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Chordeiles acutipennis

Caprimulgus acutipennis, Bopp., Tabl. PI. Enl., DCCXXXII.

Caprimulgus acutus, GM., L. S. N., I, p. 1031.

Caprimulgus hirundinaceus., Spix, Av. Bras., 1, tb. TEL.

Caprimulgus semitorquatus, Wiep., Beitr. Natg. Bras., IT, p. 340.

Caprimulgus exilis, LEess., Rev. Zool., 1839, p. 45.

Caprimulguns sapiti, NaATT., Mus. Vindob.

Chordeiles acutipennis, Cass., Catal. Caprim.— Scr., P. Z.$., 1866, p. 134.

Chordeiles acutus, Cass., Proc. Ac. Phil., V, p. 188 — Tacz., PALAIS, MST, Ip Se 27.

Ch. supra nigricans; griseo fulvoque varius; pileo fusco brunneo, maculis fulvis; sublus fulvescens , fusco transfasciatus; semitorque gqulari candido; pectiore fusco undulalo; primaris quatuor primis zona alba.

g' Ad. — Le fond du dessus du corps est brun noirâtre varié de nombreuses stries transversales et de taches ocellées fauves grisâtres, fort irrégulières, formant un mélange irrégulier et fort compliqué; les taches presque noires sur les scapulaires sont grosses et sagittiformes, bordées à l'extérieur de grosses taches fauve blanchâtres; les plumes du croupion sont rayées de brun et de fauve, à dernières raies plus fines que les premières; le sommet de la tête brun noirâtre, parsemé de taches irrégulières d’un fauve roussätre plus ou moins peu nombreuses; les côtés de la tête variés de brun et de roussâtre; en arrière des tectrices auriculaires la couleur roussâtre est plus ou moins prédominante, formant avec les taches nucales d'un blanchâtre sale une espèce de demi-collier plus ou moins prononcé. En dessus un demi-collier blanc pur occupe le milieu de la gorge et une raie transversale sur le milieu du devant du cou; au-dessus de cette raie se trouve une grosse moustache brune maculée de roussâtre ; la poitrine est occupée par une large bande d'un blanc grisâtre, traversée sur toute sa surface par une grosse ondulation brune fort irrégulière; le reste du dessous est rayé en travers de brun foncé sur un fond fauve roussâtre. Tectrices alaires brunes foncées, variées comme le dos et traversées de trois raies composées de taches d’un fauve blanchâtre, dont la postérieure se trouve au bout des grandes tectrices, la médiane sur les moyennes; les rémiges sont d’un brun noirâtre, enduites largement de gris à l'extrémité, traversées dans la moitié basale des primaires et dans toute la longueur des secondaires de quatre ou de cinq rangées de taches rousses disposées par

paires sur les deux barbes, qui sur les quatre ou cinq externes sont presque nulles ; les quatre premières primaires traversées par une large zone blanche, à 6 centimètres du bout de l'aile; sous-alaires rousses traversées par des raies brunes continues. Les deux rectrices médianes grises traversées de huit raies brunes complètes, les espaces entre ces dernières raies maculés de grosses taches brunes irrégulières; les autres rectrices sont brunes, variées de cinq raies transversales interrompues sur la baguette, d’un fauve grisâtre en dessus et blanchâtre sur la page inférieure de la queue; une raïe plus large et complète se trouve à 1 centimètre du bout de la queue. Bec noirâtre, pattes brunes jaunâtres; iris presque noir.

@ Semblable en tout au mâle, à sommet de la tête plus maculé et le collier nucal plus roussâtre; la zone des quatre premières rémiges est seulement blanche sur la barbe interne des trois premières et roussâtre dans le reste; la dernière raie des rectrices n’est pas blanche, mais comme les précédentes, qui toutes sont fortement variées de taches brunes.

@ Le jeune oiseau en premier plumage a les parties supérieures du corps d’un brun moins foncé que chez les adultes, varié de taches plus roussâtres ; sommet de la tête noirâtre sur un espace plus restreint et varié de nombreuses taches rousses; demi-collier gulaire isabelle roussâtre; poitrine plus fauve que chez les adultes; tectrices alaires en général plus claires que le dos, à rangées de taches roussâtres ; rémiges entourées au bout d’une bordure blanchâtre ; la zone des quatre rémiges externes interrompue largement au milieu des pennes et rousse; rectrices à dix raies transversales moins larges que dans les adultes et plus variées de brun, entourées au bout d’une fine bordure blanchôtre.

G' Longueur de l'aile, 165; queue, 92; bec, 22; tarse, 13 millimètres.

OBSERVATIONS. — Une femelle unique avec une ponte d'œufs fournie par Stolzmann de Santa Lucia, au Pérou nord occidenta\, et une autre femelle de la même localité, de la collection Raïmondi, sont tout à fait identiques aux oiseaux (Ch. acutipennis) de Cayenne et différentes du Ch. peruvianus Peale, du Pérou central. La description du mâle et du jeune oiseau du présent article est prise des exemplaires de Cayenne, du Musée de Varsovie. La description de la femelle est faite d’après les exemplaires péruviens cités plus haut.

