Melanerpes cruentatus
Picus cruentatus, Bopp., Tabl. PI. Enl., DOXCIV, fig. 2.
Picus hirundinaceus, L., S. N., p. 426.
Picus flavipes, GM. ex PENN., Arctic Zool.
Picus ischnorhynchus et P. meropirostris, WaAGL., Syst. Av., sp. 69 et 66.
Picus occipitalis, VALENC., Dict. Sc. Nat., XL, p. 172 (Q).
Melampicus hirundinaceus, MaLx., Monogr. Pic., II, p. 192, tb. XCVIII — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 546.
Melanerpes cruentatus, ScL. et SaLv., P. Z.$S., 1866, p. 197; 1867, p. 753; 1873, p. 291 — Nomencl. Av. Neotr., p. 100 — Tacz., P:Z.58., 1882, p. 45.
M. coracino nigerrimus ; superciliis uropygioque latissime cum tectricibus caudæ superioribus isabellino albidis; nucha sulphurea ; abdomine medio et vertice maris coccineis ; hypochondriis, crisso subcaudalibusque albo nigroque fasciatis ; subalaribus albis nigro maculatis; remigibus interne maculis albis marginalibus.
g' Ad. — D'un noir intense lustré de bleuâtre coracin, à large bande sourcilière, ainsi que le dos inférieur, le croupion et les sus-caudales d'un isabelle blanchâtre; la bande sourcilière passant en arrière en une belle nuance de jaune soufré, réunie avec une bande nucale de la même couleur; une grosse tache rouge sang occupe le vertex, en laissant le noir au front et sur la partie cervicale; le milieu de l'abdomen largement d'un rouge sang intense, bordé des deux côtés d’une large bande noire, de la nuance du plumage général; les flancs, la région anale et les tectrices sous-caudales blanchâtres, rayées en travers de noir. Sous-alaires blanches tachetées de noir, en laissant le pli de l'aile largement noir; une série de grosses taches blanches au bord interne des rémiges. Bec corné noirâtre; pattes
grises olivâtres; iris d’un jaune presque orangé; tour de l'œil largement nu jaune pâle.
Q N'est distincte que par le manque du rouge au sommet de la tête.
c' Longueur totale, 210; vol, 358 ; aile, 120; queue, 60; bec, 29; tarse, 19; doigt médian, 19; ongle, 10 millimètres.
Q Longueur totale, 200; vol, 351 millimètres.
Monterico (JELSKI); Sarayacu, Ucayali, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT) ; Yurimaguas (STOLZMANN); Xeveros (coll. RAIMONDI).
« Commun à Yurimaguas (500 pieds), où il se tient la plupart du temps dans les lisières des forêts ou dans celles des plantations abandonnées et se couvrant d’une végétation arborescente. Ils ont une prédilection pour certains arbres secs; j'en ai connu plusieurs pareils aux environs d’Yurimaguas, sur lesquels on pouvait à chaque époque de la journée rencontrer une, deux et quelquefois même jusqu’à quatre paires de cet oiseau. Ils sont très animés et plus encore criards. Leur voix plaintive présente une certaine ressemblance avec celle des tyrans. Ils se perchent quelquefois sur les branches horizontales à la manière des autres oiseaux. Je les ai vus au mois de mai saisir en volant les mêmes fruits (probablement des nectandres) dont se nourrissent à cette époaue les cotingas, les ptéroglosses et plusieurs autres oiseaux » (STOLZMANN).