LAL DR WASHINGTON
ird of Washington.) wollt, % Audubon décrit, sous Je nom d'aigle de Washiugton, une espèce d’aigle pêcheur que Ohg. Le. Bonaparte réunit à l' Aigle à tête blanche. IVornithologiste américaïn l'observa’ pour la première fois en 1914, et fut, dit-il, plus heureux en découvrant cette nouvelle espèce, qu’Herchel en découvrant sa planète. C'était au mois de février: Audubon rémontait le Mississipi ; une bise 3 l'enveloppa, il était en ce moment mort à l'enthousiasme, et Veyait avec indifféreñce défiler devant lai des myriades d’oisetux aquatiques qui descendaient le fleuve. Tout-ä-coup un Aigle passa au-dessus de sa tête, il se leva, et reconnut au premier coup:d'œil que l'espèce était nouvelle pour lui. Aussitôt il barqua et vit An 0 so dirigèr vers de hauts tovhers: Le lendemain il alla se poster vie- vis de +: endroit, et Cr patiemmeut la page d' His.
toiré que devaient lui fournir ces oiseaux jusqu'alors indonnus. Après quelques heures d'attente, il enteudit un sifflement, et vit au bord de la saillie la plus élevée du roher, deux oissaux qui & agitaient avec les signes de l'impatience et de Id' joie :: . talent les aïglons qui salüaient le retour de leurs
parents; Je père parut le premier, tenant dans Lon
e un poisson qu’il apporta à ses petits; la mère vint ensuite, ‘tenant aussi un je J mais, plus prudente qus son compagnon, elle jeta autour delle un regard défiant, epa homme qui 8e tenait immobile en face du rocher : anssftôt elle lacha sa prôie, et se mit à tourner au-déssus de lüi en pots. sant de grands cris pour léloigner. Les petits s'étant cachés, Audubon ramaseh le poisson"; c'était
une grosse Perche. II revint le lendemain sans
rien voir, puis le surlendemain et attendit toute la RAM ORNE en MORE ad RAA 55 l 00 HE CN
* No. 41.—Halisetus Washingtonii.—Baïrn.
. Haliaetus Washingtonii.—AuDuBon.
journée; mais l'invabton avait 61 prévuelet la famille avait Nn de quartier. Deux ans après, il vit un aigle pr 5040 10 pèce. se. lever audessus d' un enolos, o , + qu jou 16 N on avait tus des Poras: il arma son fusil, et s 10 , dement; U ge Vattendit sans. parait e. effra mourut sur le,chbamp ; à 1 Te dessin le, décrivit et lui donna je nom de Washington. L'hiver suivant il put observer à. loisir les mœurs, d'un coma, do ces animaux. Leur vol est différent de celui de l'aigle à tête. blanche : Aigle de Washington oiroonsorit un PU grand ange et plane plus près de la terre et de l’eau ; quand il fond sur sa proie, il décrit. autour d'elle une spirale, qui se rétrécit peu à peu, dans l'intention, évidente, d'empêcher tout mouvement de, retraite, de sa victime ; il, ne tombe sur elle qu'à. quelques toises de distance, mais, il s'élève peu, ot san: . forme an angle très. aigu avec, la surface, de Len
JL'aigle 4% Wasbington, tel que. peint par Avdubons, a fait le désespoir des naturalistes : il paraît
u’il n'existe, qu’ 5 pol individu de ostte espèce -
us les Musées, de la Grande République, sayoir dans. le, Musée de Philadelphie. Le professeur. nous éorit que tous les individusqu'on lui a envoyés somme étant des aigles, de Washington 1 eue exsmen ont été reconnus comme. des 950 à 40 te blanche ; les scutelles sur les tartes, que leur assigne Jade von, ne se trouvent sur auaun aigle tué gur Lu con; nere et o ost Id o, qui embarasse.
