Dacnis angelica
De Frcippr, Catal. Mus. Mediol., 1840 — Bp., Consp. Av., I, p. 400.
Dacnis archangelica, BP., Catal. Ois. Cayen., p. 7.
Polydacnis angelica., Gr., H. List B. Brit. Mus., I, p. 117.
Dacnis melanotis, Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 179; 1867, pp. 749 et 977; 1873, p. 259 — Nomencl. Av. Neotr., p. 16.
Dacnis modesta, Cas., Journ. für Orn., 1873, p. 64 — Tacz., P. Z.S$., 1874, p. 510; 1882, p. 9.
D. nitidissime turcoso cærulea; fronte, loris, temporibus, lateribus colli, interscapulio, alis caudaque velutino nigris; abdomine medio, subcaudalibus tibiisque candidis; rosiro pedibusque nigris.
G Ad. — Une belle couleur bleue turquoise occupe le sommet de la tête jusqu'à la nuque, les scapulaires, le dos postérieur avec le croupion
et les sus-caudales, la gorge avec le devant du cou, la poitrine et tous les côtés de l’abdomen,; une couleur noire veloutée, lustrée de bleu d’acier, s'étend au front, les lores, les côtés de la tête et du cou, la région interscapulaire et les tectrices alaires; le milieu même de l’abdomen et du ventre, les sous-caudales et les tibias sont d'un blanc pur. Rémiges et rectrices noires ; les rémiges tertiaires bordées largement de bleu à l'extérieur de leur moitié terminale; sous-alaires blanches, ainsi que le bord interne des rémiges. Bec et pattes noirs.
Q Sommet et côtés de la tête d’un gris bleuâtre tirant au verdâtre dans certaines directions de la lumière; dos brun olive, à croupion plus clair d'un olive verdâtre; gorge cendrée blanchâtre; poitrine grise verdâtre; milieu de l’abdomen jaunâtre straminé pâle, flancs largement verdâtres; sous-caudales de la couleur du milieu du ventre. Aïles et queue brunes; tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges et rectrices bordées de la même nuance; sous-alaires brunes lavées de verdâtre; bord interne des rémiges blanchâtre. Bec noir, à mandibule grise dans sa plus grande moitié basale; pattes plombées; iris jaune citron.
Les tomellest probablement moins adultes, ont la nuance bleuâtre moins distincte sur la tête, le dos plus brunâtre, le milieu de l'abdomen ne largement jaunâtre, le verdâtre des flancs plus olive.
La femelle jeune a le sommet de la tête aussi brunâtre que le dos, sans aucune trace de nuance bleuâtre; croupion olive moins verdâtre que chez l’adulte; gorge jaunâtre; le jaunâtre du milieu de l'abdomen plus pâle que chez la précédente.
G' Longueur de l'aile, 62; queue, 40; bec, 14; tarse, 16 millimètres.
Q Longueur totale, 130; vol, 194; aile, 59; queue, 39; bec, 14; tarse, 15 millimètres.
OBSERVATIONS. — De la comparaison d’une belle série de la collection du comte Berlepsch des oiseaux des deux sexes du Pérou méridional, de l’Ecuador et de la Nouvelle-Grenade avec nos femelles du Pérou central et septentrional, j'arrive à la conclusion que nos femelles, dont celle du Pérou central a été décrite par le docteur Cabanis comme nouvelle, appartiennent à la même forme. Une femelle recueillie par Bartiett sur l’Ucayali supérieur (Pérou oriental) ressemble en tout à notre femelle de Monterico, si ce n’est qu’elle a un peu de nuance bleuâtre sur les flancs de l’abdomen.
Ucayali supérieur et inférieur, Xeveros, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Monterico (JELSKI); Huambo (STOLZMANN); Cosnipata (WHITELY ); Moyobamba (coll. RAIMONDI).
Stolzmann a tué ses deux femelles à Huambo, à 3,700 pieds d’altitude, dans une forêt jeune, au bord d’un champ cultivé.
