‹ Ornithologie du PérouChapitre 32 sur 288 · Micrastur semitorquatus · texte numérisé non relu

Micrastur semitorquatus

Sparvius semitorquatus, Vieiz., N. D. H, N., p. 322.

Negriblanco et Faxado, Azara, Apuntam., l, pp. 124 et 126.

Falco leucomelas, Licar., Verz. Doubl., p. 62.

Falco brachypterus, TEmm., P. C., E, tb. CXVI et CXET.

Carnifex naso, Less., Rev. Zool., 1849, p. 379.

Falco percontator, CaBor, Bost. Journ. N. H., IV, p. 462.

Micrastur semitorquatus, STRICKL., Orn. Syn., p. 112 — Sc. et SALV., P. Z. S., 1873, p. 303 — Nomencl. Av. Neotr., p. 120 — SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., 1, p. 75. |

M. supra brunneus, pileo obscuriore; semitorque nuchali sublusque tota avis pallide ochracea; remigibus pogonio interno albo fasciatis; rectricibus fasciis albis.

G' Ad. — Brur foncé en dessus, sur les ailes et la queue; sommet de la tête d’un brun plus obscur, séparé de celui du dos par un demi-collier isabelle roussâtre, bordant par ses extrémités le bord postérieur des tectrices auriculaires et se confondant avec la couleur générale du dessous qui est roussâtre au cou antérieur et sur la poitrine, et de plus en plus pâle en s’approchant de la queue; la baguette des tectrices sous-caudales en partie noire ; Le devant de la joue est de la couleur de la gorge; tectrices auriculaires d'un brun foncé au bout, formant une bande transversale diminuant graduellement en largeur en s’approchant de la gorge. Des bandes transversales blanches sur la barbe interne des rémiges; sous-alaires roussâtres. Trois bandes blanches, étroites sur les rectrices médianes, plus larges et au nombre de cinq sur les autres; l’extrémité même de toutes les rectrices bordée de blanchâtre ; quelques gouttes blanches sur les sous-caudales. Bec plombé; cire d'un gris verdâtre,; pattes d’un gris jaunâtre; u'is brun.

G' Juv. — Brun foncé en dessus, avec une bande nucale prolongée sur les côtés du cou ocreuse, variée par les extrémités de plumes brunes; souscaudales traversées de raies blanches interrompues au milieu des plumes; des taches fauves peu distinctes sur les scapulaires postérieures, les grandes tectrices alaires et la barbe externe des rémiges; tout le dessous est ocreux avec de grosses raies brunes transversales droites sur l'abdomen et anguleuses sur la poitrine; le devant des joues ocreux; la région auriculaire brune; sous-caudales plus pâles que l’abdomen, également rayées. Barbe interne des rémiges traversée par des bandes pâles passant au blanc près du bord interne dans la partie des pennes et blanches en entier sur la page inférieure; sous-alaires fauves tachetées de brun. Queue noire brunâtre traversée de quatre raies blanches, plus larges én dessous qu’en dessus et

Eu

terminée d'une large bordure de la même couleur. Bec corné ; pattes jaunes; iris jaune.

G' Ad. — Longueur de l'aile, 262; queue, 262; bec, 30; tarse, 90; doigt médian, 49; ongle, 17 millimètres.

G' Juv. — Longueur de l’aile, 256; queue, 222; bec, 30; tarse, 90; doigt médian, 43; ongle, 14 millimètres.

Description du mâle adulte d’après l’exemplaire péruvien de la collection de M. Raimondi ; le jeune de Guatemala au Musée de Varsovie, Santa Cruz (BARTLETT); Lechugal (JELSKI).

« Selon l’opinion des habitants de Lechugal, ce rapace est commun dans la contrée où il est très nuisible. Il y est connu par son mode particulier de la chasse aux jeunes poulets ; tandis que les autres oiseaux de proie les attaquent en fondant d’en haut, celui-ci s’en approche à pied. Pendant ces chasses, il est très enragé et attaque souvent au milieu des gens. Sa voix rappelle celle du macagua (Herpetotheres), à ce point que souvent Je ne pouvais distinguer pour sûr duquel de ces deux oiseaux elle provenait ; il me paraît cependant que tandis que le cri du macagua est composé de trois syllabes, celui-ci ne produit qu’une seule. Tant que j'ai pu l’observer, il ne paraît être peureux » (JELSKI).

-:45. — Micrastur Pelzelni

RinGw., Ibis, 1876, p. 4.

« CARACTÈRES. — Le doigt externe décidément plus long que l’interne. Queue plus courte que l'aile.

» g' Ad. — Corps d’un plombé uniforme foncé en dessus. Queue plus obscure, terminée d’une bordure étroite blanche et traversée de deux bandes

étroites d’un gris brunâtre obscur devenant blanchâtre sur les barbes in-

ternes des rectrices. Les côtés de la tête et la nuque d’un gris plombé; gorge d’un gris pâle, les autres parties inférieures du corps blanches, variées partout de raies transversales étroites d’un plombé obscur ou ardoisé ; ces raies sont le plus larges sur la poitrine (où elles sont plus étroites que les espaces blancs) et le plus étroites sur les flancs de la région anale, où elles sont très éloignées entre elles.

» Longueur de l'aile, 6,50; queue, 6,30; culmen, 0,60; tarse, 2,30; doigt médian, 1,20 pouces anglais. »

« Au premier coup d'œil il ressemble à la phase plombée du 4. guerilla, mais en l’examinant en détail, on trouve qu’il diffère essentiellement par la queue plus courte que l'aile (au lieu de l’avoir plus longue) et traversée de deux bandes claires (au lieu de trois ou quatre).

