Basileuterus castaneiceps
SCLMNELISALYE MP ZT LISTEN D NN 1 ERA CZ PE ZE RS EMO TD p. 293.
B. brunnescente olivaceus, sublus albidus; pileo medio latissime casianeo vitlis binis nigricantibus marginalo; laleribus colli cineras-entibus; hypochondriis olivaceo griseis.
g' et © Ad. — D'un olive brunâtre en dessus, à sommet de la tête couvert de plumes d’un roux marron foncé, d'un jaunâtre plus clair à la base, formant une large raie médiane, bordée des deux côtés d’une raie noirâtre; côtés du devant du visage et du cou cendrés; la partie postoculaire des côtés de la tête d’une couleur analogue à celle du dos; gorge, poitrine et milieu de abdomen d'un blanc soyeux; flancs olivâtres; sous-caudales jaunûâtres. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges schistacées, les primaires
bordées d'olive jaunâtre; les bordures des secondaires et les tertiaires entières olives brunâtres. Rectrices olives, bordées d'olive jaunâtre. Bec noir, à bords gris près de l'extrémité, pattes grises à dessous des doigts aune ; iris gris foncé.
G' Longueur totale, 155-167; vol, 197-228; aile, 70; queue, 62; bec, 17; tarse, 24 millimètres.
© Longueur totale, 150-163; vol, 192-213; aile, 68; queue, 59; bec, 16; tarse, 23 millimètres.
« Commun à Cutervo. Oiseau purement forestier, se tenant dans les fourrés et jamais dans les halliers. On le rencontre par paires ou par petites troupes toujours à une petite hauteur, très souvent à terre où il cherche la nourriture dans les feuilles sèches. Il aime à sautiller sur les tiges inclinées de la palme naïne (sa«da) ou sur les branches obliques, et ce qu’il y a de caractéristique dans ce mouvement c’est qu’à chaque saut il change la direction du corps en avant et en arrière.
» Le chant de cet oiseau, semblable à celui d’un Cyphorhine, est un des plus curieux détails de ses habitudes. Après notre arrivée à Tambillo nous entendîmes continuellement un chant que nous attribuâmes à un Cyphorhine, tandis que nous tirions les basileuthères, sans se douter de ses talents musicaux. Après avoir reconnu sa voix d'alarme suivie immédiatement par ce chant en question, nous avons cherché à découvrir l’auteur, et toujours dans le lieu d’où provenait ce chant nous trouvions notre oiseau. J’ai commencé donc à soupçonner que c’est lui qui était l’auteur, enfin lorsque J'ai réussi à le voir chanter, le doute a disparu. J’estime ce chant peu long et peu varié, moins que celui du Cyphorhine de Palmai, maïs malgré cela c’est un chant très agréable, et on doit compter l’oiseau parmi les meilleurs artistes des forêts de ce pays. Le timbre de ce chant est flûté, quoique moins que celui du merle. Il est sujet à certaines modifications chez les différents individus ; les sons, le temps et le timbre restent toujours les mêmes, combinés de différentes manières, comme cela a lieu chez les Thryothores. Le chant de ce basileuthère commençant par une note constante, descend en gamme chromatique à cinq tons, par des transitions très minutieuses, et après un intervalle très court (d’une seconde à peu près) il est suivi de trois notes baissant chromatiquement et terminé par une note supérieure d’un ton et demi que la précédente. Ce chant est ordinairement accompagné par un autre, probablement celui de :
la femelle, dont quelques sons difficiles à saisir sont interposés dans les intervalles du chanteur ! principal.
» A Cutervo j'ai rencontré cet oiseau à 10,000 pieds d'altitude ; en novembre j’y ai tué un individu tout jeune. Sa mère était très alarmée et revenait continuellement à l'endroit où son enfant était tué.
» Dans la chaîne orientale des Cordillères cette espèce est remplacée par une forme voisine semblable, mais différente par le jaune des parties inférieures du corps, le B. coronatus, rencontré pour la première fois à Cococho. Ce fait est très curieux, prouvant qu'un fleuve aussi étroit que le Maraïñon suffit dans cette latitude à constituer une limite pour deux formes voisines. Cococho est à peine éloigné de 12 kilomètres du Marañon, beaucoup moins en ligne droite. Je ne doute pas que le Z. castanciceps habite la rive opposée, car il se trouve à Tambillo, qui en ligne droite n’est éloigné que de 30 kilomètres. Un fait semblable présentent la Setophaga Bairdi et la S. melanocephala, la Diphlogæna Warszemiczi et la D, iris, ainsi que plusieurs autres.
» Le PB. coronatus ressemble en tout dans ses habitudes au 2. castanciceps et sa chanson est la même » (STOLZMANN).