Bord antérieur du prothorax entier
A. Proihorax ne débordant pas beaucoup la tête, oe formant pas de capuchon , mais bien une petite ?oûte ouverte en avant et ii laquelle participe le bord antérieur.
a. Prothorax et élytres, lorsqu'ils existent, revêtus de poils; le prothorax au moins cilié sur ses bords. (Les deux sexes différenls) Polypluiyiens.
6. Proihorax et élytres lorsqu'ils existent, glabres Blahirimê.
B. 1^ bord antérieur du prothorax débordant de beaucoup la tête ; le disque formant un capuchon complet en forme de calotte, placé en arrière du bord antérieur; celui-ci plus ou
moins réfléchi Monachodiens.
* Ce type importanl est étranger i rAmériqae.
LÉGION DES POLTPHAGŒNS
Corps cilié sur tout son pourtour. Mâles bien ailés; femelles souvent aptères ou mal ailées.
Les Polyphagiens sont, parmi les Mutiques, les analogues des Corydiens. Ils leur ressemblent par leur corps poilu et par la forme du champ anal des élytres des mâles, le sillon anal étant souvent brisé ou coudé au milieu. Chez les Homeogamia Ç la forme du prothorax et des élytres rappelle beaucoup ces mêmes pièces chez les Corydia.
Parmi les Épineux , les Polyphagiens ont leurs correspondants sous une autre forme dans les Perisphceria, qui offrent une grande analogie avec les Heterogamia.
Geivre POLYPHAGÀ, BruUé.
PoLTPHAGA, Brullé (1835). — Heterogamia, Burm. (1838). — Sttlopyga, ex parte, Fisch. W.
Tête assez petite, entièrement cachée sous le prothorax.
Antennes moins longues que le corps. Chaperon très-distinct, sa partie supérieure renflée en un gros bourrelet tranversal.
Thorax ayant ses bords ciliés; prothorax ne formant pas de capuchon.
Pattes longues et grêles chez les mâles, l'étant moins chez les femelles, à épines fines; tibias antérieurs très-courts; le premier article des tarses aussi long ou même plus long que les suivants pris ensemble.
Les deux sexes offrant des formes très-différentes : les mâles complètement ailés; les femelles complètement aptères ou incomplètement ailées. Chez les individus ailés, le prothorax et les élytres sont entièrement poilus et les ocelles distincts.
La tête offre des caractères très-remarquables dans ce genre. Les
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mâles ont de gros ocelles; les femelles ailées en possèdent aussi, quoique moins gros. Mais c'est surtout le chaperon qui oflFre ici une structure exceptionnelle; il est distinctement limité par un sillon ou canal très-net; sa partie supérieure forme un gros bourrelet transversal lisse, et fortement renflé, un peu partagé au milieu; le milieu et le bas du chaperon forment encore deux autres bourrelets moins saillants et séparés par de profonds sillons transversaux. Ces trois bourrelets sont très-prononcés chez les femelles aptères; le supérieur est seul très-renflé chez les individus ailés.
Males. Tête petite, cachée sous le prothorax, offrant deux gros ocelles. Yeux rapprochés. Antennes un peu moins longues que le corps.
Prothorax en ellipse transversale, à bord postérieur plus arqué que l'antérieur, mais laissant néanmoins Técusson à nu; le bord antérieur formant une petite voûte au-dessus de la tête. Vécusson nu, très-grand, n'étant pas recouvert par le prothorax, ni caché par les élytres au repos.
Abdomen très-court, large et aplati. L'avant-dernier segment ventral arqué en forme de V. Plaque sous-génitale transversale et tronquée; la sur-anale arrondie, débordante. Filets anaux grêles et assez courts; styles très-petits.
Élytres demi-membraneux, longs et amples, dépassant notablement l'abdomen et le débordant sur les côtés; leur marge fortement bordée; la veine scapulaire très-forte, longue et fort rameuse, émettant de nombreuses vénules costales. La v. humérale bifurquée dans le milieu. Le sillon anal prononcé, ayant une forme brisée, ce qui rend le champ anal très-court et lui donne, pour les deux élytres au repos, une forme pentagonale courte. Le champ discoîdal aplati et paraissant presque concave au repos; les secteurs discoldaux arqués et très-obliques. Les vénules transversales nulles ou indistinctes.
Ailes ressemblant beaucoup aux élytres, très-grandes; le champ antérieur très-grand, larçe; le champ postérieur très-petit, relégué vers la base; son bord postérieur fortement arqué, dessinant une forte échancrure anale; les veines de ce champ, rameuses, en sorte qu'il se renverse presque sans se plisser. — Le champ mai^inal est très-étroit^ mem-
braneux, occupé par les deux branches de la v. scapulaire, souvent dénué de nervures costales scapulaires; il offre un vestige de stigma; les secteurs dîscoîdaux sont très-nombreux, et la v. vitrée se divise pour former des secteurs analogues. La v. humérale est arquée à sa base et sort très-distinctement de la v. scapulaire.
