MÉCANIQUE ET INSTRUMENS DE CHIRURGIE
Considérations sur les Machines gymnastiques appliquées au traitement des Difformités de la colonne vertébrale et des membres.
Par M. le docteur àmedée Düpau , professeur agrégé.
Il en est de la gymnastique comme de tous les moyens thérapeutiques, qui sont tantôt prônés avec une exagération fanatique, et tantôt dépréciés avec le même acharnement. Nous avons vu des médecins, parmi lesquels je citerai M. Lachaise, qui voulaient guérir toutes les difformités de la colonne sans moyens d’extension , et seulement par des exercices gymnastiques. Certainement pas un succès ri’est venu confirmer ce traitement exclusif dans les déviations prononcées. Quelques légères incurvations déterminées par de mauvaises attitudes ont bien pu disparaître, comme elles se dissipent quelquefois par les progrès de 1 âge et de simples frictions sur le dos i mais jamais on ne guérira une difformité réelle, une incurvation simple ou composée du rachis, sans employer l’extension permanente de quelque manière quelle soit exercée ; c’est maintenant une vérité démontrée pour tous les esprits justes et observateurs.
Toutefois je suis loin de contester les bons effets de la gymnastique dans le traitement des difformités de la colonne et des membres. Bien loin de là, j’avoue que sans la gymnaslique 1 orthopédie serait un moyen nul et quelquefois dangereux. En eflCc, les déviations dépendent presque toujours d’un état relatif de débi- 1829. Mëcan. et Instrum. 5
]ité. Comment rendre la force aux muscles autrement qu’en les exerçant? comment consolider les parties osseuses dans leur nouvelle position, si ce n’est en leur prêtant l’appui des muscles, qui sont des moyens d’action et de sustentation pour tout le système ? La gymnastique est encore le seul moyen de contrebalancer par des exercices soutenus 1 inaction forcée du corps sur un lit mécanique , inaction qui aurait pour fâcheux résultat d’augmenter la faiblesse; bien plus, si, par la gymnastique, on ne donnait aux muscles de nouvelles forces , les difformités se reproduiraient constamment et même deviendraient plus grandes à cause de l’extension produite sur toutes les attaches ligamenteuses.
La gymnastique est donc une partie importante et nécessaire du traitement des déviations rachidiennes. INous allons examiner en détail ses principaux effets dans le traitement de ces maladies.
i°. La gymnastique tend à détruire la faiblesse musculaire et les diverses causes des diffoi mites.
2°. La gymnastique contrebalance l’inaction forcée
suf les lits mécaniques. ^
3°. La gymnastique consolide la guérison et fortiüe
les parties redressées.
§. I. La gymnastique tend à détruire la faiblesse musculaire 3 cause principale des difformités du rachis et des membres .
En effet , une observation soutenue a démontré crue la plupart des déviations s’accompagnaient d’un
état de débilité des muscles d’un côté ; de telle sorte
qu’on peut les rapporter au tiraillement déterminé par les muscles antagonistes, qui ne trouvant pas la résistance nécessaire à maintenir l’équilibre du système osseux et les rapports mutuels des os, cause une inflexion dans le sens où une plus grande force agit. Je sais bien qu’il y a des difformités dans lesquelles la mauvaise conformation du squelette détermine secondairement la paralysie des muscles; mais le plus souvent c’est le défaut d’action musculaire ou ses anomalies qui amènent la formation des diverses déviations qu’on remarque dans le rachis et les membres. Il est donc très - important de redonner à ces parties le degré d’énergie nécessaire pour favoriser le redressement. Pendant qu’on agit sur la colonne vertébrale et les membres par des moyens d’extension, la gymnastique fournit des moyens plus directs pour ranimer les parties. Les exercices sont surtout utiles parce qu’ils continuent très- efficacement les tensions exercées par les machines, qui ne peuvent être toujours continuées : et ces tiraillemens musculaires sont d’autant plus utiles que les muscles sont les moyens naturels qui continueront à agir pour maintenir le redressement.
