‹ Ornithologie du PérouChapitre 3 sur 288 · AVANT-PROPOS V · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS V

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son voyage autour du monde, s’est arrêté pendant un certain temps à Moyobamba et dans plusieurs localités de la côte nord-ouest, où il a découvert plusieurs espèces nouvelles, décrites également dans les Protocoles de la Société de Londres, par MM. Sclater et Salvin. Dernierement le capitaine de la marine anglaise Markham a fourni aux savants anglais un certain nombre d’espèces marines de la côte du Pérou, nouvelles pour la faune et même pour la science.

La représentation la plus riche qui existe de la faune ornithologique péruvienne est au Musée de Varsovie (plus d’un millier d’espèces)! Cela n’a engagé à entreprendre un travail sur cette faune excessivement riche, d'autant plus que grâce à l’amabilité de mes confrères en ornithologie, connaisseurs de la faune américaine et possesseurs dans leurs collections de riches matériaux pour cette faune, j'ai pu profiter de leur savoir et étudier leurs importantes collections.

La tâche cependant n’est pas facile à remplir, à cause du manque des matériaux sufhsants dans beaucoup de cas. Les espèces sont en général très variées et souvent très voisines les unes des autres; les lacunes entre les localités habitées par quelques-unes de ces formes sont souvent grandes et inconnues, il n’y a donc rien d'étonnant à ce qu’on rencontre souvent des questions délicates et difficiles, ou même impossibles à résoudre. Mon travail laissera donc beaucoup à faire à nos successeurs; par contre cependant, je crois avoir réussi à éclaircir un certain nombre de questions douteuses.

Il y a encore dans ce pays des contrées très vastes qui n’ont été abordées par aucun naturaliste, comme par exemple toute la région des forêts vierges, le long de la frontière du Brésil, et une grande partie de la pente orientale des Cordillères, toute la région renfermée entre

la petite partie explorée par Jelski dans le Pérou central et la région

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