Phrygilus alaudinus
Fringilla alaudina, Kirrz., Kupfertaf. Vœg., tb. XXII, fig. 2.
Emberiza guttata, MEYEN, Nov. Act. Leopold. Acad., XVI, suppl., DA XI fie: 1
Fringilla campestris, Grirr., Anim. Kingd., Il.
Passerina guttata, Larr., Magaz. Zool., 1836, Ois., tb. LXX.
Euspiza alaudina, Gr., Gen. B., II, p. 376.
Phrygilus alaudinus, Cas., Mus. Hein., 1, p. 135 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 31 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 521.
Phrygilus laciniata, PEALE, Unit. St. Expl. Exped., VIE, p.121.
Ph. cinereo murinus ; dorso rufescente murino, nigricanti strialo; abdomine latissime albo; cauda nigra fascia mediana alba.
g Ad. — Tête, devant du cou et milieu de la poitrine d'un plombé bleuâtre intense et uniforme, tandis que les côtés de la poitrine sont d'un cendré beaucoup plus clair, les lores et une fine bordure frontale paraissant être sous certain jour d’une nuance beaucoup plus foncée que les parties
environnantes; derrière du cou et dos d’un gris roussâtre varié de stries noirâtres, petites au cou et grosses ensuite; croupion cendré, sus-caudales noirâtres bordées de gris; milieu de l'abdomen largement blanc, les flancs gris, sous-caudales blanches. Aïles et queue noirâtres, à petites et moyennes tectrices alaires largement bordées de cendré bleuâtre; les bordures des grandes tectrices, des rémiges primaires et des secondaires grises, celles des tertiaires et de quelques secondaires voisines larges et fauves roussàtres; les rectrices, excepté les deux médianes, ont dans la deuxième moitié de leur longueur une grande tache oblongue blanche sur toute la largeur de leur barbe interne, dont la réunion forme une large bande en travers de la queue; sous-alaires cendrées. Bec et pattes d'un jaune pâle; iris brun foncé.
Le mâle probablement moins adulte se distingue du précédent par la présence de quelques stries noirâtres sur le vertex et la couleur plombée prolongée jusque sur le devant du dos, sans stries au cou postérieur; le plombé bleuâtre de la poitrine est distinctement moins intense que celui de la tête et occupant toute sa largeur en une nuance uniforme.
Les mâles probablement plus jeunes que le précédent pris à la même époque (commencement de janvier) ont le sommet de la tête, excepté le front, fortement coloré de gris roussâtre et fort strié de noirâtre, ainsi que la nuque et le cou; le cendré bleuâtre de la poitrine est encore plus pâle que dans le précédent. Mandibule supérieure jaune roussâtre. Un de ces mâles a quelques plumes blanches sur les côtés de la gorge, formant une espèce de moustaches, et tous les deux ont quelques plumes blanches autour des yeux.
Q La femelle est grise roussâtre en dessus, striée de brun noirâtre, excepté au croupion qui est cendré; le dessous est blanc lavé légèrement d’isabelle sur la gorge, la poitrine et les flancs, et strié finement de brun sur les côtés de la gorge et les deux autres parties indiquées plus haut. Les ailes sont comme chez le mâle, mais les bordures terminales des moyennes tectrices et des grandes sont blanchâtres; les bordures latérales des grandes, des rémiges secondaires et des tertiaires roussâtres, celles des primaires grises; la bande caudale réduite à des taches plus petites que chez le mâle. Bec brun clair, à mandibule inférieure jaune; pattes et iris comme ceux du mâle.
d' Longueur de l'aile, 78; queue, 58; bec, 14; tarse, 23 millimètres.
OBSERVATIONS. — Un mâle adulte du musée Berlepsch, recueilli par Whitely (S. W. Peru), le 15 décembre 1867, ne diffère des exemplaires des environs de Lima, recueillis par Jelski en janvier 1870, que par le fond du dos d’un cendré bleuâtre presque égal à celui du cou, sans aucune trace de nuance grise roussâtre, propre à celle de nos oiseaux.
Les mâles du Chili (musée Berlepsch) recueillis en juillet 1872 se distinguent des oiseaux péruviens par le cendré beaucoup plus pâle et moins bleuâtre sur la tête, la gorge et la poitrine, à lores et le devant du front ne présentant pas de nuance foncée propre aux oiseaux péruviens et de l’Ecuador; par le fond du dos plus roussâtre varié de taches foncées moins larges et moins prononcées; l’œil entouré d’un anneau blanc complet et assez large ; les côtés du ventre plus fortement colorés de gris rous-
sâtre. Les dimensions, les proportions des rémises primaires, la forme du bec, la coloration de la queue et des aïles ne présentent aucune différence. Le plumage de ces oiseaux chiliens est beaucoup plus frais que dans tous les autres avec lesquels ils ont été comparés.
Les mâles adultes de l’Ecuador (musée Berlepsch) ressemblent aux oiseaux péruviens par leurs nuances générales et s'en distinguent principalement par leurs taches dorsales beaucoup plus grosses ; quelques-uns d’entre eux ont la couleur de la tête et de la gorge plus foncée que dans les oiseaux mentionnés; les lores et la bordure frontale également foncés comme dans les oiseaux péruviens. Tous ces oiseaux sont en plumage avancé.
Au premier coup d'œil les oiseaux du Chili paraissent différer considérablement de ceux de l’Ecuador et l’on est tenté de les séparer spécifiquement, mais les péruviens constituent des passages graduels qui démontrent évidemment qu'ils ne font qu’une seule espèce. Plusieurs de ces différences proviennent de l’état du plumage ; mais cependant si certaines différences comme l'anneau oculaire, une plus forte maculature du dos, le foncé du devant du visage sont constatées constamment, on pourra les reconnaître comme races locales.
Lima (JELSKI); Paucal (coll. RAIMONDI).