Conirostrum cinereum
D'Ors8., Voy. Amér. Mérid., p. 374, tb. LIX, fig. 1 — Tscu., Faun. Peru., p. 236 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 15 — Tacz., 12, 3 Do 1874, jp, GT 18970), 10. 285,
C. supra ardesiaco cinereum, subtus pallide cinerascens; alis caudaque nigris, remigibus rectricibusque cinereo albido limbatis; superciliis latrs speculoque alari albis; crisso subcaudalibusque rufescentibus.
G' D'un cendré ardoisé en dessus, gris pâle en dessous, à gorge blanchâtre; milieu du ventre roussâtre pâle; sous-caudales rousses; sourcil blanc commencant à la naissance du bec, formant une ligne fine sur le devant du front et élargi derrière l'œil; côtés de la tête gris, séparés du sourcil par une ligne foncée transoculaire. Aïles et queue noirâtres, à petites tectrices alaires d'un cendré bleuâtre, les autres tectrices bordées de la couleur analogue à celle du dos, et les grandes terminées largement de blanc; un pareil miroir formé par la partie basale des primaires en commençant depuis la quatrième; bordures des rémiges grises claires, celles des tertiaires larges et blanchâtres, celles des rectrices cendrées ; les sous-alaires et le bord interne des rémiges blancs. Bec et pattes d’un corné foncé; iris brun foncé.
Q Semblable au mâle, mais plus petite, à couleur des parties supérieures du corps moins pure et grisâtre, celle de l'abdomen roussâtre; le roux des sous-caudales beaucoup plus pâle.
Le jeune oiseau en premier plumage est gris en dessus, avec une légère nuance brunâtre au milieu du dos et au sommet de la tête; le dessous, les sourcils et les côtés de la tête fauves; le blanc des bandes alaires et des bordures des rémiges tertiaires moins pur; toutes les rémiges bordées largement au bout de fauve blanchâtre.
G! Longueur totale, 117; aile, 59; queue, 48; bec, 11; tarse, 17 millimètres. |
Q Longueur de l’aile, 56; queue, 45; bec, 11; tarse, 17 millimètres.
Lima (JELSKI); Pacasmayo, Outervo, 9,000 pieds (STOLZMANN): Tacna (n'Or- BIGNY).
« Nous avons rencontré cette espèce à l’est et à l’ouest des Cordillères, à Tacna (Pérou) et à Inquisivi, province de Sicasica (Bolivia), dans les lieux fourrés et aux alentours des habitations, où elle préfère les arbres fleuris. On la voit sautiller sans cesse, parcourant en tous sens les petites branches, où elle nous a paru sucer le suc des fleurs tout en chassant les petits insectes. Son sifflement est faible; ses mouvements sont des plus vifs » (D'ORBIGNY).
« Pour la première fois j'ai rencontré une troupe de ces oiseaux composée d’une quarantaine d'exemplaires, dans un bois d’algarrobes, passant d’un arbre sur l’autre, mais pas tous ensemble, plutôt un après l'autre, à mesure que je m’en approchais. Ils étaient sauvages comme les autres conasnes et ils avaient l’air des oiseaux en passage ; ils ne s’arrêtaient pas longtemps sur le même arbre, maïs à peine arrivés un après l’autre, ils passaient aïlleurs » (JELSKI).
« Rare à Cutervo (9,000 pieds). Il se tient dans les lieux découverts, dans les buissons bas; remuant comme les autres dacnides » (STOLZMANN).