Les œufs ont la forme de ceux des autres engoulevents. Le fond est d’un verdâtre bleuâtre ou isabelle très pâle varié de nombreuses taches d’un cendré pâle et d’autres superficielles d’un olive peu foncé ou pâle. Les taches sont pour la plupart en forme de lignes ou de veines plus ou moins fines fort entortillées, mélangées avec d’autres taches irrégulières; elles sont plus ou moins denses sur toute la surface et souvent plus denses dans un des bouts. Longueur 26-28,2 sur 19,2-20,5 millimètres de largeur.

« On rencontre le plus facilement cet engoulevent dans les halliers au voisinage du fleuve. Après l’avoir levé il ne va pas loin, mais se pose à terre dans le voisinage. A Tumbez, j'ai observé plusieurs individus volant en plein jour sans être inquiétés. Il y niche en février. Sa ponte ordinaire est d’un œuf et plus rare de deux, sans aucun nid, mais déposés tout simplement sur le sable ou sur les feuilles sèches. Dans l’embouchure de Tumbez, ils ont une prédilection à nicher sur l’Îlot San Jacinto, dépourvu de végétation. Dans l’espace de quelques heures nous y avons trouvé quelques nids; tous les œufs étaient déposés sur le sable et d’une couleur isabelle légèrement bleuâtre, tandis que les œufs que j'ai trouvés sur l’ilot de

Condeza, couchés sur une poussière rougeâtre, sont de cette dernière couleur. Notre oiseau aurait donc la même qualité que le coucou d'Europe, de changer la couleur des œufs selon les circonstances (1). Sa voix simple, d’une note triste, se fait souvent entendre pendant la nuit » (STOLZMANN).

74, — Chordeiles rupestris

Caprimulgus rupestris, SPix, Av. Bras., IL, p. 2, tb. IX. Chordeiles rupestris, GR., Gen. B., I, p. 49 — Scr. et SALv., P. Z.S., 1866, p. 193; 1873, p. 290 — Nomencl. Av. Neotr., p. 96.

Ch. supra cinereus, fusco variegatus ; subtus albus ; pectore cinerascente, fusco vario; ventre fusco maculato; alis nigris, speculo alari et secundariis subtus albis : caudæ rectricibus in pogonio (nisi dux mediæ dorso concolores) albis, harum apicibus nigris (SGLATER).

g' Ad. — Fond des parties supérieures gris roussâtre clair maculé au sommet de la tête de taches subtriangulaires noires assez grosses; le reste depuis la nuque vermiculé de noirâtre et parsemé de stries noires sur les scapulaires, dont les externes sont variées de roussâtre; côtés de la tête roussâtres maculés de noirâtre; milieu de la gorge blanc; le devant du cou et le haut de la poitrine d’un gris vermiculé en travers de brun; le reste du dessous blanc parsemé de grosses taches brunes jusqu’au bas-ventre. Tectrices alaires grises vermiculées de brun et parsemées de grosses taches d’un fauve isabelle; la partie supérieure le long de l’avant-bras brune parsemée de petites taches fauves; les quatre premières rémiges brunes en entier, les autres primaires longuement blanches à la base, formant un grand miroir alaire, le brun de toutes ces rémiges enduit de grisâtre dans la partie terminale; rémiges secondaires blanches à extrémité brune variée de fauve blanchâtre ; les tertiaires de la couleur du dos; sous-alaires blanches parsemées de brun, celles du bord de l’aile brunes parsemées de taches fauves. Queue entaillée, à rectrices médianes cendrées, vermiculées de plus foncé et traversées de six raies irrégulières noires, dont la terminale est à peine prononcée ; les autres blanches, terminées de gris vermiculé de brun; barbe externe de la rectrice externe brune. Bec noir; pattes brunes.

Q Distincte du mâle par un dessin plus grossier; macules des tectrices alaires blanchâtres au lieu d’isabelles ; poitrine moins grise et variée de raies brunes plus grosses et moins nombreuses; dans la queue le fond des rectrices médianes est cendré grisâtre à raies brunes transversales plus larges; la différence principale consiste dans la présence du brun sur le blanc des

(1) Comme je n'ai obtenu que: deux femelles de cette localité, et n'ai pas vu de mâle et des jeunes, je ne peux pas savoir si les deux espèces ne s’y trouvent pas et si toute cette observation de Stolzmann ne se rapporte pas aux deux espèces.

rectrices, de sorte que la base est longuement brune dans l’externe et l’espace blanc traversé par une large raie brune; les suivantes ont moins de brun à la base, les submédianes sont grises, traversées de bandes brunes et ornées de deux grosses taches blanches. |

G' Longueur de l’aile, 162; queue, 87; rectrice médiane, 76; bec, 23; depuis les narines, 5; tarse, 13 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 153; queue, 89; rectrice médiane, 75; bec, 24; depuis les narines, 5; tarse, 13 millimètres.

Description d’après les oiseaux péruviens de :a collection de M. Sclater, Ucayali supérieur et Huallaga (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

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