230, Dacnis flaviventer
D'ORB., Voy. Amér. Mér., p. 220, tb. XIIT, fig. 2.
Dacnis flaviventris, ScL. et SALv., P. Z.S., 1866, D. 179; 1867, p. 977; 1873, p. 259 — Nomencl. Av. Neotr., p. 16.
Conirostrum flaviventre, Reicus., Handb. Spec. Orn., I, p. 229.
Eudacnis flaviventer, GRr., H. List B. Brit. Mus., I, p. 117.
D. capite supra obscure viridescente; fronte, oculorum circuitu, dorso superiori, alis, cauda, quiture et antero collo nigris; corpore et alis infra, lectri- -cibus, infero dorso uropygioque splendide flavescentibus ; pectore nigrescentibus maculis variegato.
Fem. supra obscure viridescens, infra griseo brunneo variata; alis caudaque brunneis, pallidiore variatis (D'ORBIGNY).
d Ad. — Sommet de la tête d’un vert olivâtre foncé prenant un léger ton brunâtre dans certaines directions de la lumière; les lores, le bord même du front, une large bande transoculaire couvrant toute la région auriculaire, la région interscapulaire, la gorge, l’aile et la queue noirs; tout le reste du corps est d’un beau jaune citron, en commençant en dessous à la commissure du bec par une moustache séparant le noir de la gorge de celui des côtés de la tête; le jaune de la région jugulaire varié de taches noires comme ondées, occupant le disque des plumes; les rémiges secondaires et les grandes tectrices alaires bordées finement de jaune verdâtre; sous-alaires jaunes, bord interne des rémiges blanc. Bec presque droit, pointu, distinctement échancré devant l'extrémité de la mâchoire, noir; pattes d'un noir bleuâtre; iris rouge.
Q Tout le dessus du corps d'un olive verdâtre obscur, uniforme, plus clair au croupion; le dessous gris jaunâtre, passant au jaune roux sur les couvertures inférieures de la queue; rémiges et rectrices brun foncé, bordées de plus clair. Bec corné; pattes bleuâtres; iris brun.
@ le jeune mâle en premier plumage a le sommet de la tête plus olive que celui du mâle adulte; le dos avec les scapulaires d’un olive grisâtre plus pâle au croupion et le bas du dos; les lores et les côtés de la tête noirâtres ; tout le dessous fauve jaunâtre pâle; aiïles noirâtres, à rémiges et les grandes tectrices enduites fortement d'olive; queue noire olivâtre.
À la première mue les plumes noires et les jaunes apparaissent graduellement sur leur place; les plumes des ailes et de la queue deviennent noires comme chez les adultes; la couleur jaune est cependant moins intense et la région jugulaire plus fortement variée de noirâtre.
G' Longueur de l'aile, 62; queue, 38; bec, 15; tarse, 14 millimètres.
Selon d'Orbigny, longueur totale, 120 ; vol, 200 : He 65; queue, 35; bec, 10 millimètres.
OBSERVATIONS. — Les oiseaux péruviens ne présentent aucune différence des oiseaux typiques du voyage de d’Orbigny.
Ucayali supérieur et inférieur, Sarayacu (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL) ; Ega (BATES); Nauta (coll. RAIMONDI).
« Cette charmante espèce diffère de ses congénères par ses teintes brillantes de jaune; nous l’avons rencontrée au milieu des forêts chaudes et humides du pied oriental des Coïrdillères boliviennes, dans la partie habitée par les Indiens Yuracarès. On la voit au bord des rivières se tenir constamment par paires au sommet des plus hauts arbres et des palmiers, s’y cramponner afin d’y chercher sa nourriture qui consiste en petits insectes. Elle est assez rare, mais le paraît être plus encore par l’extrème difficulté qu’on éprouve à atteindre la coupe élevée des arbres, où plomb n'arrive qu’avec peine » (D'ORBIGNY).
Nom vulgaire : Merclado (RAIMONDI).