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Diglossa brunneiventris

Des Murs, Icon. Orn., VITE, tb. XLIIT — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 15 — P. Z. $S., 1874, p. 677 — Tacz., P. Z,8S., 1874, p. 511; 1879, p. 225; 1882, p. 8.

Eyrrhodiglossa brunneiventris, GRr., H. List B. Brit. Mus., I, p. 119.

D. supra nigra, sublus rufa; uropygio, hypochondriis scapularibusque cinereis; gula nigra.

g' Ad. — Tête, dos, milieu de la gorge, ailes et queue noirs; une large moustache séparant la couleur noire de celle du dessous, tout le milieu des parties inférieures du corps largement et les sous-caudales sont d’une belle couleur rousse vive; croupion schistacé bleuâtre ; les flancs depuis la poitrine jusqu'au bas-ventre, les scapulaires et les petites tectrices du devant de l’aile sont d’un cendré clair; sous-alaires cendrées. Quelques-uns présentent une bande sourcilière rudimentaire d’un cendré bleuâtre plus ou moins prononcée depuis le niveau du milieu de l'œil. Bec et pattes bruns; iris brun foncé.

© Semblable en tout au mâle.

@ Le jeune oiseau en premier plumage est d’un olive brunâtre en dessus, varié de stries foncées assez prononcées, excepté le croupion qui est immaculé; tout le dessous est d’un jaunâtre sale strié d'olive brunâtre sur la poitrine et les flancs de l’abdomen; le milieu de l’abdomen largement immaculé et tirant au roussâtre; sous-caudales plus rousses. Aïles brunes à petites tectrices d’un cendré olivâtre; les moyennes et les grandes terminées par une tache fauve, formant deux raies transalaires disjointes ; les bordures des rémiges olives, celles des tertiaires plus larges et roussâtres ; rectrices noires, bordées d'olive. Bec et pattes un peu plus pâles que celles des adultes.

Sur les jeunes commençant à prendre leur habit d'adultes les plumes noires et celles de roux cannelle sont moins intenses et moins pures; la plaque gutturale est noirâtre à bordures grises dans les plumes. En avançant dans la mue les taches foncées disparaissent sur le milieu des plumes des parties supérieures du corps.

,. ©! Longueur totale, 150; vol, 213; aïle, 69; queue, 55; bec, 15; tarse, 22 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 65; queue, 54; bec, 14,5; tarse, 2? millimètres.

Tarma, Pumamarca. Maraynioc (JELSKI); Paucal (coll. RAIMONDI); Chota (8.000 pieds), Cutervo, Tamiapampa, Chachapoyas (STOLZMANN); Paucartambo (WHITELY).

« Oiseau assez commun aux environs de Tarma et de Maraynioc ; on le rencontre par paires, isolé ou en petites troupes, accompagnant quelquefois les bandes vagabondes, Il chasse aux insectes à la manière des troglodytes, mais au lieu de visiter l'écorce et les tas de branches, il examine les fleurs et l’extrémité des branches en s’y cramponnant de différentes manières, même dans une position renversée comme les mésanges. Dans les broussailles pauvres de Pumamarca, où il n’y a aucun autre oiseau, on rencontre encore assez souvent cette diglosse visitant les buissons et probablement les herbes, car je l’y ai vue tout près de terre. La nourriture doit y être pauvre, car l’oiseau avance très vite pendant ses recherches. J’y ai vu l'oiseau perché sur une branche fine tout près de moi, sondant le fond de belles fleurs rouges d’une certaine labiacée, en enfonçant le bec dans sa corolle; il y a ainsi exploré une dizaine de fleurs sans bouger de place. Il aime à visiter les fleurs des ingas, pour enlever les insectes et sucer le nectar à la manière des oïseaux-mouches ; sa voix est fine, les allures vives; il est querelleur. Il persécute la Diglossopis cærulescens, sitôt qu'elle se montre à sa portée près des fleurs favorites, et pourchasse également le Leucippus chionogaster. Ce dernier se venge quelquefois en partant brusquement de la branche et frappant d'un coup d’aïle son adversaire, puis revenant se percher à la même place pour répéter de nouveau une dizaine de fois la même manœuvre, frappant l'ennemi à chaque fois. Ces oiseaux sont souvent très gras » (JELSKI).

« Je trouvais toujours cette diglosse dans la région renfermée entre 7,800 et 9,000 pieds d’altitude. Peu nombreuse à Cutervo, un peu plus commune à Tamiapampa. Elle se tient dans les lieux découverts, dans les broussailles basses; jamais je ne l’ai vue dans la forêt. Les habitudes sont celles des autres diglosses ; elle est remuante » (STOLZMANN). o

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