‹ Ornithologie du PérouChapitre 218 sur 288 · Polioptila albiloris, Sor · texte numérisé non relu

Polioptila albiloris, Sor

ScL., P. Z. S., 1860, p. 298 — Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., P. D ASE AB ps 10870 MD: ‘993.

P. cærulescenti cinerea, pileo nigro, loris albis; remigibus alarum nigricantibus, primariis cinereo, secundariis albo latiore marginatis ; caudæ rectricibus tribus utrinque lateralibus albo gradatim decrescente terminatis, cæteris nigris, quarta uirinque externe albo terminata; sublus alba, cinerascente lavata. Rostro nigro; pedibus obscure plumbeis (Sazarer).

G! D'un cendré bleuâtre clair en dessus, à sommet de la tête noir lustré de bleuâtre; toutes les parties inférieures du corps blanches ainsi que les lores et un large sourcil au-dessus de l'œil, qui se confond quelquefois avec la même couleur des joues, mais généralement il est interrompu par un petit intervalle noir; côtés de la poitrine et de l’abdomen lavés de cendré. Aïles noirâtres, à tectrices largement entourées de la couleur analogue à celle du dos; les rémiges primaires bordées finement de cendré, les secondaires plus largement de blanc, les tertiaires le plus largement de cette dernière couleur ; sous-alaires blanches, ainsi que le bord interne de toutes les rémiges. Queue noire, à quatre rectrices latérales de chaque côté de la queue terminées de blanc, de sorte que la première n’a du noir qu’à la base même, sur les suivantes diminuant graduellement jusqu'à la quatrième, dont l’extrémité même est blanche en entier ou seulement sur la barbe interne. Bec noir, à mandibule grise noirâtre; pattes d’un plombé foncé; iris brun foncé.

Q Distincte du mâle par le sommet de la tête d’un cendré plombé, plus foncé que celui du dos; les lores et les sourcils blancs.

G' Longueur totale, 115-120; vol, 164-166; aile, 50; queue, 44; bec, 15; tarse, 16; doigt médian avec l’ongle, 12 millimètres.

Q Longueur totale, 118; vol, 156 millimètres.

Guadalupa, Tumbez, Lechugal (JELSKI) ; Pacasmayo, Tumbez (STOLZMANN).

« Oiseau commun sur la côte péruvienne et caractérisant la faune de cette région. Se tient toujours par paires. Comme les mniotiltides, il sautille de branche sur branche en cherchant sa nourriture et s'envole quelquefois pour saisir un insecte au vol. Il relève souvent sa queue en haut en baiïssant les ailes et faisant entendre sa voix basse, mais agréable. Son chant bas, mais varié, se fait rarement entendre. J’ai eu la chance d'observer son habitude d’imiter les voix des autres oiseaux, sans cela

je n'aurais pas même supposé un talent pareil chez un aussi petit oiseau. Je peux garantir la vérité de ce fait, que j'ai parfaitement constaté :

» Le 29 septembre 1876, je suivais, une sarbacane en main, une troupe de Psittacula cælestis qui s’envolèrent et disparurent derrière les buissons, Je suis allé dans cette direction et tout à coup j'entends la voix caractéristique de la perruche d’un des buissons voisins, cette fois aussi basse qu’il me paraissait que l’oiseau se trouvait dans un des buissons plus éloignés. En avançant plus loin la voix se fit entendre derrière moi, du buisson isolé. En même temps un petit chevreau bêlait au voisinage; chaque fois ce bêlement était répété par une voix basse, mais parfaitement imitée. Persuadé qu’une des perruches était dans le buisson, c’est à elle que j'ai attribué le talent d'imitation. Maïs quel était mon étonnement, lorsque je n’ai découvert dans ce buisson peu épais rien de plus que la Polioptile ! Je ne voulais pas croire, maïs je l’étais forcé. Pour le constater définitivement, je me suis approché à quelques pas et j'ai observé l'oiseau sautillant, et produisant ces sons d’imitation de la voix des perruches et du bêlement du chevreau. Les mouvements de la gorge et du corps accompagnant la voix, ne laissaient aucun doute. Les autres buissons étaient assez loin, et je n’y ai remarqué aucun oiseau. Pour me convaincre encore d’une manière plus précise, je faisais passer l’oiseau dans un autre buisson en le suivant et l’observant de nouveau. Une troupe des Gnathospiza Raimondi passait au voisinage en faisant entendre leur voix caractéristique. Notre oiseau a répété parfaitement ce son, en y ajoutant de temps en temps son éschaouis exprimant la satisfaction, duquel on lui à donné à Tumbez le nom de tschaouis. Je présente ce fait d’une manière aussi détaillée, sachant que plusieurs ornithologistes ne l’accepteront qu'avec certains doutes.

