‹ Ornithologie du chasseurChapitre 23 sur 65 · COURLIS CENDRÉ OU GRAND COURLIS · texte numérisé non relu

COURLIS CENDRÉ OU GRAND COURLIS

(Numenius arquatus. LINNÉ.)

D'après Belon et Aldrovande, le courlis était réputé excellent gibier. Aujourd'hui on n’en fait aucun cas; .sa chair a une trop forte odeur de marais.

Le courlis a le bec long, grêle et arqué; sa taille est celle d’une volaille ordinaire, et son plumage est teint de blanc et de brun sur gris; le ventre et le croupion sont blancs. Les plumes des parties supérieures sont tachetées de brun et frangées de gris blanc ou de roussâtre; la queue est courte, d’un cendré blanchâtre, avec quelques bandes brunes. Les pattes sont longues et grises.

La femelle est un peu plus forte que le mâle, et elle est généralement plus grise.

Le courlis court très-vite et vole en criant, surtout le soir et la nuit; son cri peut être représenté par le mot {urrlui répété deux fois de suite. Il est de passage en France dans les mois de mars, d'avril, d'octobre et de novembre. Au passage d’automne il arrive en bandes assez nombreuses, tandis qu’au mois de mars on le voit souvent par couples ou par compagnies de quatre ou cinq.

Il niche sur le bord des eaux; la ponte est de quatre ou cinq œufs d’un jaune verdätre, avec des taches grises, brunes ou noirâtres.

Pendant le jour, les courlis se tiennent dans les joncs et les roseaux, et ils ont un fumet très-prononcé : aussi les chiens d’arrét les suivent-ils aisément ; ils gagnent beaucoup de terrain à pattes et ne prennent le vol que lorsqu'ils sont serrés de près ; il faut les pousser rapidement, et comme leur départ est lent, ainsi que leur

‘1N9JIDA PLIUOSUION ‘f ‘1N9S$82U9 UP 9180[0UIIU10 ‘nudIuY

Page 1