* beaux aigles () ant été tnés qu dag mens y
née. dernière :, Tree A males de ashing-
ton On Ja Le re na ay i Veen 1 x go
Î en 1 1 LA j 1K Finne 8 $
Ke A Tn BLANCHE. *
(Bald Begle.) 10 Deng bé Cette . habite e l'Amérique
Septentrional u moins commune en Cid, à de tale . Ene niche zur les rochers N et sf ärbres à cimé large et éleréè dans les savanés itipénétrablés. Les œufs sont d'un blaue jaunktre, tacheté de gris Toussdtre, l'ibtérièur de ia coquille est dun beau vert. Les al les cotthencent Ia porte dans les ré fe te s des Eta
Unis, Elles ue la Virgluſe et ! fini Ivaüie, e février'et mars, L’aigl tés blé iche es Vemublöme —.— de 9 9 ine 10 si 1 5 un vol plus puissant, le condor excepté; u n'a plus de force, d'adretbe et ‘de lege; mais — ‘Caractère est féroce et tyräinique : 5 auklin A 1 tr prouvait point ſe choix que 6e 60 mpatriotes avaiônt fait de l'aigle tate Tinga pou pour blason national. Un bri And alle, ‘disaic:il, qui ‘profité de 8e dvantäges pour ravir aux ais pr À 4 —— EMA Jui Je butin LU ont conquis, t'est pas dig présenter (dépaidatite Toyalé ét généreune uple amérionin. C'est un s ctacle” dote,
dit de Voir tournoher au-déssus de I cata raste de ‘Nisgaté, oe féroce ravisseuf, en quête” des caroassès" de chevreuil, d'ours Qu” ‘gtres suimiaut
+ + so: 43 NRA yédsbées id Ea restée (NUL ee Haliaetus leutocéphalüs.Audubon.
0 D. O., Thomson, : négociant de Québec, 8e trouvant en mai dernier sur les rives ds la Rivibre Ste. Olair, sur fins ouest de la Province, vit an moins dix, Aigles,
1 que | le cadavre ( lun gheval mort et:80 gorn
90 Un woah &: Allan prétend" varolr tus asser
wmentldans le voisinage de dronto. Setait-ve: dette
espèce = ee dire. de nos chasseurs fréquente da baièure
8,, vis-àryis, St Jean. pere Joli. II se ren-
ord sur les grands
W 550 einst que 1 1 À le du}
entrafnés dans l’sbîme.. On nous saura gré d’em: prunter au père de l’ornithologie américaine une de ses pages les plus éloquentes.
6, Voulet-vous, dit P illustre Audubon, connaître la rapine de l'aigle à tête blanche ? . Permettes-moi de vous transporter sur le Mississippi, vers la fin de l'automne, au moment où des milliers, d'oiseaux . faient le Nord, et se rapprochent du Soleil, Laisses, votre barque effleurer les eaux du grand fleuve. Quand vous verres deux arbres. dont la cime dépasse gui les autres .cimes, .s’éleyer en face lu de l’autre, r les bords du fleuve, lever les Jeux; l'aigle est l, perché sur le faîte de l’un des arbres ; don œil étincelle, et roule. dans son ‘orbite, comme un, globe de feu. II contemple ‘attentivement la vaste étendue des eaux; souvent. Wa détourne et s’absisse vers le sol; il observe, i attend; tons les bruits sont écoutés, recueillis par son oreille vigilante le Daim qui effleure à peine les feuillagés ne lui échappe pas. Sur l’arbre.op-
pond d eee pi e; de moment en le
moment son ori semble exhorter je mâle à la patienoe. II y répond par un battement d'ailes, pat une inclination dle tont son corps; et par un glapissement aitzre el stridept, qui ressemble en, rire dun maniaque ; puis il se redresse, immobile. et silencieux comme une statue. Les Osnarda, les Poules d’eau, les Outardes, passent audessous de laï, en bataillons serrés que le cours du fleuve em · porte vers le sud ; proies que l'aigle dédaigne et que ce mépris sauve de la mort, Enfin, un son lointain, 2 le vent fait voler sur le oourant, arrive à l' oute
s deux époux : o bruit a le retentisssment et la raucité d'un instrument de cuivre ; c’est la voix du cygne. La femelle avertit le mâle par par un appel composé de deux notes: tout le corps de Paigls frémit 3 deux ou trois coups de bee, dont il frappe rapidement: son plumege, le préparent :à zon expédition. II va partir. Le Cygne vient, comme un Vaisseau flottant dans Pair, son con de
a gré d' em. ie une de
a, connaître rmetteꝛ · moi vers la fin dell. Tei oleil. Laisfand fleuve, ime dépasse ace. l'un de les yeux; des arbres; bite, comme itivement la à; regard ee observe, il xcueillis par
Ae PRE un. glapis- W.
mobile et anarda, les dessous de fleuve em · igne et que on lointain, ve d l' onẽꝭẽ 5 C'est la b mile par ut le corps bee, dont préparent à gué vient, son. oon de
neige étendu en avant, l’œil étincelant d'inquiétude, Leet précipité de ses afles suffit à peine à contenir la masse de son corps, et ses pattes, qui ee Ploient sous sa queue, disparaissent à l'œil. I approche lentement, victime dévouée. Un ori de uerre se fait entendre. L’aigle. part avec la rapidite de l'étoile qui file. Le Cygne a vu son bourreau ; il abaisse son cou, décrit un demi cercle, il manœuvre, dans l’agonie de sa terreur, pour échapper à la mor.
