‹ Ornithologie du PérouChapitre 267 sur 288 · Henicorhina leucophrys · texte numérisé non relu

Henicorhina leucophrys

Troglodytes leucophrys, Tscn, Arch. für Naturg., X, pl. I, p. 283 — Faun. Peru., p. 185.

Troglodytes guttatus, HARTL., Syst. Verz. der Ges. Mus. Bremen, p. 28.

Cyphorhinus prostheleucus, Sc. et SaLv., Ibis, 1860, p. 272 (nec SCLATER).

Cyphorhinus griseicollis, SCL. et SALv., Ibis, 1860, p. 397 (nec LAFR.).

Henicorhina leucophrys, SaLv., P. Z. S., 1870, p. 181 — Scr. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 6 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 504; 1879, p. 223 — SHarPe, Catal. B. Brit. Mus., VI, p. 288.

H. rufo brunnea, pileo medio olivaceo fusco, nigro limbato; gula superciliisque protractis albis; loris vittaque postoculari nigris; genis nigro alboque variis ; jugulo pectoreque cinereis ; ventre crissoque rufis.

d' Ad. — D'un roux brunâtre en dessus, à sommet de la tête largement d'un brun olivâtre au milieu, bordé des deux côtés de noir dans toute sa longueur; un sourcil blanc étendu depuis les narines jusque sur les côtés de la nuque; côtés de la tête noirs, variés de nombreuses taches longitudinales blanches, en laissant une large raie transoculaire immaculée occupant les lores; gorge blanche, poitrine largement cendrée passant au blanchâtre sur le milieu du devant de l'abdomen, dont la partie postérieure ainsi que la région anale sont rousses; les côtés du bas-ventre d'un roux brunâtre plus clair que celui du dos. Ailes d’un schistacé noirâtre, à toutes plumes bordées de roux brunâtre analogue à celui du dos, rayées en travers de noirâtre sur les rémiges; sous-alaires grises lavées de blanchâtre. Rectrices

d’un brun roussâtre rayées faiblement de noirâtre. Bec noir; pattes brunes; iris brun foncé.

Q Semblable en tout au mâle; elle a seulement le cendré de la poitrine plus pâle; les raies des rectrices à peine distinctes.

Les deux oïseaux de la collection Raimondi, provenant de Tambillo, probablement moins adultes, différent de l'adulte par le roux des parties supérieures du corps moins foncé, le cendré de la poitrine pâle, tandis que le milieu de l'abdomen est blanchâtre;" le noir des côtés de la tête moins foncé.

G' Longueur totale, 128; vol, 199; aile, 59; queue, ?7; bec, 18,5; tarse, 24 millimètres.

Q Longueur totale, 120; vol, 180; aile, 54; queue, 27; bec, 18; tarse, 23 millimètres.

OBSERVATIONS. — La femelle unique de Sillapata, au Pérou central, diffère des exemplaires de Tambillo par une taille un peu moins forte et le bec distinctement plus court (15 millimètres) ; elle a en outre les rémiges et les rectrices sans raies foncées, mentionnées dans la description de M. Tschudi, dans sa Æauna Peruana. Ce sera probablement une forme nouvelle.

Région boiseuse du Pérou nord oriental (TScHUDI) ; Sillapata (JELSKI) ; Tambillo (STOLZMANN et coll, RAIMONDI).

€ J’ai observé cet oiseau dans la vallée de Pumamarca, à San Damian, Ropaybamba, Auquimarca, Tambapoto, entre 4,000 et 8,000 pieds d’altitude, presque toujours par paires. À Amable Maria (dans la vallée de Chanchamayo, situé plus bas), je ne l'ai jamais vu. Il est commun à Pampa Jesus (Quebrada de Vitoc), à San Bartolome, entre Mantos et Chilpes.

» On le voit toujours bas, près du sol ou sur la terre. A l’approche de J'RONNNE 1l fait entendre une voix d’alarme : érr-tschi, trr-tschi. Son chant est —— os — 7 répété trois fois. Quelquefois il est différent, on peut même dire que presque chaque individu chante à sa manière, comme les C@ yphorhinus. Une fois, entre Ropaybamba et Auquimarca, j'ai noté ce chant : — de nas A, le dernier 3 était double et on pouvait remarquer un accord de ce 3 avec un 6 bas. Ce verset était ordinairement répété trois fois. J’ai entendu aussi d’autres variations sans les noter » (JELSKI).

« Assez commun à Tambillo, mais difficile à tuer, car il se tient dans les lieux très épais, il est très remuant et difficile à distinguer des objets voisins. Il me paraît l'avoir entendu à Cococh6, sur la hauteur de 5,800 pieds. Il manque à Huambo » (STOLZMANN).

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