» Il niche en janvier, février et mars, plaçant son petit nid dans les fourches des branchettes fines des arbres peu élevés. Les jeunes ont le premier plumage semblable à celui des parents, les mâles ont la tête noire, les femelles cendrée ») (STOLZMANN).

Le nid est petit et construit avec soin. Il a la forme d’un cylindre bas, assez régulier, à parois minces, d’une texture très serrée et solide. IL est tissé d’un mélange de brins d’herbes secs et fins, de duvets végétaux et de différentes autres matières, comme des brins d’Usnea, des fils, de petits morceaux de papier, etc. L'intérieur est assez profond et nettement tapissé dans les uns de crin de cheval, mélangé avec un peu de plumes ; dans d’autres de duvets végétaux avec un peu de brins de plantes, très délicats. La surface externe ressemble à celle des nids d’Æypolaïs. Diamètre du nid, 50-60 ; hauteur, 30-40 ; diamètre de l’intérieur, 40 ; profondeur, 25 millimètres. Les pontes trouvées entre le 7 et le 27 février contenaient deux et quatre œufs frais.

Les œufs par la forme et le mode de la coloration ressemblent à ceux de la WMuscicapa grisola ; leur fond est vert pâle ou blanc verdâtre, avec des taches d’un brun rougeâtre plus ou moins rares sur toute la surface et réunies en un anneau assez dense autour du gros bout. Les autres ressemblent plutôt aux œufs du chardonneret, leurs taches sont plus petites et peu nombreuses sur toute la surface, avec la couronne beaucoup moins fournie que dans les précédents. En général les taches de la gamme inférieure sont pâles, les superficielles beaucoup plus foncées. Longueur, 13,3-15,3, sur 10,6-12,2 millimètres de largeur.

- 263. — Polioptila nigriceps

Bain», Review Amer. B., p. 69 — Tacz., P. Z. $S., 1880, p. 191. Polioptila Buffoni, TAcz., P. Z. S., 1879, p. 298.

en

P. obscure cærulescenti cinerea, capile supra nigro; remigibus alarum nigricantibus, primariis cinereo, secundariis albo lalius marginatis: caudæ rectricibus quaternis utrinque lateralibus albo gradatim decrescente terminatis ; cæteris totis nigris ; subtus alba, hypochondriis cinereo lavatis. Rostrum nigrum ; pedes obscure plumbeï ; iris fusco brunnea.

cg Ad. — D'un cendré bleuâtre foncé en dessus, à sommet de la tête noir, lustré de bleuâtre, en comprenant les lores et tout le bord supérieur et le postérieur de l'œil; tout le dessous du corps et le bas des côtés de la tête est blanc, teint légèrement de cendré sur la poitrine; ailes noirâtres, à tectrices largement entourées de la couleur analogue à celle du dos; les rémiges primaires et les secondaires finement bordées de cendré, les tertiaires et les dernières des secondaires largement de blanc; sous-alaires ainsi que le bord interne des rémiges blancs. Queue noire, à quatre rectrices latérales de chaque côté de la queue terminées de blanc, de sorte que l’externe a seulement la base noire, le blanc dans les suivantes diminuant en longueur graduellement jusqu'à ce que dans la quatrième il n’y a que l'extrémité même qui est blanche. Bec noir; pattes plombées foncées; iris brun foncé.

G' Longueur totale, 134; vol, 169; aile, 52; queue, 55; bec, 16; tarse, 19; doigt médian avec l’ongle, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme voisine de la P. Buffoni de Cayenne, mais un peu plus forte, à bec moins large et à couleur cendrée du dos beaucoup plus foncée. Le mâle de Guajango a le dos plus foncé que celui de Callacate, outre cela ils se ressemblent en tout.

« Dans les habitudes de cette espèce je n’ai rencontré rien qui la distinguerait de la P, albiloris, Elle paraît s'élever le long de la vallée de la rivière Chota jusqu’à 8,000 pieds. Pas rare sur le Maranon. Elle remplace l’espèce citée sur le versant oriental de la chaîne occidentale des Cordillères; ainsi donc la crête de cette chaîne constitue sa frontière occidentale, tandis qu’elle est orientale pour l’autre. À Callacate j'ai vu des jeunes en mars » (STOLZMANN).

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