Quoique les machines gymnastiques obligent d’exercer à-peu-près également les deux côtés, nous avons remarqué que l’action tonique se faisait principalement remarquer du côté le plus faible. C’est une loi de 1 économie animale qui fait agir presque spécialement les moyens thérapeutiques sur la partie malade. Toutes les modifications bonnes ou mauvaises vont retentir dans les organes Jos-pW an^^-comme si la force médicatrice portait ce secours artificiel vers
les parties qui en ont le plus besoin. Cependant nous surveillons nos jeunes malades pour les forcer à agir plutôt du côté affaibli que de l’autre : ce qui leur cause une grande peine , parce qu’ils exécutent plus facilement les divers exercices avec la partie la plus forte. Mais pourvu qu’ils agissent également des deux côtés , ce que nos exercices demandent toujours , il n’y a pas grande perte pour les bons effets qu’ils en retirent.
Nos divers exercices ont pour but de faire agir les membres supérieurs par la suspension , de manière à ce que le poids du corps pèse en bas et détermine la direction droite de la colonne. Nous avons éprouvé de très-bons effets, sous ce rapport, de X échelle renversée ^ de la balance orthopédique et du portique à colonnes. Quoique le poids du corps agisse pour redresser le rachis, il y a encore une action très-grande des muscles du dos, lorsqu’on cherche à s’élever d’un barreau à un autre, de passer d’un portique à celui qui est plus élevé , ou bien quand on est enlevé par la balance et qu’on veut emporter à son tour la personne suspendue à l’autre extrémité. J’ai souvent fait l’expérience de mesurer les jeunes personnes avant de s’être exercées aux jeux gymnastiques , et de les mesurer après, et j’ai constamment remarqué une augmentation très - sensible de taille et une diminution dans les déviations.
Les jeux dont nous avons eu le plus à nous louer, à cause de l’action qu’ils déterminent dans les muscles dorsaux, sont le jeu des bobines sur des cordes obliques et le gi u.tJ rr>rtique h balançoire. Tous ces exercices réunissent des avantages très-marqués pour le redres-
scment de la colonne vertébrale , et je ne saurais trop les recommander. Mais ce qu il y a surtout d utile, c’est de passer successivement d’un jeu à un autre , de manière à fortifier les différeris muscles et de les forcer d’agir dans divers sens. C’est là l’avantage qu’on retire d’un gymnase complet, qui renferme to'^s les moyens variés d’exercer le corps.
Nous avons retiré de très-bons effets des exercices dans les cas de paralysie et de contracture des membres. Le malade , forcé de saisir une corde, de se suspendre avec ses mains, acquiert bientôt une certaine énergie dans les muscles paralysés , tandis que les muscles frappés d’une contraction spasmodique sont tiraillés fortement et perdent dans cette traction leur roideur pour obéir à la volonté. J’ai vu des malades dans notre établissement , qui , après des exercices de cette nature , pouvaient facilement remuer leur bras ou leur jambe avec précision : ce qu’ils n’auraient pu faire avant.
Nous avons aussi obtenu les meilleurs résultats des exercices gymnastiques dans les cas d'affections scrophuleuses. Quoique les bains sulfureux et les medicamens internes aient contribué à ces heureux résultats , cependant nous avons reconnu que la gymnastique , en fortifiant les diverses parties du corps , avait singulièrement hâté la guérison et détruit la constitution scrophuleuse, par l’activité que des mouvemens réguliers donnent à la circulation sanguine. Aussi nous ne craignons pas d’admettre à notre traitement les .entans scrophuleux et de les faire coucher sui un lit orthopédique, non pour les soumettre à j extension, qui est inutile loi"jfpi’îl ii’nwîrrhrqpas de
déviation , mais afin que la couche dure et élastique de ce lit fortifie la colonne et les muscles.
il y a encore un autre effet général qui contribue beaucoup à la guérison chez les personnes déviées ou scrophuieuses ; c’est le passage subit d’un repos prolongé sur un lit dur à des exercices violens. Les secousses brusques que reçoit toute la machine donnent plus d’activité à toutes les fonctions, et troublent en quelque sorte la torpeur morbide dans laquelle les organes étaient plonges. Le système musculaire devient plus fort, la circulation plus prompte, et la force vitale reveillee tend a prendre une direction normale dans toutes les parties.
