LES ÉGLISES ORIENTALES
ils chantent faux et ils n’ont pasencore donné au monde un homme de génie.
83. Par suite de.Ieurs longues luttes contre les Mongols. les Musulmans, les Latins, les Églises orientales sont restées conservatrices et nationalistes. Pour le peuple, le culte est plus important que les croyances. Le service divin se fait dans leslangues nationales, mais sous des formes archaïques que le peuple n’entend plus. Les livres saints jouent un grand rôle dans le culte, mais on les traduit peu en langue vulgaire; au mois de mars 1903, la publication d’une traduction des Évangiles a suscité une émeute dans Athènes. Les fêtes ne coïncident pas avec celles des catholiques romains, parce que l’Église grecque a conservé le calendrier julien, en retard de 13 jours sur le nôtre. Il n’y a pas de procès en canonisation pour les saints, qui pullulent et dont les images font des miracles. Les pèlerinages, vers Jérusalem surtout, sont très en honneur et le culte des reliques est aussi florissant que dans l’Église romaine. Le clergé et les moines sont peu considérés : « Tu n’es bon à rien, dit une chanson grecque ; deviens jappas! » De ces Églises formalistes et vieillottes, aucune renaissance proprement religieuse n’est k prévoir.
BIBLIOGRAPHIE
La source la plus abondante est la Recd-Encyklnpddie de Hauck ; oq peut aussi recourir à la vieille et bonne lliographic universelle de Michaud, à la Grande Encyclopédie et au Dictionary of naiio~ n al biography.
DE JUSTINIEN A CHARLES-QUINT
1, — P. Viollet, Histoire des institutions politiques de la France,
3 vol., 1890 (sur le rôle bienfaisant de l’Église, t. I, p. 380).