Femelles. Ou tomplétement aptères, mais ayant toujours le corps cilié sur son pourtour, ou munies d'élytres cornés, qui sont alors poilus comme le prothorax.
Ce genre se distingue facilement des autres de ce groupe par son prothorax poilu ou cilié. On est obligé de le diviser en deux sous-genres à cause de deux types qui se produisent chez les femelles^ mais il ne convient pas d'ériger ces sous-genres en genres, vu la parfaite conformité des mâles *.
Les Polyphaga sont parmi les Nuditarses ce qu'est le genre Pertsphœria parmi les Épineux. En effet, dans le sous-genre Heterogamia les femelles sont parfaitement aptères, ont une forme très- voûtée et sont plus ou moins taillées pour se mettre en boule, comme le sont les Perisphœria; les Perisphœria^ à leur tour, sont souvent poilues comme le sont les Polyphaga. Quant aux mâles, ils ressemblent beaucoup aussi à ceux des Perisphœriay au moins pour ce qui est de la vénulation alaire. Aussi pourrait-on confondre ces deux genres si l'on négligeait de tenir compte du caractère de tribu qui les distingue.
Sous-genre HETEROGAMIA, Barm. (Insectes da Vieux Monde.)
Dernier article des palpes maxillaires çf plus court que le précédent, peu ou pas renflé. — Femelles, aptères; mâles, complètement ailés.
' Celte identité des mâles montre une fois de plus que le caractère négatif de l'incomplet développement de certains types n'est pas important et qu'il forme un mauvais caractère de genre. Les arrêts de développement créent, il est vrai, des différences en apparence profondes entre certains Orthoptères en privant les uns de leurs élytres et en leur conservant des formes nymphoïdes plus ou moins avancées ; mais on voit ici par les mâles que, si le développement pouvait s'effectuer, il en résulterait des formes très-analogues chez des types en apparence très-dissemblables. — Gomp. page 39.
Femelles. Toujours aptères, à corps suborbiculaire, voûté. Tête dépas-sant parfois un peu le prothorax; ocelles remplacés par des taches; les trois bourrelets du chaperon très-^prononcés et séparés par de profonds sillons. Prothorax lisse et glabre, mais à bord fortement cilié, ainsi que le bord du reste du corps et le vertex. Abdomen en demi-cercle, aplati, à bords tranchants, un peu dentés; le pénultième segment dorsal terminé par un bord arqué, concave; le pénultième ventral presque en forme de V; la plaque sous^ génitale simple. Filets anaux très-^peh'ts, grêles, pouvant se cacher sous la plaque sur-banale.
Mâles. Bord antérieur du prothorax aussi arqué que le postérieur; bord postérieur tronqué d'une épaule à Vautre, ou à peine arqué. Champ anal des deux élylres au repos pris ensemble, transversal, plus large que long^ pentagonal ou carré; nervures de ce champ, réticuleuses; celles du champ discoidal très-obliques , dirigées vers le bord interne et sinuées ou arquées, à convexité tournée vers la base de Vélytre. Le champ discoidal de Vélylre et de l'aile n'offrant pas de vénules transversales bien appréciables.
Chez ce type, les élytres ont un champ marginal très-étroit, à bord arqué, et ensuite excisé, en sorte que ce champ s'arrête assez longtemps avant d'atteindre l'extrémité de l'organe. Les veines discoïdales sont trèsfines, sinueuses et très-ramifiées; les secteurs sont^ à cause de cela, très-nombreux; ils ont la tendance d'être arqués de manière que leur concavité regarde le bout de Télytre, à l'inverse des autres genres, en sorte que le champ postérieur offre souvent, au repos, une surface un peu concave et cannelée; souvent les secteurs s'anastomosent les uns sur les autres. La base du champ discoidal et toute la partie qui longe la v. humérâle est irrégulièrement et densément réticulée; la réticulation est double : elle est formée d'abord par des veines longitudinales sinueuses qui forment un réseau allongé^ puis par de petites mailles polygonales qui s'étendent beaucoup plus loin; la partie postérieure ne l'est pas du tout, les vénules transversales faisant défaut. Mais c'est la veine huméraie qui est surtout singulière : elle se bifurque avant le milieu; ses deux branches restent parallèles et se rejoignent plus loin, pour se continuer
jusqu'au bout de la côte; vers rextrémité, elle émet en arrière de nombreux secteurs sinueux, obliques, faisant suite aux secteurs discoidauz et encore plus transversaux. Le champ anal est très-réticulé; ses nervures longitudinales sont très -sinueuses; la base est tordue et les veines longitudinales s'y groupent deux par deux. Les ailes sont trèsgrandes, et elles ressemblent singulièrement aux élytres. Le champ mai^inal est très-étroit, le champ' discoîdal très-large; la v. discoîdale émet une masse de secteurs sinueux, la plupart bifurques dès la base, parfois croisés ou anastomosés, et très-obliques comme dans l'élytre; la V. humérale se résout également ici en branches qui s'anastomosent entre elles, et forment un réseau irrégulier; à l'extrémité elle émet en arrière, ainsi que la v. vitrée, de longues branches postérieures dirigées obliquement en arrière, faisant suite aux secteurs discoîdaux, exactement comme on l'observe dans l'élytre. La côte offre un stigma opaque allongé. Chez les 9 1^ plaque sous-génitale est bombée au milieu, mais non fendue, biéchancrée, un peu comme brisée au bout, ou chiffonnée et excisée. Le pénultième segment ventral est en forme de V ouvert et arrondi.
