ACTE PREMIER Zi
EURYDICE
Je ne sais. Peut-être toi. Voici deux lunaisons que je n'écoute plus ailleurs...
M.on père se tait, par piété !
Mon père... j'oubliais son message : il se désole : il tremble que tu ne disparaisses...
Ne t'en va point : reviens vers lui qui te révère...
(Elle recule.)
Voici ta route...
ORPHÉE J'aime...
EURYDICE Viens...
ORPHÉE Ta voix...
EURYDICE
apeurée soudain et qtii s'arrête.
Comme les autres ?
lin moment d'attente craintive.
Tu ne me prends pas dans tes bras ?
ORPHÉE Pourquoi ?
EURYDICE
Tu ne me serres pas avec force ?
ORPHÉE Voudrais-tu !
EURYDICE
Je savais bien. Tu n'es pas comme les hommes...
ORPHÉE J'aime...
EURYDICE
Oui. Et tu ne m'as pas fait mal encore... EUe lui tend à didtance crainhi^e la main, et l'attirant, le conduisant, toud deux retiennent décidément s^erà la lidiére ded montagnes, vers les rumeurs, i>erd les hommes.
Le Rideau tombe au moment où elle va se laisser atteindre par Lui.