» Par la brièveté de la queue il s’accorde avec le M. concentricus. Cette dernière espèce diffère non seulement de la nôtre, mais de toutes les autres du genre, par les doigts latéraux d’une longueur égale, l’externe (s’il y à une différence) est quel-

quefois plus court que l’interne, ainsi que par la région anale d’un: ‘blanc sans bandes, | |

» Le M. Mirandollei, une des espèces grandes, s’accorde avec l'espèce décrite en ce qu'il a la queue plus courte que l’aile et le doigt externe plus long que l’interne » (RIDGWAY). ïs

Haut Ucayali, Sarayacu (BARTLETT, Mus. Salvin et Godman).

46, — Micrastur gilvicollis

Sparvius gilvicollis, Vieir., N. D. H. N.,X, p. 323.

Nisus concentricus, Less., Trait. Orn., p. 60 — D’OrB., Voy. Amér. Mér., p. 88.

Climacocercus concentricus, Tscx., Faun. Peru., pp. 18 et 98.

Micrastur concentricus, GR., Gen. B., p. 28 — Tacz., P. Z.S.,

Micrastur gilvicollis, Pecz., Reis. Nov. Væg., p. 10 — Scr.et ! SALV., P. Z. S., 1866, p. 198; 1869, p. 368; 1873, p. 305 — Nomencl. Av. Neotr., p. 120 — SxarPe, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 78.

M. supra cyaneo plumbeus ; subtus subalaribusque albus, fusco dense fasciolatus ; gula cinerea; alis brunnescentibus, pogonio interno remigium albo late transfascialo; cauda nigricante, fasciis quaternis albis.

Q@ Ad. — D'un plombé bleuâtre en dessus; d’un blanc rayé en travers de nombreuses lignes noirâtres en dessous, les plus rapprochées sur la poitrine, de sorte que les raies blanches sont plus fines que:les foncées, de plus en plus distancées en avançant en arrière; celles du milieu du bas-ventre sont les plus fines; gorge d’un cendré grisâtre uniforme; côtés du visage un peu moins foncés que le sommet de la tête. Ailes brunes, à barbe interne des rémiges traversée de grosses raies blanches, et cendrées vers l’extrémité des pennes; sous-alaires blanches rayées finement de noirâtre. Queue noirâtre traversée de quatre raies blanches et terminée d'une fine bordure blanchâtre. Mâchoire noire, mandibule jaune; pattes jaunes; iris cendré, clair au milieu et foncé extérieurement.

La jeune femelle en deuxième plumage a les parties supérieures du corps d'une nuance brunâtre analogue à celle des ailes, le sommet de la tête distinctement plus foncé; tout le dessous isabelle roussâtre rayé en travers de brun comme chez les adultes, mais à intervalles distinctement moins proches; gorge d’un blanc grisâtre; ailes et queue comme celles de l’adulte.

@ Le jeune mâle en premier plumage est d'un brun foncé en dessus, surtout sur la tête et la région interscapulaire; des taches blanches formant un sourcil postoculaire prolongé en un demi-collier nucal; les scapulaires et les grandes tectrices alaires variées de quelques taches ro1ssâtres peu

prononcées; sus-caudales maculées de blanc; joues Llanchâtres variées de brun; région auriculaire occupée par une bande brune; gorge blanche, prolongée en un demi-collier étroit passant derrière les oreilles ; tout le dessous isabelle roussâtre avec quelques raies peu régulières sur les côtés de la poitrine. Rémiges et rectrices comme chez les adultes.

G' Longueur de l’aile, 165; queue, 155 ; bec, 21 ; tarse, 56 ; doigt médian, 31; ongle, 14 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 175 ; queue, 150; bec, 22 ; tarse, 62; doigt médian, 32; ongle, 14 millimètres.

Le jeune oiseau tué par M. Jelski à Amable Maria est tout à fait comme celui qu’a décrit le Dr Cabanis dans la Æwuna peruana de Tschudi. Le Dr Cabanis prétend que le jeune oiseau, après son premier changement de plumes, prend l’habit de l’adulte ; notre jeune exemplaire péruvien est un oiseau dans son deuxième plumage, fourni par M. Jelski, de Cayenne, nous conduisent à une opinion contraire. Il nous paraît qu'entre le plumage du jeune et celui de l’adulte il y a un habit intermédiaire décrit plus haut. Quelques nouvelles plumes que possède notre oiseau péruvien sur les différentes parties du dessous du corps ne sont pas blanches, mais isabelles avec des raies transversales moins larges et plus distancées entre elles, comme celles de l’oiseau en deuxième habit. Ce dernier a la gorge et le haut de la poitrine ainsi qu'un collier au cou postérieur couverts de nouvelles plumes tout à fait semblables à celles de l’adulte, tandis que sur les plumes alaires et les scapulaires qui sont du deuxième plumage il n’y a aucune trace de taches roussâtres propres à l’oiseau jeune,

Rio Javari (BATES) ; Sarayacu, Chamicuros (BARTLETT) ; Amable Maria (JELSKI).

« Elle paraît surtout aimer les lisières des boïs où elle chasse aux petits oiseaux et aux petits mammifères; ses manières sont pleines de vivacité; elle vole avec rapidité, presque au rez de terre, et s'élève rarement. Elle se perche toujours sur les branches inférieures des arbres où elle épie sa proie lorsqu'elle ne chasse pas au vol; du reste, comme les éperviers ordinaires, elle se repose très souvent ) (D’ORBIGNY).

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