Nymphes ç^. Elles ressemblent beaucoup aux femelles, mais elles sont moins bombées, granuleuses; la plaque sous-génitale esi petite, aplatie^ et on y découvre déjà les styles. Les angles du mésothorax et du métathorax sont prolongés en arrière * , mais chez les larves il n'y a guère que la petitesse de la plaque sous-génitale qui permette de juger qu'on a affaire à un mâle non adulte et non à une femelle adulte.
i. flOloa anal arqaé. Bord posiériear da prothorax moins arqné «ne raatéHcsr.
P. Striaca, Sauss. Revue de Zoologie, 1864, 346, 62. — Savigny, Descripi.
de TÉgypie, Onhopi. pi. ii, fig. 1 1 , cf ; fig. 8, Q -—Syrie, Égypie. P. UR8INA, Burm. Handb. II, 489, 1. — Savigny, I. I. fig- 10, cf; fig. 7, Ç.
Egypte, Syrie.
• Voyei page 31 .
DE l'amêrique moyenne. 225
t. SUloB anal brisé angolalrement. Bord postérleiir do prothorax plmm «mné qae
ranCérlenr.
P. iEGTPTiACA. Linn. S. N. II, 687. — Fab. Eni. syst. II, 6, etc. — Savigny, Descripl. de l'Egypte, Orihopi. pi. ii, fig. 9, Ç ; 12, (f . — Égypie, Europe méridionale.
Sous-genre HOMEOGAMIA, Burm. (Insectes du Nouveau Monde).
Dernier article des palpes maxillaires fortement sécuri forme, aussi long que lie précédent. — Les deux sexes aiUs^ mais chez les femelles, les élytres restant cornés et ne dépassant guère V abdomen.
Femelles. Corps un peu bombé; sa forme paraissant elliptique lorsque les élytres sont repliés. Tête cachée sous le prothorax; ocelles distincts. Pro-thorax large, voûté, à bord postérieur régulièrement arqué ^ à angles latéraux prononcés. Élytres durs et cornés, ponctués et poilus, à sillon anal presque oblitéré, setdement appréciable à l'extrémité, à nervures indiquées en relief Plaque sous-génitale partagée transversalement par un sillon ; sa seconde moitié fortement comprimée en forme de bec, carénée et fendue; filets anaux très-petits.
Mâles. Prothorax ayant son bord postérieur plus fortement arqué que l antérieur. Le champ anal des élytres moins raccourci ^ue chez les Heterogamia; secteurs discoidaux moins obliques, plus longitudinaux, arqués en sens contraire, à convexité tournée vers l'extrémité de télytre et vers la marge. Ailes ayant leurs veines plus longitudinales, et partout réticulées par de fines vénules transversales. Abdomen plus large et arrondi au bout; filets anaux un peu plus petits.
Chez les Homeogamia Ç la dureté des élytres et leur velouté rappellent un peu les Corydia (voyez p. 147). La forme subbivalve de la plaque sous-génitale est presque la même que chez les Periplaneta, les Chalcolampra et les Euryzosteria \ (Comp. p. 51, note, et 69).
Les élytres des cf ont leur marge fortement bordée, non excisée; le
• Revue de Zoologie, XVl, 1864, page 316.
champ marginal s'étend jusqu'au bout; il est large, dilaté, fortement bordé, et le bord est très-arqué dès la base; la veine scapulaire est fort ramifiée; les v. costales sont allongées; la v. humérale se bifurque vers le milieu et forme des branches longitudinales, sans réticulation; ces branches atteignent en ligne directe l'extrémité de l'élytre, mais n'envoient pas vers le bord interne des secteurs, comme chez les Heterogamia. La 1'® V. discoïdale forme de nombreux secteurs arqués , à convexité tournée vers l'extrémité de l'organe et vers le bord antérieur, et bifurques à diverses hauteurs; la 2me y. discoïdale contourne le champ anal et émet sur cet arc de nombreux secteurs analogues; au repos de l'élytre, le champ discoidal forme un replat dorsal. Le champ discoidal est réticulé par des vénules transversales régulières. Le champ anal est assez opaque, densément et irrégulièrement réticulé. L'aile a ses nervures rameuses, plus régulières et plus longitudinales; les secteurs discoidaux sont peu arqués, et le sont en sens inverse de ceux des Heterogamia. Il n'existe sur la côte qu'un obscurcissement, mais pas de stigma opaque. Nymphe cf. La plaque sous-génitale qui porte les styles, est encore dépassée par la lame sous-anale fendue, qui, en général, se trouve ca* chée par la plaque sous-génitale. Le pénultième segment ventral est très-arqué.