‹ Ornithologie du PérouChapitre 172 sur 288 · Leucippus chionogaster · texte numérisé non relu

Leucippus chionogaster

Trochilus (Lampornis) leucogaster, Tscx., Consp. Av., p. 37.

Trochilus chionogaster, TscH., Faun. Peru., p. 247, tb. XXII, TOP

Trochilus Turneri, Bourc., Rev. Zool., 1846, p. 313.

Trochilus (?) hypoleucus, GouLp, P. Z. S., 1857, p. 90.

Polytmus hypoleucus, Gr., Gen. B., I, p. 108, sp. 56.

Leucippus nigrirostris, RelcB., Trochilid. Enumerat., p. 8, tb. DCCLXXIX, fig. 4812.

Leucippus chionogaster, GouLp, Mon. Tr., V,tb. CCXC — Fntr. Tr., p. 150 — Mucs., Hist. Nat. O.-M., I, p. 259 — ErzxioT, Class. and Syn. Tr., p. 199 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 542; 1882, p. 39 — Sc. et SALv., P. Z. $S., 1876, p. 17 — Eunes-Desr., Cat. Descr. Tr., I, p. 294.

L. capile supra viridi æneo, fusco squamulato; corpore supra viridi lucido, nitore subauralo; sublus sericeo albus, laieribus qulæ ad epigastrum viridi maculatis, lateribus pectoris latissime viridibus, hypochondriis maculis magnis viridibus; cauda truncata, rectricibus mediis æneo viridibus, reliquis olivaceo æneis, pogonio interno latissime albo.

G' Ad. — Sommet de la tête couvert de plumes d’un bronzé verdâtre, avec un reflet cuivreux assez fort, le disque distinctement plus obscur, paraissant être brunâtre, ainsi qu’une bordure, assez large autour de chaque plume, ce qui fait une écaillure assez forte et distincte dans presque toutes les directions de la lumière; le reste du dessus du corps et les tectrices alaires sont d’un vert luisant avec un éclat doré assez fort vu d’arrière en avant; tout le dessous est blanc soyeux, immaculé largement au milieu, en s'élargissant graduellement depuis le menton jusqu'à la moitié de la longueur du cou, puis se rétrécissant vers l’épigastre, formant une raie étroite au milieu de la poitrine et s’élargissant de nouveau sur l’abdomen; les côtés de la gorge mouchetés finement de vert; les côtés de la poitrine couverts largement de vert presque uniforme, tandis que les côtés de l'abdomen le sont de grosses macules de cette dernière couleur, isolées; sous-caudales blanches, avec une tache verte olivâtre pâle plus ou moins grande sur les antérieures et nulle sur les postérieures; ailes noirâtres, à lustre violacé. Queue presque tronquée ou à peine échancrée, à rectrices médiocrement larges, les médianes d’un vert olivâtre bronzé; d’un vert olivâtre vers les externes, à barbe interne blanche jusque près de l'extrémité dans les externes et graduellement moins longuement sur les suivantes jusqu'aux submédianes; la baguette est aussi blanche jusqu’au point où s'étend cette couleur; dans le plumage frais les rectrices sont bordées finement de blanc dans leur extrémité; flancs parés en arrière d’une touffe pleurale blanche. Bec noir, à mandibule inférieure blanche jusque près de son extrémité, assez fort, légèrement arqué; pattes noires, à tarse brièvement emplumé.

Q La femelle ne diffère en rien du mâle.

G' Longueur totale, 120; vol, 143-150; aile, 58; queue, 35; rectrice médiane, 32; bec, 23 millimètres.

Q Longueur totale, 115-122; vol, 142-143; aile, 57; queue, 33; rectrice médiane, 32; bec, 25 millimètres.

Trouvé par Jelski à Soriano, Pampa Jesus, Pumamarca, Higos, Moyocuchu et Charay au Pérou central ; par Stolzmann à Huayabamba (5,700 pieds), à Chirimoto au Pérou septentrional ; par Whitely à Huiro au Pérou méridional.

