grand principe, du Père et du Conserva:

teur de tous les êtres, ne peut donc.ôtre ni de cles ni inutile : au contraire elle est digne 4 de l’homme et agréable à la Divinité, ”

Ces nobles paroles font autant d’honnenr à sa tête qu'à son cœur. Voilà la science sur laquelle nous désirerions voir se porter l’attention de tant de sains et vigoureux esprits, qui, cheque jour, acquièrent un nouveau développemeni: . c’est dans oe but que nous examinerons. oe qui se

se sur les gutres points de notre continent.

Parmi les villes de l’Union où l’histoire naturelle a pris un essor rapide, citons zurtout Bos: ton, l’Athènes de l' Amèrique, ten be delphie, la Corinthe du Nouveau Monde, (“) et la capitale. fédérale, Washington, avec ges musées, son oapitole et E onian Inagitu:

gens fondé en 1846, par la libéralité d'un particu-

üer. Cette fondation a singulièrement prospéré ;

le talent et le ça ebene J emploie chaque

année à reculer les bornes de l'esprit humain, dans les sciences alem spl ceront cette eg sous peu, si elle n y est déjà, au premier rang des gocietes scienti —— e Paasrig 6. T'Histoire Naturelle paraît y être une des études de prédilection... Le Smithsonian Institution, envoie chaque 6t6 d'infatigables missionnaires aux cimes des montagnes rocheuses, aux prairies de l'Ouest, aux savañes du Sud, au Canada et jusqu'aux régions pates du pôle, à la recherche d’animau ét W'oiséhux fncoinus ; bes nobles enthous siastes de la science (inspirés pur l'ardeur qui oussa l’infatigable Pierre Chasseur (f) à passer eux étés dans les montagnes du Canada, pour

% L'acndémie, den, sciences naturelles. de cette: ville contient ls plus riche collection d Histoire Naturelle de

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