Une seule change de salut lui reste, c’est de plonger dans le courant ; mais l'aigle a prévu ce stratagème ; il force sa proie à rester dans l’air, en se tenant sans relñche au-dessous d'elle, et en menagant de la frapper au. ventre où sous les ailes. Le cygne s’affaiblit, se lasse, et perd tout espoir de fuite; mais alors son ennemi craint encore qu'il n’aille tomber dans l'eau du fleuve : un coup des
" serres de l'aigle frappe la victime sous l’aile et la
précipite obliquement sur le rivege. Tant de prudence, d'activité, d'adresse, ont achevé la conquête, Vous ne verres pas sans effroi le triomphe de aigle ; il danse sur le cadavre, il enfonce profondément ses armes d’airain dans le cœur du cygne mourant, il bat des ailes; il ‘hurle de joie ; les derniòres convulsions de l'oiseau semblent l'enivrer, il lève sa tête chenue vers le oiel et ses e se colorent d’un pourpre emflammé: Sa femelle vient le rejoindre ; tous deux ils retournent le cygne; pereent sa poitrine de leur bec, et se gorgent du sang chaud qui
“N'est-ce pas là, s'écrie un naturaliste frangais, & un drame tout entier, avec. son exposition attas ‘“'chinnté, son trouble croissant et ses péripéties ‘imprévues ? N'y trouve-t:on pas terreur et pirid % %] me dans la véritable tragédie ? Que l’on rap. 6 proche de cette magnifique peinture de mœurs lès ‘plus belles pages de Buffon et l'on verra la distance ‘ qui sépare le naturaliste sédentaire du naturaliste ‘ voyageur... Loin de nous l’ingrate et témé.
ce raire pensée d’affaiblir l'admiration due à l’im- «mortel écrivain que la France comptera toujours 4 avec orgueil parmi ses gloires scientifiques, e 4 littéraires. En invitant. nos lecteurs à étudier ‘comparativement le style de deux hommes si 44 éminents, nous voulons seulement leur faire sentir ‘combien un esprit souple et exact, qui a étudié de pres la nature, a l’avantage sur le genie le plus 6e brillant qui n’a pu l’observer que dans une ména: & gerie ou dans un jardin. L'amour passionné de ‘ l’histoire naturelle, voilà. tout le secret du talent e descriptif d’Audubon, et l’observation attentive „des faits a suff pour donner à ses tableaux une “ chaleur et un coloris que l'écrivain le plus habile “ ne saurait trouver daus la poudre du cabinet.” . Avions-nous raison de dire que l’Amériqüe avait, elle aussi, ses privilégiés de l'intelligence ?
LES HIBOUS DU CANADA. … Lie hihou a de tout temps, par ses mœurs étranges, ses habitudes solitaires, ses lugubres accents nooturnes, inspiré aux peuples une terreur vigue:mêlée de mystère. Les Grecs l’appellent Athéné (Minerve) parce qu'ils lui attribuent la connaissance de l'avenir et Surnion (*) oiseau de mauvais augure, étant, disent-ils, un prophète de malheur aux individus et aux nations. II joue son rôle obligé dans les. peintures des poëtes. qui le font. intervenir à point nommé, au fort de la tempête, dans la solitude de la forèt--pendant les ténèbres dela nuit, dans la tour vermoulue d'un château gothique. — Shakespeare fait dire à-Casca, un des conspirateurs, que parmi les phénomènes effroyables dont Rome vient d'être le théâtre et qui présagent la mort de
(% Texte Grec.
