Gnathospiza Raimondii
Tacz., P. Z. S., 1877, p. 320, tb. XXXV, fig. 1 et p. 750.
G. supra fulvo grisea, fusco maculala, capite flavido lavato; subtus isabellino albida, lateribus fulvo griseis; loris, collo antico, regione oculari, pectore medio, flexura alarum subcaudalibusque citrino flavis; alæ el cauda fuscæ, prümariis flavido, secundariis albido tenuissime limbatis; tectricibus alarum tertiariisque rufescenti griseo late marginatis ; rectricum dimidio basali flavo, terminali albido limbato ; subalaribus albis.
o Ad. — Les parties supérieures du corps sont d'un fauve grisâtre varié de taches brunes occupant le milieu de chaque plume, grosses et bien distinctes au dos, petites et moins prononcées au sommet de la tête, peu distinctes au cou; le sommet de la tête est en outre légèrement enduit de vert jaunâtre, tandis que les côtés du visage sont d'un jaune verdâtre, plus intense et plus uniforme; les lores, le tour des yeux, le menton, une moustache bordant la naissance de la mandibule inférieure, le devant de la gorge, le milieu du haut de la poitrine et le bord des ailes sont jaunes; les côtés du cou gris avec une tache blanche bien prononcée; le milieu du bas de la poitrine et du ventre est blanc légèrement isabelle, coloré çà et là de jaune; les flanes grisâtres striés insensiblement d'une nuance plus foncée; les sous-caudales blanchâtres avec le centre de chaque plume plus ou moins coloré de jaune. Les ailes et la queue brunes; une fine bordure jaunâtre sur les rémiges primaires, blanchâtre sur les secondaires; les tertiaires et les tectrices alaires bordées largement de fauve roussâtre; les bordures des rectrices jaunes dans la moitié basale et blanchâtres dans la terminale; sous-alaires blanches. Bec brunûtre clair, à mandibule inférieure plus pâle; pattes d’un carné pâle, ainsi que les ongles; iris brun foncé.
Q Semblable au mâle, mais à jaune du visage beaucoup plus pâle et occupant seulement les lores, le menton, les moustaches, le tour des yeux et une bande sourcilière bien distincte; sous-caudales légèrement colorées de jaune; pli de l'aile blanchâtre; elle n’a point de nuance verdâtre au sommet et les côtés de la tête; les ailes et la queue comme celles du mâle ; elle a sur les côtés de la gorge deux raies grises longitudinales bien distinctes, qui chez le mâle adulte sont en grande partie effacées par la couleur jaune.
Qi Un mâle, probablement jeune, ressemble en tout à la femelle et n’en diffère que par le jaune du visage un peu plus intense, les sous-caudales
un peu plus colorées de jaune, ainsi que le pli de l'aile; il a aussi un peu de jaune au bas de la gorge.
c' Longueur totale, 123; aile, 69; queue, 72; bec, 13; tarse, 19; hauteur du bec, 1? millimètres.
Q Longueur totale, 120; aile, 65; queue, 72; bec, 13; tarse, 18; hauteur du bec, 11 millimètres.
« Aux environs de Tumbez et de Mancora ces oiseaux se trouvaient en troupes énormes et disparurent sitôt que la contrée s’est couverte de verdure; en avril, lorsque beaucoup de graminées mûrissaient les nombreuses troupes arrivèrent de nouveau. En mai ils étaient en pleine mue, ce qui a continué jusqu’à la deuxième moitié de juin. Je ne les ai jamais vus aux environs de Lima, dont les collines arides de toute la côte se couvrent de verdure dans certaines saisons, également comme celles de Tumbez; les troupes des Sycalis les y remplacent dans l’époque de la maturité des graines de graminées.
» Pendant toute ma carrière de voyageur, les plus grandes bandes d’oiseaux que j'ai vues étaient celles des bécasseaux dans la Guyane, en y formant des nuages; les bandes des Gnathospiza que je rencontrais pendant mon excursion à Mancora étaient également nombreuses. Ordinairement ils restent à terre et ne s’envolent pas tous à la fois; on s'étonne en voyant une deuxième, puis une troisième grande troupe partant de la même place d’où s’est déjà envolée une bande énorme. Ceux qui se sont envolés avant de descendre de nouveau à terre se perchent d’abord sur un arbrisseau ou sur un buisson d’une manière si serrée qu’on peut en abattre une vingtaine d’un seul coup de fusil. Dans l’estomac et le jabot de ces oiseaux je ne trouvais que les graines des graminées » (JELSKI).
« Ce fringillide est très curieux à cause de son affinité avec les géospizes des îles Gallapagos et très caractéristique pour les /omas du Pérou septentrional. Je l'ai rencontré pour la première fois à Tumbez, puis à las Viejas entre Chepen et San Gregorio, enfin entre Chongcllape et Patope ; je suppose donc qu’il occupe la surface du Pérou septentrional depuis Tumbez jusqu’à la vallée de la rivière Chicama (Trujillo), d’où la faune ornithologique prend brusquement un caractère bien différent. Dernièrement nous l’avons trouvé aux environs de Guayaquil, et je ne doute pas qu'il habite la partie méridionale de la côte de la République de l'Ecuador, semblable à celle du Pérou septentrional.
» En changeant de place ces oiseaux produisent un son simple, assez bas et sourd. Jamais je ne l’ai entendu chanter, et je ne sais rien sur sa nidification » (STOLZ- MANN).