Thryophilus superciliaris
Thryothorus superciliaris, LawRr., Ann. Lyc. New York, IX, 4869, p. 235 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 319. Thryothorus albipectus, Scz., P. Z.S., 1860, p. 273 (nec Cas.). Thryophilus superciliaris, SuarPe, Catal. B. Brit. Mus., VI, p. 210.
Th. supra rufus, pileo brunnescente; gula, jugulo, loris, genis, lateribus colli superciliisque sericeo albis ; abdomine fulvescente albido ; crisso subcaudalibusque rufis ; alis brunneis rufo varüs; cauda rufa, nigro transfasciata.
G! et © Ad. — Roux en dessus, d’une couleur plus vive au croupion et brunâtre au sommet de la tête; un large sourcil, tous les côtés de la tête, la gorge et les côtés du cou d'un blanc pur soyeux; le blanc du sourcil séparé de celui des joues par une raie postoculaire brune; le reste des parties inférieures du corps est aussi blanc, mais lavé légèrement de roussâtre, plus fort sur les flancs et au bas-ventre, les côtés de ce dernier et les sous-caudales roux. Aïles noirâtres, à tectrices rousses variées de noir d’une manière assez compliquée; barbe externe de toutes les rémiges et les
tertiaires en entier aussi rousses que le dos, avec de larges raies noires en travers; sous-alaires d’un blanc roussâtre, bord interne des rémiges gris roussâtre. Rectrices rousses avec une dizaine de raies transversales noires moins larges que les espaces roux, dont les trois ou quatre terminales sont plus ou moins courbées en zigzags. Bec corné noirâtre, à mandibule inférieure grise cornée; pattes d’un cendré grisâtre; iris brun. |
G' Longueur totale, 161; vol, 216; aile, 66; queue, 50; bec, 25; tarse,
© Longueur de l’aile, 62; queue, 48; bec, 26; tarse, 24 millimètres.
Chimbote, Tumbez (STOLZMANN); Guadalupa, Tumbez (coll. RAIMONDI).
«.Chimbote est la localité la plus méridionale où j’ai rencontré cet oiseau ; là j'ai entendu son chant dans les buissons des dunes de la côte. Aux environs de Pacasmayo il se tient dans les buissons épais de PBaccaris. À Guadalupe je le rencontrais dans les bois d’algarrobes. À Nancho (1,000 pieds au-dessus du niveau de la mer) il séjourne dans les touffes épaisses des plantes grimpantes couvrant les haïes. IL est donc évident qu'il préfère les buissons épais aux autres arbres. À Nancho j'ai remarqué plusieurs fois qu’il commence à chanter sitôt qu’il entend un sifflement. À Tumbez le fait suivant m'a étonné. Entendant son chant dans un buisson, je me suis assis et J'ai aperçu l'oiseau; il m'a vu aussi, mais sans aucune crainte. Il avait l’air triste, sautillait lourdement, tantôt à terre, tantôt sur les branches, saisissant de temps en temps un insecte, qu’il rencontrait. Pendant tout ce temps il ne cessait de chanter, tandis que beaucoup d’autres oiseaux restent immobiles pendant cette action. Son chant me rappelait une jeune personne, qui s’exerçant sur le piano, joue de différentes pièces, répétant chacune une dizaine de fois. Mon oiseau faisait de même ; il siflait plusieurs fois de suite les mêmes phrases, puis il répétait également les autres, ensuite encore d’autres. Cela faisait l’effet comme s’il voulait s’exercer, et je n’en douterais pas si j'eusse osé attribuer à cet oiseau des pensées presque humaïnes. Sa voix est pleine, forte et variée, rappelant sous certain rapport notre rossignol. Mon compatriote M. Babinski, qui a entendu à Pacasmayo le chant de ce Thryophile, m’assurait qu’il a entendu un rossignol, et ne voulait pas croire que ce n’est pas lui. Il chante principalement dans la journée, je l’ai entendu cependant plusieurs fois chantant au crépuscule et même lorsqu'il fait déjà sombre. Blessé et pris à la main, il crie d’une manière perçante » (JELSKI).
€ Il niche en janvier et février. Son nid est tissé de longs brins, comme il me paraît des Cyperus, mélangés quelquefois avec du coton. La forme est celle d’une retorte à gorge latérale, courte, terminée par une ouverture. L'intérieur est garni de plumes. Il le place sur les buissons de mimoses, sur le pajaro-bobo, et sur les Cactus. J'ai trouvé aussi un sous la toiture d’une maison abandonnée. Presque toujours on le trouve au voisinage des nids des guêpes, une fois J'ai vu deux nids du Thryophilus à côté d’un nid pareil. La ponte est de trois ou de quatre œufs » (STOLZMANN).
Les œufs sont blancs avec une légère nuance verdâtre, surtout en transparence, avec un lustre très faible. Longueur, 20-20,6 sur 14,5-15 millimètres.