à imtoujours ques, et étudier nimes si re sentir tudié de 7 le plus * e ména⸗ 3 onné de u talent ttentive aux une s habile net.
ie avait,
ran L E 95 ats noe:mêlée (Miaissance augure, x indigé dans srvenir dans la la nuit,
igue.—
rateurs, Rome mort de
‘éonsolat de L. Cassius et de C. Marius, un grand hibou, pianent au-degsus du capitol, vint ejouter à l'épouvante généralé. On a, même prétendu que l'ncendiaria Avis de Pline (+) n’était autre chose
tué lé hibon. Aldtoÿande, qui s'est donné Ja peine
de : recueillir les opinions sur cette matière, est d'un avis contraire, Parmi les aborigènes de l'Amérique, le grand hibou est l'objet d un culte spécial ; ‘leurs prêtres l'ont adopté-comme le sym- ‘bolé de ET éme et de leur dignité, . “ Les Creéks, dit Bartram, se distinguent par le respect
dont ils entaurent cet oisenh Je, plus jeune des prêtres ou devins revêt une tunique blanche et fait
ae lui un énorme, hibou empaillé avec beaucoup d'art: il imite par son maintien Ja gravité et la taciturnité du hibou et traverse le village en chantant à demi voix une douce psalmodie.”, Oos oiseaux se divisent en deux classes distinctes lesquelles comprennent elles-mêmes plusieurs subivisions) savoir, les Diurnes et les Nocturnes. Nous donnerons le pas à ces derniers.
Les rapaces nocturnes ne voient bien que pendant le crépuscule et au clair de la lune ; leurs yeux sont gros, leur tête fort grosse. Chez eux, le sens de l’ouïe est d’une finesse extrême Leur nourriture consiste en rats, souris, oiseaux et insectes que le rapace nocturne saisit à l’improviste, favorisé par les ténèbres et par son vol merveilleusement silencieux. Il avale sa proie sans la plumer ou l'écorcher : plus tard la peau ou les os sont reyo-
mis en boulettés. Le jour, il dort dans son trou: Lire rr MIT iR : ?
DEP % And yesterday, the bird af night did sit:
Even at noon day, upon the market place
1 Hootin La nd sh 0 in ne a 1 f FE de Jules d, , Nu, II).
er e een prédire Ia mort de Didon par un einn MAN S00 901 in in FOI 1 Solaque culminibus ferali carmine bubo Sespe queri, 1 is fletum ducere voces.
(t) Pline, frre X, o. iss.
mi, par accident, il en sort, son apparition est uno tête pour les ‘corheilles, pies, Jay, hirondelles et autres voisins qui viennent à Penvie l’insulter par leurs clämeurs el leurs coups de bes. Le nogturne ne cherche pas à 8e défendre; fl se blottit, prend les atlitudes les plus bisarres gt attend patiemment que le rétour du crépuséule lui permette de prendre en revänhié. "Il süfft' de placer une chouette, on meme d'en contrefaire 16 cri) pour attirer toute Ia tribu ailéé du Voisinage. Les choses n’ont pas chängé depuis Aristote, qui note le fait. G50
pacés vivent isolsment ou par couples ; duelque-
fois, ils voyagent par troupe : leur plumage est en A ER rand nom de 128
néral remafqus 7 graud nombre de taches, | de lignes; dé bandes dont il est irrégulièrement per semé. ‘ La plupart des Cbonettes ef des Hibons des Etats. Unis e e printemps, du sud au nord, et ef automne du nord au sud, Vieillot a remarqué. qué bes Oiseaux voyageurs sont presque tous demisdiurges. Plus I'hiver est rigoureux, plus ils pénètrent dans les contrées méridionales, alors on tenéontre à la Louisiane des Oiseaux qui ne font leur ponte qu’à la Baie d'Hudson. En tête
des rapaces nocturnes, plapohe le Duo de Virginie surommé ordinaïrement 16 Chat-Huant Crndiqn
LE CHATAUANT *#
se „Firginjan Owl. .
Ce brigand de nuit est de la taille d'une dinde; son corps est, en dessus, d un brun varté de ligtes finés, rousses et grises: le milieu du ventre est blanc; les côtés de la poitrine et les flancs sont fauves, puis blancs; rayés en travers de nen eur dune deen fe guise : 1 queue ert arrondis et barré de bran clair : le collier est blanc, le tour des yeux blanc, puis fsuve. * No. 48.—Bubo Virginianus,—Baran. t.
a Bubo Virginianus.—AuDusox,
mn est une ndelles et sulter par | nogturne tiemment le prendre ouetle, gu r toute la n’ont pas fait. Ces À quelque-
nent par.
libous des sud au Vieillot a it presque eux, plus les, alors x qui ne An tête Virginie anadien.