« Espèce commune se trouvant partout en grand nombre d'exemplaires et revenant souvent aux fleurs qu’elle visite. Si les colibris sont en général pleins de vivacité dans leurs mouvements, celui-ci l’est par excellence. Quand les circonstances le permettent, il aime à se percher auprès d’une fleur pour y enfoncer son bec plusieurs fois. J’ai observé à Pumamarca, dans une plantation de bananes, comme cet oiseau-mouche s’y meut avec une vivacité étonnante, connaissant parfaitement tous les détours dans lesquels il file pendant ses passages de suprême célérité, pour arriver à un paquet des fleurs connu, et s'arrête pour un moment devant les masculines. Il était assez craintif et s’échappait chaque fois quand il à aperçu mes mouvements,

Perché sur une branche, il a l'habitude, comme le font beaucoup d’autres, de hérisser les plumes sur la partie postérieure du dos, tandis que celles de la partie antérieure sont couchées, ce qui donne une forme bossue au dos; il tient alors les ailes pendantes, la queue appuyée sur le bout des rémiges, les plumes de l'abdomen hérissées.

» Le 8 mars, un garçon m'a apporté son nid avec deux œufs, qu'il à trouvé dans un champ de maïs voisin de la plantation de bananes. Tous paraissaient nicher à cette époque, car ils chantaient assidûment; pendant des heures entières on entendait leur sifflement fin : Pipi-tsiou-tsiou... » (JELSKI).

« Je ne l’ai jamais vu à Huambo, tandis qu’ii est commun à Chirimoto. En compagnie avec la Petasophora et le Pygmornis, il visite les petites fleurs d’une salvie. Sa voix et les habitudes rappellent celles des Amnazilia, et je ne doute pas qu’il appartient au même groupe. Il y niche en février et en mars, plaçant son nid sur les branches inférieures des arbres peu élevés » (STOLZMANN).

8212. — Leucippus pallidus

Tacz., P. Z:5S:, 1874, p. 542.

L. capile supra fusco griseo, plumis viridi terminalis et subgriseo marginatis ; corpore supra pallide viridi, nilore aureo minimo; subtus sericeo albus, lateribus colli viridi maculatis; lateribus pectoris et hypochondriis maculis magnis pallide viridibus ; cauda truncata, rectricibus mediis glauco viridibus, reliquis pogonio interno latissime albo.

get Q Ad. — La disposition des couleurs est tout à fait comme chez le L. chionogaster, et ce n’est que la nuance de certaines parties qui le distingue; le plumage du sommet de la tête n’a aucune trace d'éclat bronzé cuivreux propre à l'oiseau cité, mais toute cette partie est couverte de plumes d’un gris foncé, à tache terminale d'un vert peu brillant, entourée d’une bordure grise, ce qui fait que dans certaines directions de la lumière et surtout en la voyant du front, toute la surface parait être d’un gris foncé uniforme, plus ou moins squamulée de gris moins foncé, sans aucune trace d'éclat métallique, et ce n’est que dans les autres directions que les taches brillantes se manifestent. Le vert du reste des parties supérieures du corps est beaucoup moins vif et moins brillant, à reflet doré beaucoup moins faible. En dessous le blanc paraît être plus dominant, parce que les taches vertes des côtés sont beaucoup plus pâles; les plumes vertes des côtés de la poitrine bordées plus ou moins largement de blanc, en y formant des taches grosses, mais isolées. La couleur générale de la queue est autre; elle n'a rien de bronzé, propre au Z. chionogasler, maïs les rectrices médianes sont d’un vert bleuâtre pâle, d’une nuance beaucoup plus pâle, tirant au cendré, sur leur partie couverte par les tectrices; la barbe externe des autres rectrices est aussi de la même nuance, mais moins forte.

g' Longueur de l'aile, 61; queue, 38; rectrice médiane, 35; bec, 27 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 58; queue, 35; rectrice médiane, 34; bec, ?8 millimètres.

Huanta (JELSKI, coll. RAIMONDI). ‘

M. Elliot ne reconnaît pas cette forme; je suis cependant d’une opinion contraire. Elle est bien reconnaissable et constituant une race remplaçant l'oiseau typique dans les environs d’Huanta et probablement dans plusieurs autres contrées du Pérou central. Parmi beaucoup d'exemplaires du Pérou septentrional que j'ai vus dans les collections, à Londres, je n’en ai pas trouvé un seul de cette forme. Dans la collection de M. Raïmondi il y a un mâle d’Huanta et un autre sans indication de localité, mais ne provenant pas de M. Jelski.

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