La chlorose a été aussi très-bien guérie parle coucher dur et prolongé, auquel succèdent des exercices de gymnastique appropriés. Ces moyens réunis à une nourriture fortifiante et à un bon air qu’on respire à 1 etablissement du Mont-Parnasse, nous ont beaucoup mieux réussi que les préparations martiales et les toniques les plus puissans. Nous avons vu, par l’emploi de ce moyen, les règles survenir chez des jeunes filles que le mauvais état de leur santé avait jusque-là privées de cette fonction naturelle. Car c’est une erreur bien grande que de croire retarder ou empêcher l’apparition des règles par un traitement orthopédique bien ordonné. Bien au contraire, nous avons observé que les règles s’établissaient très - naturellement chez les jeunes filles , et que le coucher dur avec les exercices gymnastiques facilitaient singulièrement l’évacuation menstruelle chez les personnes chlorotiques. Nous pourrions citer plusieurs exemples de ces bons résultats , dont la physiologie peut d’avance donner les
explications. Ainsi la gymnastique tend à détruire a faiblesse générale qui accompagne la plupart des ieviations, et par les secousses quelle imprime, elle fournit de nouveaux moyens de changer les dispositions scrophuleuses , rachitiques , de guérir les paralysies partielles, les contractures musculaires, la chlorose et plusieurs autres maladies. On ne saurait trop recommander ces moyens aux jeunes personnes malades ou languissantes , qui doivent souvent à une éducation molle et à l’inaction du corps toutes les affections quelles ressentent.
§. IL La gymnastique contrebalance par des exercices appropriés l’inaction forcée sur les lits orthopédiques ou dans des machines.
On sait , en effet , que les machines à extension , soit de la colonne, soit des membres, n’opèrent que par la continuité progressive de leur action, et qu elles doivent être appliquées avec constance et pendant long-temps pour déterminer de bons effets. C’est là tout le secret des cures qu’on obtient dans des maisons orthopédiques, sur des personnes qui ont été vainement traitées chez elles. On conçoit tout ce que peut ajouter d’exactitude et de soins la règle d’un établissement dans lequel tout est coordonné' pour le traitement. Mais si le coucher long -temps prolongé sur un lit orthopédique est le seul moyen de guérir les déviations de la colonne , ce moyen a aussi des
inconvémcna cju’il faut tâcher d’cvlter. Cette inaction
forcée de toute la machine augmenterait bientôt la faiblesse musculaire et la lenteur des autres JWc lions;
car on sait que dans l'économie animale toutes les parties sont solidaires les unes des autres. Mais la gymnastique fournit un moyen précieux d’empêcher ce fâcheux résultat ; et en même temps que les divers exercices ont pour but de continuer l’extension , ils détruisent l’inactivité physiologique qui accompagne toujours un repos prolongé. C’est à ce défaut de mouvement alternant avec le séjour sur les lits qu’il faut attribuer les insuccès de plusieurs mères de famille , qui ont cru pouvoir guérir chez elles les déviations de leurs enfans. Privées de tous les moyens nécessaires pour donner aux muscles et aux organes la force dont ils avaient besoin, elles n’ont produit qu’une extension forcée, mécanique, sans consistance et sans durée ; même elles ont vu souvent la santé générale s’altérer d’une manière très-sensible. Au contraire, par l’emploi alternatif des moyens mécaniques et gymnastiques, nous voyons dans l’établissement du Mont- Parnasse que la santé générale se consolide , que les personnes qui nous arrivent pâles et languissantes , deviennent bientôt fraîches et fortes : avantages que nous attribuons en grande partie à la gymnastique, qui contrebalance les mauvais effets que l’inaction forcée détermine sur toutes les fondions. Aussi il est bien reconnu , d’après notre expérience, que c’est exposer la santé d’un enfant, et nuire évidemmentàl’exercice normal de ses fonctions, que de le placer sur un lit orthopédique , sans faire succéder des exercices de gymnastique , qui continuent l’extension en fortifiant les muse. les , et qui donnent de 1 activité- à tous les
systèmes organiques.
