Aglæactis cupripennis
Trochilus cupripennis, Bourc. et Muzs., Ann. Soc. Agr. Lyon, 1843, p. 46.
Aglæactis cupripennis, BP., Consp. Av., I, p. 73 — GouLp, Mon. Tr., UE, tb. CEXXIX — Jntr. Tr., 8° ed., p. 106 — Murs., Hist. Nat. O.-M., II, p. 24 — Error, Class. and Syn. Tr., p. 186 — Tacz., P. Z. S., 1889, p. 36. |
Helianthea cupripennis, ReicHB., Trochilid. Enumer., p. 6, tb. DCCXXX VII, fig. 4689-4690.
Aglaïactis cupripennis et A. æquatorialis, Cas. et H., Mus. Hein., TI, pp. 69 et 70.
Agilæactis parvuila, GouLp, Intr. Tr., 8" ed., p. 106 — Tacz., PANZIS ESS EU
A. capite supra et dorso anteriori brunneo æneis, tergo splendidissime subviolaceo rubro, uropygio rubro aurato, postice aureo viridi, lectricibus caudæ subcæruleo viridibus; subius tota rufa, plumis elongalis epigastri pallidioribus; cauda lata, vix emarginata, rectricibus olivaceo æneis, dimidia parte basali et pogontio interno toto externarum usque ad submedias rufis.
g' Sommet de la tête, le côté postérieur du cou et la partie antérieure du dos sont d’un brun olivâtre foncé, à reflet bronzé assez fort dans certaines directions de la lumière; partie postérieure du dos fort splendide d’un rosé aurore ou violacé dans d’autres directions, passant au doré, parfois légèrement verdâtre sur le croupion, puis au vert pâle, parfois bleuâtre; tectrices caudales d’un vert bleuâtre, toute cette surface est très étincelante, présentant un contraste avec la coloration générale très modeste dans cet oiseau; tout le dessous du corps et les côtés de tête sont roux, plus pâle au milieu du ventre et les sous-caudales; au bas de la gorge on voit quelques taches noirâtres plus on moins distinctes, et un peu de foncé sur les tectrices auriculaires; au milieu de l’épigastre se trouve un faisceau de plumes plus serrées que les autres, d’une forme lancéolée et d'une couleur distinctement plus claire; région anale duveteuse blanchâtre. Tectrices alaires d’un olive bronzé plus clair que le dos; rémiges également d'olive bronzé, mais d'une nuance un peu plus pâle, l’externe bordée d’un roux vif jusque près de son extrémité, à baguette également rousse dans sa moitié externe; sous-alaires et pli de l’aile roux. Queue entaillée jusqu'au neuvième de sa longueur, à rectrices larges, terminées en angle ouvert, d’un olive bronzé, à base rousse jusqu'au niveau de l’extrémité des tectrices supérieures, ainsi que la barbe interne des externes jusqu'aux submédianes jusque près de l'extrémité des
pennes; baguette blanche dans la plus grande moitié basale des médianes et rousse dans les autres jusqu'à la bordure terminale foncée. Bec noir, droit, graduellement rétréci vers son extrémité, aussi long dans sa partie dénudée que la tête et à peine plus long que le corps, à base de la mandibule inférieure blanche presque dans sa moitié basale; pattes noires, à tarse couvert de plumes rousses dans sa moitié supérieure.
© Semblable en tout au mâle et distincte principalement par la présence d’un demi-collier roux au cou, séparant le foncé du sommet de la tête de celui du dos; l’absence complète de taches noires gulaires, et par la partie postérieure du dos et le croupion moins largement couverts de plumes brillantes, dont l'éclat est presque aussi fort sur les plumes prises à part, mais pas aussi uniforme sur toute la surface.
Une femelle probablement plus jeune, tuée à la même date que l’adulte décrite plus haut, a le roux du dessous beaucoup plus pâle; les plumes brillantes seulement sur la partie postérieure du croupion, d’un éclat moins fort et d’un rosé au lieu de vert, tandis que le devant du croupion est couvert de plumes rousses, à extrémité olive bronzée; quelques plumes rouges brillantes mêlées au plumage du dos indiquent que cette partie aurait la parure analogue à celle de la femelle précédente.
G' Longueur totale, 129; vol, 196; aile, 82; queue, 45; rectrice médiane, 39; bec, 20 millimètres.
© Longueur totale, 122; vol, 188; aile, 75-77; queue, 43; rectrice médiane, 37; bec, 19 millimètres.
Trouvé par Stolzmann à Cutervo et à Tamiapampa; Paucal (coll. RAIMONDI).
« Le premier exemplaire que j'ai tué à Cutervo s’accrochait comme un pic aux troncs verticaux des arbres, en pliant les ailes, puis il s’est placé au-dessus d’un trou et y fouillait pendant un moment. J’ai constaté aussi la même habitude chez la Metallura smaragdinicollis et Rhamphomicron microrhynchus. Notre oiseau se perche souvent sur les fleurs afin d'examiner leurs corolles. En se perchant sur une branche il remue encore piusieurs fois ses aiïles ; en général il choisit pour ce but les endroits découverts, comme le sommet d’un arbre ou d’un buisson. Ils se pourchassent entre eux plus qu'aucun autre des oiseaux-mouches, et quant à la persécution des autres espèces il égale le Panoplite, s’il ne le dépasse pas même. Là où s’est perché un Aglæactis on ne peut pas espérer de trouver aucun autre colibri. Sitôt qu’il aperçoit un autre oiseau-mouche, il s’élance comme une flèche après lui et ne lui permet pas de voler dans le voisinage. Il visite principalement les fleurs rouges de gui, une espèce de quinquina et les fleurs blanches visitées par le Panoplite. Il à aussi l'habitude de faire la chasse aux insectes dans l’air.
» Un jour, au moment du coucher du soleil, j’ai eu l’occasion de me trouver dans une position intermédiaire entre le soleil et l’oiseau, dont les plumes dorsales faisaient un effet admirable, à ce point que je ne pouvais pas même soupçonner que les teintes puissent être aussi brillantes et étincelantes. La lumière était des plus favorables.
» Au mois de février j’ai rencontré une femelle occupée de la construction du nid placé sur un arbre peu élevé, dans la hauteur de deux mètres et demi au-dessus du terrain, dans un enfourchement de deux branches assez épaisses.
» J'ai vu un jour, au moment du coucher du soleil, un oïiseau-mouche de cette espèce perché sur un arbre sec et s’envolant à chaque moment pour prendre les mouches qui y tournoyaient en grande quantité et revenant chaque fois sur la même branche.
» À Tamiapampa je l’ai trouvé au-dessus de 9,000 pieds » (STOLZMANN).