Metallura smaragdinicollis
Orthorhynchus smaragdinicollis. D'ORB. et LArR., Syn. Av., IL, p. 31 — D’Ors., Voy. Amér. Mér., p. 375, tb. LIX, fig. 2.
Metallura smaragdinicollis, BP., Consp. Av., I, p. 75 — GouLp, Mon. Tr., III, tb. CXCVI — Intr. Tr., p. 1129 — Murs., Hist. Nat. O.-M., 1E, p. 120 — Error, Glass. and Syn. Tr., p.167 — WuITELY, P. Z.$S., 1873, p. 191 — Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 544.
M. supra viridis, nitore aureo, plumis capitis subsquamosis disco obscuriori ; gula el collo antico squamosis smaragdinis, nitentibus; pectore abdomineque æneo viridibus; subcaudalibus viridi æneis fulvido marginatis; cauda subemarginatla, violacea, apice rectricum nilore virescente; pagina inferior splendide rubro violacea.
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G' Ad. — D'un vert foncé en dessus tirant un peu au bleuâtre au dos, avec un lustre bronzé mi-doré vu d’arrière en avant; la tête couverte de plumes subsquamiformes, à disque un peu plus obscur; tectrices caudales d'un vert luisant vues d’avant en arrière et lustrées d’or vues d’arrière en avant; les dernières parfois d’un cuivreux violâtre à la base; la gorge et le devant du cou ornés sur les deux tiers médiaires d’une sorte de rabat formé de plumes squamiformes d’un vert brillant d’'émeraude, sous leur jour favorable ; cette parure est presque parallèle et arrondie à l'extrémité, offrant quelquefois au milieu de son bord postérieur deux plumes plus longuement prolongées en arrière, bordée des deux côtés d’une sorte de moustache paraissant être, vue d'en face, plus foncée que les parties environnantes, naissant à la commissure du bec, passant sous l’œil et la région auriculaire ; tout le reste du dessous est d’un bronzé verdâtre à lustre doré dans certain jour; la base des plumes du milieu de la poitrine et de l'abdomen est d’un gris fauve peu visible à l'extérieur; la région anale duveteuse blanche; souscaudales bronzées à reflet violâtre, bordées largement de fauve. Tectrices alaires concolores au dos; rémiges brunes à reflet violâtre. Queue faiblement entaillée, à rectrices presque d’égale largeur, d'un beau bleu violet passant au rouge et au bronzé verdâtre, surtout sur les médianes, et qui, vues d’arrière en avant, prennent une teinte bleue claire et vive; page inférieure de la queue d’un violet rougeâtre très luisant passant sous certain jour en saphiré violâtre ; toutes les rectrices terminées par une bordure grise assez large sur les externes et graduellement plus fine vers les médianes. Bec noir, droit, subcylindrique, plus court dans sa partie dénudée que la tête; pattes noires à tarse brièvement emplumé.
Le mâle moins adulte se distingue par le fond des parties inférieures du corps fauve pâle, maculé de grosses taches d’un bronzé doré occupant presque la moitié de la surface; les flancs de l'abdomen sont d'un bronzé en entier; le vert du dessus du corps tirant au doré cuivreux.
Q La femelle est en dessus d’un vert plus bronzé doré que chez le mâle, à tectrices caudales plus dorées; la gorge et le devant du cou jusqu'à l’épigastre sont roussâtres, mouchetés de bronzé; sur la poitrine les taches de cette dernière couleur sont plus grosses et en forme de squamules, souvent confondues sur les côtés de cette partie; abdomen blanc ou d’un fauve pâle tacheté de bronzé verdâtre, couvrant presque en entier les flancs; moins grosses et isolées au milieu; sous-caudales fauves, à disque obscur peu développé ou nul; queue comme celle du mâle.
Le jeune mâle a le dessus du corps comme la femelle; le fond du dessous blanchâtre depuis le menton jusqu'à l'anus, tacheté de bronzé beaucoup plus fortement que dans la femelle, surtout sur la gorge et le devant du cou les macules sont beaucoup plus grosses; les sous-caudales sont d’un fauve pâle, à disque bronzé fort réduit. Bec noir, à mandibule inférieure jaune jusque près de son extrémité.
G' Longueur totale 107; vol, 146; aile, 59; queue, 39; rectrice médiane, 34; bec, 15 millimètres.
Q Longueur totale, 99; vol, 133; aile, 54; queue, 33; rectrice médiane, 29; bec, 15 millimètres.
Trouvé par M. Jelski à Maraynioc au Pérou septentrional ; par Stolzmann 2 Chota (8,300 pieds), et à Tamiapampa au Pérou septentrional,
« Commun à Chota, principalement dans les lieux découverts, comme dans les haïes, et je ne l’ai jamais observé au fond des forêts. Son vol n’est pas de grande durée, l’oiseau se perchant à chaque instant. C’est un des oïseaux les moins craintifs; il m'arrivait de s’en approcher à un pas de distance. Le 20 novembre 1878 j'ai aperçu pour la première fois comment il s’accrochait aux troncs verticaux des arbres, les ailes pliées, comme le font les pics; maïs pour changer de place il lui fallait se servir des ailes. Evidemment il y prend les insectes sous l’écorce.
» À Tamiapampa, en novembre, une femelle construisait son nid sous le toit de la maison que j'habitais. Elle apportait les matériaux en ma présence, sans aucune crainte. Elle se perchaït d’abord sur une corde destinée à sécher les habits, puis elle s’accrochait au nid. L'oiseau y est assez commun » (STOLZMANN),.