( La suilc au prochain Numéro. )
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Note sur le Siphoji composé du docteur Souberbielle, pour la Taille sus-pubienne.
L’emploi cl’une sonde à syphon est très-avantageux dans la taille sus-pubienne, et nous nous empressons de publier celle qu’a proposée le docteur Souberbielle. Voici les bases principales sur lesquelles est fondé
l’usage de cet instrument.
Pour que le siphon ordinaire opère, il faut collection de liquide et d’air; sans ces deux conditions l’effet est nul.
N’ayant pas à agir dans la vessie sur une collection de liquide, et devant même la prévenir, M, Souberbielle a pensé qu'avec quelques changemens faits au siphon ordinaire et appropriés à la disposition des parties, il pourrait parvenir à expulser complètement l’urine.
Voici comment cet appareil se compose et opère : une sonde élastique de trois ou quatre lignes, percée de plusieurs ouvertures, est placée par l’urèthre dans la vessie, de manière quelle dépasse d’environ deux pouces le col de la vessie , ce dont on s’assure
par le doigt indicateur de la main gauche introduit dans la plaie; sa flexibilité permet au bas-fond, dit 1 auteur , de 1 embrasser exactement; une sonde ad-r di lionne lie adaptée à celle-ci , et dont la longueur est te e, qu elle descend à quelques pouces plus bas que as ond de la vessie, fait l’office du siphon, en qu e e fait aspirer, par la sonde iniôrreuTe , les
urines à mesure qu’elles descendent dans la vessie.
Ce résultat est facile, selon M. Souberbielle , et on peut en augmenter l'effet par le seul prolongement
de la sonde extérieure (1).
Quand la sonde ( indiquée par la lettre A) est introduite par l’urèthre , on s’assure, avec l’index de la main gauche, porte dans la vessie par la plaie, que l’extrémité C est arrivée au bas-fond de cet organe.
Les yeux pratiqués à cette extrémité doivent avoir, d’ouverture, à-peu-près deux lignes de long sur une ligne et demie de large, selon le calibre de la sonde, la nature des urines et la disposition des parties.
Cette sonde doit avoir onze pouces de long au moins. Quand elle est placée, on ajuste la sonde additionnelle B, qui ne doit pas avoir moins de longueur que la première, et que l’on peut prolonger selon le cas, ce qui augmente d’autant la force ascendante ou aspirante de cette colonne. La jonction doit etre exécutée avec le plus grand soin, de maniéré que l’air ne puisse avoir aucun accès , condition indispensable à l’effet de cet appareil. Ne point neg îger e donner la courbure indiquée sur le dessin , et qu l’on conservera au moyen d’un tampon de linge place dans le vide qui se présente , lettre e.
La sonde additionnelle B doit descendre U > pi»
perpendiculairement possible , et au-dessous du
veau du bas-fond de la vessie, eu évt.aut cep udan «ne courbure trop prononcée, «I“ f^^epubis et pourrait détermmer une >»pture P meut à la sonde et qui aura.t pour effet,
c0 SÿST» cn„UB..,.a;. ,..i «P*»» ,V )
ceptant le cours de l'urine, de pincer l'urèlhre et de donner lieu à des accidens. L’extrémité extérieure de cet appareil sera placée dans un urinai qui recevra les fluides.
