‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 55 sur 95 · Picumnus Castelnaudi · texte numérisé non relu

Picumnus Castelnaudi

Picumnus Castelnau, MALH., Monogr. Pic., 11, p.281, tb. CXVII,

g. À et 2.

Picumnus Castelnaudi, SL. et SALv., P. Z. $S., 1866, p. 196; 1873, p. 290 — Nomencl. Av. Neotr., p. 9.

« P. capite supra olivascente fusco quatuor seriebus rufis punctis maculato; nucha, dorso, uropygio fuscescenti viridi olivaceis; collo ad latera, pectore et toto abdomine infra caudæque tectricibus inferioribus rufis; remigibus fusco olivascentibus rufo albo intus marginatis, extus flavo olivascentibus ; alarum tectricibus inferioribus albido rufescentibus; rectricibus mediis extus nigris, intus albo rufescentibus, sequentibus utrinque tolis nigris; cæleris intus et apice nigris el extus albo rufescentibus.

» g' Bec très fort, un peu courbe en dessus, renflé au milieu en dessous, comprimé sur les côtés et aigu; tarses et doigts forts; front et dessus de la tête d’un brun verdâtre avec plusieurs points d'un roux clair, qui forment de chaque côté une bande de points en allant du bec à l’occiput et en passant au-dessus du sourcil, et deux autres bandes sur le milieu de la tête; dos et tectrices d’un vert olivâtre sombre sans taches; rémiges primaires et secondaires brunes lisérées d'olive clair sur le bord de la barbe externe et de blanc roussâtre sur le bord de la barbe interne; les deux rectrices intermédiaires de la queue sont noires sur la barbe externe et d'un blanc roussâtre sur la barbe interne; les autres rectrices sont noires sur la barbe interne, et sur la barbe externe elles sont noires lisérées de blanc roussâtre ; la page externe est entièrement d'un blanc roussâtre sur les deux grandes rectrices latérales qui sont bordées de brun brunâtre vers l'extrémité du côté externe; la gorge, le devant et les côtés du cou sont d'un roux assez vif, toutes les parties inférieures sont rousses et lavées d’olivâtre; les tectrices inférieures des ailes sont d’un blanc roussâtre; le bec est noir; les pieds d’un cendré verdâtre.

» Longueur totale, 113; bec depuis la commissure, 17; des narines à l'extrémité, 14; aile, 57, queue, 30; doigt externe antérieur sans ongle, 14; de longle en suivant la courbe, 10; du doigt postérieur interne, 5; ongle, 5 millimètres » (MALHERBE).

g' Ad. d'Yquitos. — A le sommet de la tête noir parsemé de stries oblongues rouge sang intense. Les côtés de la tête et Le derrière du cou rayés en travers d'olive et de jaunâtre.

Longueur de l'aile, ?,3; queue, 0,11; bec, 0,9 pouces anglais.

@ Le jeune mäle du Musée de Paris est d'un gris olivâtre en dessus rayé en travers de foncé d’une manière peu prononcée, sommet de la tête noirâtre, à plumes du cervix et de la nuque terminées chacune par un gros point blanchâtre, il n'y a que quatre plumes au front et au vertex dont l'extrémité est d'un orangé foncé; tout le dessous est blanc sale. Les ailes sont d’un brun plus foncé que le dos, à rémiges secondaires bordées largement d'olive jaunâtre; bordures des tectrices alaires fauves et fines. Queue comme chez l'adulte.

Longueur de l'aile, 51; queue, 26; bec, 18; tarse, 14 millimètres.

Sarayacu (CASTELNAU); Nauta, Ucayali supérieur (BARTLETT).

+969. — Picumnus punctifrons, n. sp.

Picumnus aurifrons, Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 546; 1882, p. 42.

P. supra olivaceus, flavido subundulatus; pileo nigro brunneo, in fronte punctis aureo flavis, in cervice punclis albis; sublus sordide flavidus lineis transversalibus nigricantibus; alis caudaque fuscis, remigibus secundariis flavo viridi late limbatis; rectricibus duabus medianis pogonio interno stramineo, externis ulrinque duabus fascia lata obliqua anteapicali albida; subalaribus ochraceis.

g Ad. — Olive ou olive brunâtre en dessus, à plumes entourées d'une bordure olive jaunâtre, formant une ondulation plus ou moins prononcée; croupion rayé en travers de foncé et de jaunâtre; sommet de la tête brun noirâtre ou presque noir, à front maculé de mouchetures oblongues, fines et peu longues, d’un jaune orangé, et de points blancs arrondis sur le reste; côtés de la tête bruns tachetés de blanchâtre; tectrices nasales ocreuses päles ou grises, terminées de noir; tout le dessous jaunâtre sale ou blanchâtre sale lavé de jaune olivâtre, rayé en travers de lignes noirâtres un peu moins larges que les jaunâtres, celles de l'abdomen souvent moins compiètes. Tectrices alaires plus brunes que le dos, unicolores ou bordées plus ou moins d'olive jaunâtre, plus largement sur les tertiaires et les secondaires; sous-alaires et bord interne des rémiges d’un ocreux pâle. Queue noire, à barbe interne des rectrices médianes jaune paille, les deux latérales de chaque côté de la queue traversées d’une large raie oblique antéapicale d’une nuance blanchâtre. Bec plombé noirâtre, à base de la mandibule inf6rieure pâle; pattes plombées; iris brun foncé.

CA

Q La femelle diffère seulement du mâle par la moucheture du front aussi blanche que sur le reste du sommet de la tête.

@ Le jeune oiseau en premier plumage se distingue des adultes par une teinte plus brunâtre au dos, à bordures des plumes olives roussâtres: les points du sommet de la tête moins blancs, tirant sur l'ocreux; la gorge à peine rayée de foncé; les lignes de l'abdomen moins complètes; les bordures des rémiges secondaires et des tertiaires moins prononcées.

G Longueur totale, 100-103; vol, 180-182; aile, 53; queue, ?5; bec, 14; tarse, 12; doigt médian, 11; ongle, 5 millimètres.

Q Longueur totale, 95-96; vol, 170-178; aile, 50; queue, 24; bec, 14; tarse, 1?; doigt médian, 11; ongle, 5 millimètres.

OBSERVATIONS. — Les oiseaux du Pérou septentrional diffèrent de ceux du Pérou central par la nuance des parties supérieures du corps plus vive et par le fond du dessous beaucoup plus jaunâtre ; les points blancs du sommet de la tête beaucoup plus gros; les raies foncées du ventre moins régulières; les bordures des rémiges secondaires plus vives. Toutes ces différences peuvent être en relation avec la frafcheur du plumage, qui est plus frais dans les oiseaux d’Huambo. Les points blancs du sommet de la tête, comme il me paraît, ne pourraient pas subir de pareils changements. Les oiseaux du Pérou septentrional ont été recueillis dans la première moitié de mars, tandis que ceux du Pérou central l’ont été en novembre et en décembre.

Monterico (JELSKI); Huambo (STOLZMANN).

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