Campylorhynchus balteatus
BaïRD, Revis. B. America, p. 103 — Scz. et SaLv., Nomencl. Av. ‘| Neotr., DA RIMACZ PNR PAS SMS TE ND 510)
C. supra fuscus, albido transfasciatus, nucha dorsoque antico siris albidis latis; pileo griseo, fusco maculato; superciliis lalis albidis; sublus albidus, fusco maculatus ; cauda grisea, fusco albidoque fasciala.
g' Ad. — Sommet de la tête d’un gris cendré clair, à disque des plumes brun formant de petites stries assez nombreuses et lavé plus ou moins de brun roussàtre dans la partie voisine de la nuque, bordé des deux côtés d’un sourcil blanchâtre, fin devant l’œil et large en arrière; la nuque, le cou postérieur et le haut du dos d’un brun noirâtre varié de grosses stries fauves blanchâtres occupant le milieu de toutes les plumes, presque aussi largement que les bordures foncées latérales ; le reste des parties supérieures du corps rayé largement en travers de brun noirâtre et de fauve blanchâtre une raie foncée transoculaire, le reste des côtés de la tête fauve strié faiblement de brun sur les tectrices auriculaires; tout le dessous fauve blanchâtre varié de nombreuses taches grises brunâtres arrondies sur la gorge et la poitrine, plus nombreuses sur le haut de l’abdomen et élargies en raies transversales sur le ventre et les sous-caudales, ces dernières sont d'un brun plus foncé. Aïles brunes, rayées à travers de blanchâtre dans toute leur longueur; sur les rémiges depuis les grandes tectrices il y à quatre raies pareilles formées de la réunion de taches sur leur barbe externe; sous-alaires et barbe interne des rémiges fauves, les premières tachetées légerement de grisâtre. Rectrices grises, variées de 8-10 rangées de grosses taches fauves blanchâtres disposées par paires sur les deux bords des médianes et des submédianes, séparées entre elles par des taches noirûtres; sur les autres rectrices jusqu'aux subexternes il n’y à qu'une rangée sur la barbe externe, tandis que sur les latérales et les subexternes deux rangées, dont celles des premières forment des bandes presque continues. Bec gris corné, à bords plus clairs, la mandibule carnée grisâtre; pattes gris jou nâtre ; iris blanc rosé ou de la couleur terre de Sienne.
Q La femelle ressemble au mâle et n’en diffère que par les taches foncées du dessous moins nombreuses sur l’abdomen, nulles sur la gorge et le milieu du ventre. Comme le plumage de l’exemplaire unique que j'ai vu
est plus frais que celui du mâle décrit plus haut, le sommet de la tête est presque unicolore, couvrant les taches médianes des plumes; toutes les rectrices sont bordées au bout de fauve; les bordures des tertiaires et des secondaires plus régulières. Bec et pattes comme chez le mâle; iris roux clair tirant sur l’orangé.
d' Longueur totale, 211-213; vol, 257-268 ; aile, 81 ; queue, 87; bec, 27; tarse, 27 millimètres.
© Longueur totale, 202; vol, 256; aile, 84; queue, 91; bec, 25; tarse, 27 millimètres.
Les œufs sont d’un blanc pur et mat, ovés, allongés, à petit bout aigu. Longueur, 23,3-23,8 sur 16-16,5 millimètres de largeur.
Tumbez, Chepen (STOLZMANN); Guadalupa, Quebrada de Culebra (coll. RATMONDI).
« Oiseau le plus caractéristique de la faune du Pérou septentrional. La vallée Chicama paraît constituer la limite méridionale de son habitat (Trujillo) et ne se trouve point à Lima. Les oiseaux de la pente orientale de la chaîne occidentale des Cordillères appartiennent à une autre forme voisine. J’attribue sa présence à Palmal à la coupe des forêts pour y découvrir des plantations (chacras); il y est avec plusieurs autres espèces comme précurseur de la côte qui va se découvrir à l’avenir, quand disparaîtront les grandes forêts du district de Guayaquil. C’est une espèce buissonnière évitant les grandes forêts. Les limites de sa distribution verticale sont entre 0 et 8,000 pieds d'altitude ; c’est dans cette dernière hauteur que je l’ai observée à Chota.
» C’est un oiseau très original sous plusieurs rapports. Il se tient constamment dans les halliers, surtout dans ceux où abondent les acacias. Très remuant, il cherche sa nourriture en sautillant sur les branches et les troncs lécèrement inclinés. Il vient souvent sur les toits des maïsons et chasse même aux cacerlacs, aux araïignées, etc., sous les toits, car il ne manque pas de hardiesse.
» Sa voix rauque est originale. Ils chantent, s’il est possible de l’exprimer ainsi, en deux ; quelquefois un troisième y prend aussi part. Ce duo a son temps, et il est amusant d'entendre une paire peu exercée ne pouvant pas s’accorder etrecommencer le chant à plusieurs reprises, ne pouvant jamais arriver à fin. Ce temps est un élément musical du chant, car on ne peut pas donner le nom de musicaux à ces sons rauques, composant la chanson. C’est un éschi ou éschii, petit intervalle, éschoutschiou, longtemps répété. Les deux artistes restent ordinairement perchés l’un près de l’autre, le cou tendu un peu en haut, ayant l’air, comme s'ils étaient persuadés qu'ils amusent l’auditoire de leur excellent concert.
» Sur la côte il niche en février et mars ; dans la sierra (au système du Marañon), avril et mai sont probablement l’époque de la nidification de l’espèce remplaçante. Son nid gros, difforme, semblable à un tas d’ordures, est composé de brins végétaux mélangés avec les différentes ordures que l'oiseau peut trouver, comme morceaux de coton, morceaux de papier, des chiffons, etc. Le nid de l’espèce remplaçante, à Callacate, a la forme un peu plus décente; il est bâti exclusivement de filaments délicats, enlevés de la surface du tronc d’un certain Cactus. L'oiseau de la côte garnit l’intérieur avec les plumes. L'entrée est ordinairement en bas. Le nid est suspendu à l’extrémité d’une branche fine de l’arbre peu élevé. A Lechugal, où notre maison, selon l’habitude locale, était sans paroïs, l'oiseau y entrait souvent pour enlever en notre présence des morceaux de ouate.
.» Son nom est différent dans les différentes localités. À Tumbez, on l'appelle piojento (piojo — pou); à Chepen jergon. Le Campylorhynchus faseiatus a le nom coyleyle à Huambo et czeuerech à Cutervo » (STOLZMANN).
M. Jelski a remarqué aussi trois individus et même quatre vivant dans une inti-