Chlorostilbon melanorhynchus
Trochilus angustipennis, Fras., P. Z. S., 1840, p. 18. Trochilus chrysogaster, Bourc., Rev. Zool., 1843, p. 101. Trochilus phœopygus, Tscx., Faun. Peru., pp. 39 et 247. Prasites phœæœopyga, Cas. et H., Mus. Hein., LI, p. 49. Chlorostilbon smaragdina, Cas. et H., {. c., p. 48. Chlorolampis chrysogastra, Cas. et H., L. c., p. #7. Chlorostilbon angustipennis, Gourp, Mon. Tr., V, tb. CCCLV — Intr. Tr., p.175 — ELrioT, Class. and Syn. Tr., p. 245 — EUDEs- DEsL., Cat. Descr. Tr., I, p. 466.
Chlorostilbon assimilis, Lawer., Ann. N. Y. Lyc. Nat. Hist., 1860, p. 292.
Chlorostilbon melanorhynchus, GouLp, P. Z. S., 1860, p. 308. Chlorostilbon pumilus, Gouzp, Ann. Mag. N.H.,1872, IX, p.195. Chrysomirus angustipennis, Muis., Hist. Nat. O.-M., IT, p. 102.
Ch. capile usque ad verlicem squamoso aureo viridi nilenti; corpore supra leciricibusque alarum aureo viridibus; corpore sublus viridi nitido; abdomine aureo viridi; subcaudalibus viridibus ; cauda emarginata, reclricibus nigro chalybæis virente relucentibus, mediis ad externas subgradatim longioribus, intermediis ad externas postice angustioribus.
g' Tête revêtue jusqu’au vertex de plumes squamiformes d’un vert doré luisant, doré surtout quand on l’examine du front; tout le dessus du corps et les tectrices alaires sont d'un doré aussi brillant que celui de la tête; les sus-caudales d'un vert moins doré; dessous du corps depuis le menton jusqu'à l’épigastre revêtu de plumes subsquamiformes d'un vert étincelant, à peine doré sous certain jour et passant légèrement au bleu dans une autre direction de la lumière; abdomen d'un vert doré, plus doré sur les flancs; région anale duveteuse blanche; sous-caudales vertes moins dorées que l’abdomen. Rémiges noires à reflet violet; bord de la première blanchâtre. Queue fourchue, d’un bleu d'acier foncé tirant un peu au vert obscur, surtout au bout des rectrices; les rectrices peu larges, depuis les médianes jusqu’aux externes graduellement plus longues; depuis les submédiaires aux externes rétrécies obliquement vers l'extrémité de leur côté interne; les médianes arrondies postérieurement. Bec droit, presque aussi long que la moitié du corps, noir; pattes noires, à tibias garnis de plumes brunes.
Q D'un vert doré moins brillant en dessus que chez le mâle, à sommet de la tête cuivreux, à disque des plumes distinctement plus obscur; une tache blanchâtre derrière l’œil et un trait noirâtre, naissant à la commissure du bec et passant sous les yeux; tout le dessous est d'un blanc grisâtre plus ou moins vert sur les flancs du corps; sous-caudales de la couleur de l’abdomen à disque vert plus ou moins prononcé. Rémiges comme celles du mâle. Queue très peu fourchue, à rectrices médianes vertes et à peine bleuâtres au bout même; les autres vertes à la base, puis terminées par une tache blanchâtre diminuant de grandeur en s’approchant du milieu de la queue. Bec et pattes noirs.
G Longueur de l'aile, 50; queue, 26; rectrice médiane, 18; bec, 18 millimètres.
Q Longueur de l’aile, 46; queue, 21; rectrice médiane, 18; bec, 17,5 millimètres.
OBSERVATIONS. — Facile à distinguer du € prasinus par la queue fourchue, le doré beaucoup plus fort sur les parties supérieures du corps et l’abdomen, et l’éclat bleu très faible sur le devant du cou qui n’est distinct que sous certain jour.
FAMILLE CŒREBIDÆ
224 — Diglossa sittoïdes
Serrirostrum sittoïdes, D'Ors., Voy. Amér. Mér., Ois., p. 374, tb. LVIIT, fig. 8.
Diglossa sittoïdes, GRr., Gen. B., I, p. 137 — Sc. et Sarv., Nomencl. Av. Neotr., p. 15 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 511; 1889, p. 8:
Agrilorhinus olivaceus, Fras., P. Z. S., 1840, p. 22.
D. supra iola cyaneo ardesiaca, remigibus rectricibusque nigris, ardesiaco colore marginatis ; subtus tota pallide rufa (n'OrBIGNY).
G' Ad. — D'un ardoisé bleuâtre en dessus, ainsi que sur les côtés de la tête jusqu à la ligne de la commissure du bec, en y comprenant les tectrices auriculaires; tout le dessous est d’un roux pâle, un peu plus intense sur la poitrine, les flancs de l'abdomen et les sous-caudales, plus pâle sur la gorge et le milieu du ventre; les côtés mêmes de la poitrine d’un ardoisé bleuâtre. Les ailes et la queue sont noirâtres, à tectrices alaires bordées largement de la couleur analogue à celle du dos; les bordures des rectrices et des rémiges secondaires sont de la même nuance, celles des primaires d’un gris blanchâtre; les bordures des tertiaires larges et passant au gris blanchâtre, tirant plus ou moins au fauve dans la partie terminale des pennes; sous-alaires rousses ; bord interne des rémiges grisâtre pâle. Bec noir corné, à base de la mandibule inférieure blanc d'ivoire jusqu’à la moitié; pattes d’un gris corné foncé, à doigts plus obscurs; iris brun foncé.
Le mâle moins adulte a la couleur du dos moins bleuâtre, celle du dessous beaucoup plus pâle.
@ Le jeune mâle en premier plumage est d’un gris olivâtre foncé en dessus, d’un jaune pâle en dessous, tirant légèrement au roussâtre sur la gorge, et varié de taches gris olivâtre sur la poitrine et les flancs de l’abdomen ; sous-caudales rousses. Aïles noirâtres, à bordures des plumes de la couleur analogue à celle du dos; les bordures des grandes et des moyennes tectrices ainsi que celles des rémiges tertiaires largement roussôtres.
Un autre jeune oiseau en premier plumage n’a rien de roussâtre sur la gorge, le roussâtre des sous-caudales très pâle, les bordures latérales des rémiges tertiaires et les terminales des grandes tectrices alaires blanchâtres.
G' Longueur totale, 127-132; vol, 184; aile, 59; queue, 43; bec, 14; tarse, 18 millimètres.
Auquimarca, Pumamarca (JELSKI) ; Achamal (STOLZMANN).
« Elle se tient dans les lieux boiseux et humides, sur les arbres fleuris et surtout sur les orangers, où sans s'arrêter, elle parcourt avec une vitesse extrême toutes les branches fleuries en suçant les fleurs ou cherchant les petits insectes » (D'ORBIGNY).
& À Pumamarca j'observais cet oiseau sur les ingas. Sitôt que la Diglossa brunneiventris a aperçu notre oiseau elle le persécute et le pourchasse avec acharnement. Elle est moins nombreuse que cette dernière. Les habitudes sont les mêmes dans les deux espèces, mais celle-ci paraît préférer les buissons et se cache plus que l’autre » (JELSKI). |
« Je tirais cette diglosse à Tambillo et à Achamal sur les buissons d’'Zrythrine ; c’est l'espèce qui se trouve dans l’altitude la moins élevée » (STOLZMANN).