Le signe marqué O indique qu’à ce niveau l’aclion est nulle. A la ligne I, la translation du liquide peut avoir lieu, mais avec si peu d’action de la colonne ascendante qu’elle serait loin de répondre à l’effet que l’on veut obtenir.
A la ligne n°. II , l’action est déjà suffisante. On remarquera que, là, la colonne ascendante est une fois plus longue que la colonne intérieure.
A la ligne n°. III, colonne ascendante deux fois plus longue, action doublée.
Pour établir la continuité d’écoulement et former la colonne à l’instant même, il convient d’injecter la vessie et de poser la seconde partie du siphon remplie d’avance par l’eau , retenue au moyen d’un bouchon à l’extrémité inférieure.
Composition et Emploi d’un Taffetas vêgéto-épispastique de M. E. Mouchon, Pharmacien.
Témoin des avantages qui résultent de l’usage du taffetas des sieurs Mauvage, et ne voyant figurer parmi nos préparations epispastiques aucun produit destiné à êtie employé sous cette forme, j’essayai, il y a envii on six mois, de composer la formule que j’ai honneur de soumettre aujourd’hui à l’examen de la Société de Médecine de Paris.
De tels topiques ne devant guère être admis dans la pratique médicale qu’autant qu ils peuvent elre employés sous divers degres denergie propres à remplir, autant que possible, toutes les indications qui en demandent l’emploi, j ai juge convenable d établir, à l’imitation des sieurs Mauvage, quatre numéros distincts dans le degré d’activité du médicament.
Yoici comment je procède à la préparation de ce taffetas :
Je prends, pour composer le numéro 1 ,
Cire jaune , parfaitement pure . i
Térébenthine du Piémont ou de Suisse, , 192 grain.
de moyenne consistance (1) . .
Axonge lavée . 96giam.
Résine élémi, privée d’impuretés. . «
Mastic en larmes de choix . /aa 3a grain.
Benjoin en larmes réduit en pouare fine.
Iluile de dapliné mézéréum (2) . 12^
(1) En été, 3a grammes de cette substance peuvent être remplacés par
autant de résine élémi. , ,
(,) Pour troi. parties d'huile , ('emploie deux parties d “"" “ ‘ J Daphné bois gentil , réduit 4 un état extrême de division p.r le de M Goidefy-Dorly, e.n.igué dan. le W«l ^rn d, ( • ÇV.
8'. de la 3-. série , p. . ,4) , lequel consiste 4 prendre .roi U™ d £.rc.
fraîche de garou hachée et pilée dans un moitier c er , d'alcool
nu peu d’alcool ; à faire ensuite macérer ce garou dan, » 1 • c *> ~ chauffé jusqu’au roisinage d. l'ébullition; on laissé
passe et on caprin,,. Cotte opération est r itérée deux »'> „
quantité d’alcool chaque fois; les trois mfusions sont . uisgc refrüidir distillées pour obtenir les deux tiers de 1 alcool emp oy , ^ verte
et on jette ensuite sur un * pour^o ^l’opérer de M. Col-
vésicante du garou. Je ne m c d'écorce de buis gentil ;
defy qu’en ce qui concerne U gran c Vv0V°T * heures chacune, la j’ai rJUrs h trois digestions successives, de quatre
Stil de grain . 8
Prussiate de fer . . . 4
Huile essentielle de citron. ....... 6
La cire, l’axonge et les résines, fondues à un feu ménagé, j’ajoute la laque jaune ou stil de grain, le bleu de Prusse et l’huile triturés ensemble dans un mortier de fer. Le tout à moitié refroidi, j’aromatise par l’huile essentielle de citron, et je coule sur une bande de petit satin vert, disposée à cet effet sous la règle d’un sparadrapier en métal, de manière à ce qu’elle ne soit recouverte que d’une légère couche emplastique (2).