15 est en
Deus aigrettes de plumes l' ont fait surnommer le Grand Hibou d. cornes. Dans les forêts denses de
Indiana, dit Wilson, j'ai plus d'une fois entendu
pendant 1a nuit oette sentinelle solitaire, pousser des 55 d faire trembler une garnison entière, Naugn O.
ung O] Ses lautres solos nocturnes étaient non
moins mélodieux et ressemblaient tautöt au hurlement dun chien qui a perdu son maître, tantõt au xûle zétouffé dnn assabsiné qui orie en vain au seceurs. Oe sont les :accents lugubres du duo de Virginie qui éveillent. la nuit nos oampagnards oochpés en mars et avril à la confection, du sucre d'érable, sur
le versant des collines. Le due fréquente. surtout les bois voisins des rivières, Le jour, on le
voit seul, scuvent sur les grosses branches les plus touffues; si on le surprend, il se réveille, siſſie, fait rouler ses gros Jeux en se balangant diun- pied our autre. Gependant, si, Eimportun s approche, il s’envéle ; mais ébloui par Ia lutuière du. jour, il
se dirige mal, et cherche & se..eacher.dans le fourré
le plus voisin. Le. Duc de Virginie a le vol élevé, rapide et gracieux ; il plane avec ‘aisance et en
nd oerole par la simple inolineigon de ses ailes et
de sa: quene. De temps en temps, il effleure silendiensement la terre avec véloeité, et saisit sa proie à d'improviste ; quelqueſois il s’artête, subitement sur quelque palistade, secoue ses plumes et pousse un ori horrible. Quelquefois, quand on est'éloigné de
lui que de cinquante pas, il dit son hou-how de ma- ‘bière: à faire oroire qu on entend un cri. lointain à plus d’un mille de distance. Dans l’intervalle de
Chaque cri, il fait claquer son bec comme par passe- ‘temps, ou bien il aiguise le bout de ses maudibules, de ‘même qu'un sanglier aiguise ses défenses. Dindes, poules, perdrix, canards," poissons morts, n ses éntraniéte et en pie résistance, II des avale. tout entiers avec la plume,
oilases entremets et 5s pipe de
Fa $ 45
le poil et les os ( C’est dans les nuits seroines qu’on: peut le voir voler, silencieux et rapide, à la recherche de sa proie.: : : „i geo Le marinier descendant le Grand Fleuve, (le c Mississipi) remarque le nocturne ohasseur qui te passe au-dessus de sa barque; les ailes ‘étendues, 46 il franchit les collines, ou bien descend et s’élèvo “dans l'air comme une ombre, ou bien disparaît ‘« dans les bois. Le bateau qui suit le cours sinueux ede la rivière, arrive bientôt dans une anse que e horde un champ nouvellément défriché ; la lane ee brille sur l’hamble chaumière du colon ; dans le te petit champ qui l’entoure, un arbre que la hache 6 a épargué, sert de juchoir aux oiseaux domesti - “ques, qui doivent bientôt peupler la basse- our. 00 Parmi eux se trouve une Dinde qui couve. : Le 4 grand Hibou, dont les yeux: perçants ont découet vert sa proie, plane ciroulairemert autour de 46 Farbre et médite son attaque. Mais la Dinde est $ aussi vitzilante que lui; elle se dresse sur ses e pieds, agite ses ailes et glousse si bruyamment, ce qu'elle réveille tous ses voisins les Coqs et les | ‘4 Poules; le caquettement ‘devient général, et le “colon se réveille k son tour. II est bientôt sur | . ce pied, prépare son fusil, ouvre la porte et regarde f “dehors; il voit le maraudeur emplumé qui s'est | eh 175 sur une branche morte et d'un seul coup, | ce il rétablit la tranquillité dans son poulailler sus- | “pendu”? NOR LH en, EU D np f 4 .
de Les géstes ridieules et les évolutions bizarres du 1 b g
(*): En avril 1721, Charlevoix écrivait de Chambly, à
Ia duchesse de LesDiguères: “ Le Chat Huant Uanadièn
n'a de différence du Français qu'une petite fraise blan-
.“ che autour du cou, et un cri particulier. Sa chaire est
„ bonne à manger, et bien des gens la préférant à celle.
de la Poüle: Sa provision pour’ l'hyver ‘sc: des Mulots, de quxquels il casse les pattes et qu'il engraissr. et nourrit avec = “soin, jusqu'é ce qu'il en ait besoin ! ! ! „ll est permis d'en
douter (Note de l’auteur.)
seroines de, à la
uve, (le eur: qui tendues, t s'élève disparaît inueux anse que la lune dans le la hache domestissé-cour.
