Spodiornis Jelskii
Cyanospiza, sp. (?), Tacz., P. Z. S., 1874, p. 250.
Fem. supra obscure ex olivaceo brunnea, subtus rufescente olivacea, pectore fusco strialo, subcaudalibus ochraceis disco brunnescente ; alis caudaque brunneo nigricantibus, lectricibus alarum majoribus remigibusque rufescente brunneo marginalis.
Q Parties supérieures du corps couvertes de plumes lisses et luisantes d’un brun foncé tirant un peu sur l’olivâtre, à sommet de la tête distinctement strié de plus foncé; dessous plus clair, à gorge, le milieu du cou et du devant de la poitrine roussâtre varié de quelques grosses stries brunes Sur la poitrine; milieu du bas-ventre plus pâle; sous-caudales d’un roux ocreux plus pur que celui de la poitrine, à disque brunâtre dans toutes les plumes. Ailes et queue noirâtres, à petites et les moyennes tectrices bordées largement de la couleur analogue à celle du dos; les bordures des grandes tectrices et des rémiges tertiaires brunes tirant un peu sur le roussâtre; les bordures dans les primaires moins larges et d’une nuance semblable à celle du dos; sous-alaires grises. Bec conique légèrement comprimé noir en dessus, gris corné en dessous; pattes d'un brunätre
clair; iris brun foncé. Peau nue au-dessous et en arrière de l'œil d’un rouge vermillon.
Longueur totale, 135; aile, 64; queue, 41; bec, 11; tarse, 17 millimètres.
OBSERVATIONS. — Cette femelle unique présente tous les caractères génériques communs avec le $S. Jardinei de l’'Ecuador; elle a également les deuxième et troisième rémiges égales et les plumes longues, la première plus courte que la quatrième et beaucoup plus longue que la cinquième ; le bec semblable, maïs distinctement plus court et d’une forme plus régulièrement conique, à ligne dorsale droite Jusque près de son extrémité qui est à peine fléchie ; les nuances sont bien différentes, tandis que dans la femelle de l’Ecuador l'olive du dessus est obscur sans rien de brun, notre oiseau est brun, à nuance olivâtre à peine distincte dans certaines directions de la lumière ; en dessous l'oiseau de l’Ecuador n’a rien de roussâtre, et ce n’est que sur la poitrine que la nuance olive jaunâtre est dominante ; dans les oiseaux de l’Ecuador on ne voit aucune trace de rouge sur la peau nue au-dessous de l'œil, qui dans notre femelle péruvienne ne perd rien de sa force, quoique l'oiseau soit depuis onze ans dans la collection.
Le mâle de l'oiseau de l'Ecuador est d’un plombé uniforme en dessus, plus pâle en dessous.
Ropaybamba (JELSKI).
« L’unique exemplaire que j'ai vu sautillait sur un sentier de la forêt, le soir au crépuscule, lorsque la majorité des oiseaux s'est retirée déjà au repos; il s’envola devant moi à quelques dizaines de pas et se posa de nouveau sur le même sentier, Je l’ai pris d’abord pour un myothéride. Je suppose donc que c’est une des espèces qui se cachent soigneusement pendant la journée dans le fourré épais et ne sortent à découvert que le soir et au commencement même du jour, comme le font tous les oiseaux crépusculaires. Son estomac était parfaitement vide, tandis que l’œsophage contenait une petite chenille et 22 petites cicadellines. Cette circonstance me conduit à la supposition qu'il est aussi crépusculaire » (JELSKI).