Ce sparadrap , bien refroidi (5) , est divisé en morceaux carrés de deux pouces trois quarts de long sur deux pouces un quart de large, pour être introduit dans des boîtes de carton vert, dont je compose le contenu de quinze ou de trente morceaux égaux, alternés par autant de petites feuilles de papier fin.
Pour affaiblir l’énergie de cette composition, que je fais servir, comme je le fais observer précédemment, à la préparation du taffetas n°. 1 , et pour en rendre 1 usage praticable dans tous les cas et chez tous les sujets, il ne s agissait que de retrancher une certaine quantité d huile de mézéréum , et de faire
température de 60° centig. environ, n’employant à chaque digestion que le tiers de l’écorce prescrit.
(») Ces deux substances ne sont là que pour donner une teinte verte au produit.
W On conçoit qu’il faut que cette couche soit toujours égale , pour que le eflets du topique soient constamment les mêmes.
(J n passant à sa surface une couche d’ichtyocolle , od .ajoute à son uisan , sans nuire à se» effets. 11 faut ajouter uu peu d’essence de citron a i îcbtyocolle.
figurer à sa place un corps cl’égale consistance , qui , sans nuire à la propriété épispastique du produit, pût agir comme sédatif. L’huile de jusquiame ayant paru pouvoir remplir ces conditions, a ete choisie, sans pourtant aucun motif de preference Lien mai que sur d’autres huiles calmantes.
Fondant donc sur cette simple opération les modifications apportées à la masse semi-emplastique dont la composition précède, je ne fais entrer que quatre-vingt-seize parties d’huile de daphné mézéréum, soixante-quatre dans celle du n°. 3, et enfin trente-deux seulement dans le n°. 4 ou dernier. Aussi celui-ci n’agit-il que faiblement, et doit-il n 'être employé que les premiers jours de l’établissement d’un exutoire, ou chez les sujets irritables, tandis que les plus forts numéros se destinent à l’entretien dune abondante sécrétion du pus, dans les cas surtout ou
le praticien peut et doit avoir recours aux moyens
énergiques. > .
Tel est ce taffetas, dont j’ai l’honneur d’offrir un échantillon de chaque numéro à la Société, afin quelle puisse porter un jugement plus facile sur ses caractères physiques. Il n’y a rien que de tics simple soit dans sa composilion , soit dans son mode t e pie paration ; et s’il n’existe dans nos codes de pharmacie aucune recette de taffetas épipastique, il faut plutôt en chercher la cause dans la négligence des gens , e l’art que dans la légère difficulté que présente la création d’un topique de ce genre. On ne doit donc von dans la publication de cette formuleque la seule intention d’apptior t’ni tention des praticiens sur une lou e de préparation qui, abstraction faite delà taci dequ
donne aux pansemens, mérite quelque intérêt par cela seul que beaucoup de médecins distingués semblent lui donner la préférence sur nos pommades épipastiques.
Description d’une Canule ur ètro-hypo gastrique > proposée par le docteur Heurteloup.
Cet instrument consiste en une espèce de sonde en gomme élastique , destinée à empêcher les infiltrations d’urine après l’opération de la taille par le haut appareil. Les faits lui ont démontré que les appareils employés jusqu’alors à cet efTet n’empêchent pas ce liquide de baigner la plaie ni de s’infiltrer dans le tissu cellulaire environnant. Sa canule se compose d’un tube de gomme élastique dont la moitié, présentant un diamètre de quatre lignes, est courbe et dont l'autre moitié , droite , est de la grosseur d’une sonde n . 8. line sonde de femme représenterait assez bien cet instrument, si à son extrémité olivaire on ajoutait une sonde ordinaire en caoutchouc II propose d introduire , après la cystotomie sus-pubienne
la sonde droite dans l'urèthre, de dedans en dehors ’ de maniéré a ce que la partie renflée de l'instrumeni