we. Le
t décou-
tour de
inde est
Bur ses
amment, set les 1, et le ntôt sur regarde qui:s'est ul coup, ler sus-
arres du
ambly, à banadien ise blau:
haire est t à celle. > Muloie,
ryié avec mis d'en
ne pouvant plus désormais supporter la vue de la erëatu
Grand Hibou, qui veut plaire à sa compagne, ne ge peuvent décriré : oe sont des oourbettes, des demi. tours, des oontorsions, des olaquements de beo, dont le spectacle dissiperait la plus souibre mélancholie 1 elle y répond en imitant les allures et la pautomine de son compagnon. Puis tous deux vont construire, en mâi, au lar épais des bois, leur nid, qu'ils fixent sur une maîtresse branche, voisine du tronc princi. pal: il se compose de petits bâtons tortueux et est tapissé à l'intérieur. de plumes et d'herbes fines, Le due de Virginie pris au nid, s’apprivoise—-il n’émigre pas et passe l'année chez; nous; ainsi s'exprime Audubon Le Grand Hibou-à cornes, lorsque son plumage est en saison, est un des plus nobles oiseaux de Ia Faune Canadienne--sa forcu, son
courage indomptable, sa férouité; (*) Pont fait sur-
5 (#). koi, un tableau sombre du natutel du Graud Due Européen, le cousin: germain de notre Chat-Huant;
Un procureur du roi de Aveyron nourissait un
Grand-Duc, il y a douze ans de esla. Des gens de la campagne;lui apportent deux jeunes qisillons de l'espèce,
gouverts encore de leur premier duvet. Le magistrat
confie à tout hasard l’éducatiün dé cette jeunesse & son pensionnaire, qui était un mâle et qui s’aquitta des de-
voirs de sa Charge avec un zéle tout:maternel at digne Vun meilleur sort, gar do premier éssai que firent de ler rs torces les deux jeunes élèxes parvenus à Ladolescenge,
fut d'ocelre pendant son sommeil leur père nourricier, de lui trancher la tête et de le dévorèr, Apres quoi le pla
fort des deux, la femelle, tua sou frère et le mange
comme elle avait fait de son pòre. Alors le magistrat effrayé de tant de perversité dans un âge aussi tendre, et re scélérate, s'en défit en faveur d'un savant de ses amis qui
“habitait Toulouse et qui ‘était précisément enquête d'une “épouse pour un jéuns bissen qu'il avait 6tevé.:Le mariage ‘eutlieu sous les plus favorables auspices; mals l'habi. ‘tué du cannibalisine est une-béconde ‘hatare. ét 11 n'y
avait guère à espérer què celle qui avait débuté dans la vie par le parricide et la frattiéidé, réeulât devant le conjugicide. En effet, Pinfüme astassine saisit:avec/ardeur la première occasion qui s'effrit de se charger la conscience
| habite
demeure, Plusieurs
ie di if nommer mai jo-hibou= l 7 * en Amérique, ‘ain variétés: de er ‘espèce; savoir ; paoifious, jatlanticussrotions, magel nieus, . en un pri er rip r 05 Don
„8 CHAT- HUANT ANT DE LAPONIE, * 4 (tee Ofneréouk Ov)”
Oste e tie surpassé: en grosseur Je Due de Virginie ile" eh: diffère dans la couleut et en 6e qu'elle" n’a pas ‘d'aigrettes ou ‘ cornes : elle
l’éxtrérié Nord, et ss rencontre dans le yoisinutze de la Baie d Hudson; ee n est qu'un i accidentel den nos latitudes, quoiqu en dise J. Cassin, ut-êtré la plus haute dutorité contemporaine en mérique) lequel sur le témoignage da Dr. Hall, de Montréal, prétend que oe hibou est assez com mun que en sl environs.de Montréal o if çouve, on
:Avouons que nous tenons: beauc:
Seen de fait. G'est le plus gros de nos Abbe
4 Dimensions 2 80 x 484.
Ou nous apprend qu'il ya beauoouy 45 one octobre, mars, avril at mai, dans toute Je Chazu pe Laurentides, aux environs de cette ville. ne Bas résidente sur les bords du lac: Laurent; ot ron (Comté de Québec); aflirme qu’elle en *
jusqu'à" six perchsz (8
mee temps sur 18 toit |
Jhat-Huauts ont St tués dns des bois daus le voisinage dus St. Mannen, -Disteigt de Frois-Rivières. . nos ab 121
#1 ; rhone