‹ Ornithologie du PérouChapitre 272 sur 288 · Thryothorus griseipectus · texte numérisé non relu

Thryothorus griseipectus

SuARPE, Catal. B. Brit. Mus., VI (1881), p. 263, tb. XV, fig. 2. Thryothorus coraya, Scc. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 178; 1867, p. 977; 1873, p. 257 — Tacz., P. Z. S., 1881, p. 5.

Th. corayæ simillimus, sed pectore et abdomine medio lalissime cinereo griseis distinguendus; hypochondriis crissoque rufescente brunneis; cauda nigro griseoque transfasciata.

g Ad. — D'un ferrugineux brunâtre en dessus, à sommet de la tête et le cou postérieur brun olivâtre ou brun roussâtre peu différent de celui du dos: sourcil blanc fin, bordé en dessus dans sa partie postoculaire d’une ligne noire commencant depuis les narines; côtés de la tête noirs, striés

de blanc sur la région auriculaire, en laissant immaculées une raie transo-

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culaire noirâtre et une large moustache noire sur toute la longueur des côtés de la gorge; gorge blanche passant graduellement au gris cendré, occupant toute la poitrine et largement le milieu de l'abdomen, dont les côtés sont d’un brun roussâtre passant plus au roussâtre sur les côtés du bas-ventre; tectrices supérieures de la queue rayées en travers de roux et de noirâtre; les sous-caudales rayéès de fauve et de noirâtre. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges brunes bordées à l’extérieur de roux ferrugineux brunâtre; les sous-alaires et le bord interne des rémiges blanchâtres sales. Queue noirâtre, rayée en travers de gris ou de roussâtre. Bec corné plombé; pattes carnées; iris brun rougeûtre.

Q Üne femelle d’Vquitos, du musée Berlepsch, probablement jeune, a la couleur noire des côtés de la tête peu développée et réduite au tour de l'œil, remplacée de gris sur les tectrices auriculaires, dont les stries blanches sont assez distinctes; sourcil blanchâtre sans bordure noire; le cendré moins largement répandu sur la poitrine et lavé de fauve brunâtre sur l’abdomen.

S' Longueur totale, 160-166; vol, 207-218; aile, 63-65; queue, 56; bec, 21,5; tarse, 22 millimètres.

Ces oiseaux de l’Amazone supérieur et de l’Huallaga, se distinguent principalement du 7%. coraya de la Guyane et du Brésil par la nuance cendrée fort répandue sur les parties inférieures du corps, au lieu de fauve grisâtre ou roussâtre, et le sourcil blanc plus fin.

Le mâle de Sarayacu (musée BERLEPSCH) est parfaitement identique à nos oiseaux péruviens.

Sarayacu, Nauta (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Yurimaguas (STOLZMANN).

« Les habitudes et le chant de cet oiseau ressemblent en tout à ceux du 7%. albiventris. On le rencontre dans un champ abandonné, au milieu de la forêt, couvert de buissons épais et bas. Je trouvais les petits en février et en mars.

» Toutes les espèces que je connais ont les habitudes si semblables qu’on peut les caractériser ensemble. Chaque Z'Aryothorus est très remuant, habitant des fourrés, dans toute la force de ce mot. On les rencontre donc plus souvent au voisinage de l’eau, où la végétation est plus riche que sur les collines. Je les ai rencontrés tous par paires. Dans les localités privées des forêts ils se tiennent dans les halliers.

» Le chant des thryothores est très animé, plein et fort. Je les compte parmi les premiers artistes. Leurs chansonnettes peuvent être comparées à des cracoviennes, exécutées à temps accéléré. Ce chant est varié à l’infini, on peut même dire que chaque individu a sa manière ; les sons restent les mêmes, mais leur combinaison est variable, Ils se nourrissent exclusivement d'insectes, d'araignées et de larves » (STOLZMANN).

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