Picumnus Jelskii
Tacz., P. Z. S., 1889, p. 1, tb. IL, ñg. 3.
SNS
Picumnus albosquamatus, TscH., Faun. Peru., Orn., p. 264.
P. supra griseus minime albido squamulalus, striis fuscis indistincte varius ; pileo nigro, fronte verticeque cinnabarino striatis, cervice nuchaque albo punclalis; margine frontali tectricibusque narium ochraceis ; quia sordide albida ; peclore abdomineque albidis nigro maculatis; alis griseo brunneis, remigibus secunidlariis albido marginalis; cauda nigra, pogonio interno rectricum medianarum el villa mediana obliqua externarum et subexternarum albis.
g' D'un gris cendré en dessus avec les bordures des plumes d'un gris plus clair et moins prononcées que dans le P. Steindachneri, les stries
noires du milieu de ces plumes peu distinctes; sommet de la tête noir, les plumes frontales et celles du vertex terminées longuement de rouge cinabarin formant un espace aussi vaste comme dans l'espèce citée, mais d'une nuance un peu plus foncée; les tectrices nasales et la bordure antérieure du front ocreuses ; région auriculaire grise brunâtre. Gorge blanchâtre sale ; le reste des parties inférieures du corps est d’un blanchâtre lavé légèrement de jaunâtre et varié de taches noires, dont célles de la poitrine sont plus ou moins élargies en bandes transversales, celles des flancs de l’abdomen subcordiformes et plus grosses qu'au milieu du ventre; sous-caudales blanchâtres avec une ou deux taches centrales noires. Aïles brunes grisâtres; les tectrices bordées finement de gris clair, les rémiges secondaires bordées extérieurement de blanchâtre en formant une large raie de cette couleur dans l'aile pliée; sous-alaires blanches ainsi que le bord interne de toutes les rémiges. Queue noire, à barbe interne blanche dans toute la longueur des rectrices médianes et une large raie oblique de la même couleur sur le milieu des deux rectrices latérales de chaque côté de la queue. Bec noirâtre, avec la base de la mâchoire cendrée sur les côtés, la mandibule cendrée à la base, jaunâtre au milieu et noirâtre au bout; pattes grises; iris brun foncé.
d' Ad. du Musée de Neufchâtel. — Ne diffère de notre oiseau décrit plus haut que par le bec plus fort et considérablement plus long, à moitié basale de la mandibule inférieure blanc jaunâtre; le rouge du front et du vertex miniacé tirant au safrané, comme le dit M. Tschudi dans sa description, formant des stries plus grosses; le blanc du dessous du corps lavé légèrement d’isabelle, à milieu de l'abdomen largement presque immaculé, les côtés parsemés de gouttes noires peu nombreuses; sous-caudales blanches, à base noirâtre jusqu’à la moitié de la longueur des plumes, cette couleur étant complètement couverte par le blanc terminal; les points blancs du cervix et de la nuque distinctement plus gros.
Q Semblable au mâle, à sommet de la tête ponctué de blanc depuis la base du bec; elle a le milieu de l'abdomen parsemé légèrement de petites taches noires, les côtés plus fortement maculés de noir que ceux du mâle; une tache oblongue noire sur le milieu des sous-caudales. Bec presque aussi long et aussi robuste que celui du mâle.
Les deux sexes ont les plumes du devant du front et des tectrices nasales ocreuses.
Selon Tschudi, iris blanc lacté.
g' Longueur de l'aile, 57; queue, 3?; bec, 15,6; tarse, 12; doigt médian avec l’ongle, 17 millimètres.
Q Longueur de l'aile, 56; queue, 33; bec, 15; tarse, 12; doigt médian avec l’'ongle, 15 millimètres.
OBSERVATIONS. — Espèce voisine du P. Steindachneri et distincte principalement par la couleur de toutes les parties inférieures du corps. Cet oiseau décrit d’une manière très exacte par M. Tschudi sous le nom du 2. albosquamatus, 4'Orb., est bien différent de l'oiseau de la Bolivie, surtout par le mode de la coloration des parties inférieures du corps, qui dans l'oiseau de d'Orbigny est squamulé de noir sur le cou
et la poitrine par de fines bordures noires autour des plumes blanchâtres au milieu, tandis que notre oiseau a le milieu des plumes plus ou moins noir, les bordures blanches et larges; dans l'oiseau de d’Orbigny tout l'abdomen est immaculé, tandis que dans le péruvien il est plus ou moins tacheté,.
Les oiseaux de M. Tschudi proviennent de la même contrée du Pérou central que notre oiseau typique recueilli par M. Jelski et n’en diffèrent que par quelques petits détails indiqués dans la description. Probablement ils proviennent d’une altitude différente, et au cas où la différence serait constante et non individuelle, on pourrait les distinguer comme une race locale.
Paltaypampa, dans la vallée de Chanchamayo, au Pérou central (JELSKI).