‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 122 sur 149 · PoLYPHAGA (Homeogamia) Brasiliana, Sauss · texte numérisé non relu

PoLYPHAGA (Homeogamia) Brasiliana, Sauss

Castaneo-ferruginea^ depressa, pronoto hrevi ; thorace subtus ftavido marginihus ferrugineo'fifnbriatis, supra m marginibus testaceo vario; corpore in segmentis darsalibus medio flavo bimacuïato, nec non abdominis tdrinque macula flava ; lamina infrorgenitali obtusangula, a lamina infra-anali fissa superata. — Subimago.

Nympke ç^. Corps un peu voulé, suborbiculaire, finement strioléou ponctué. Le premier article des antennes médiocrement long, assez gros; le deuxième petit; le troisième deux fois plus long. Prolhorax large et court ; son bord antérieur à courbure obtuse, subangulaire au milieu ; les angles latéraux très-aigus ; le bord postérieur un peu arqué, subsinué avant les angles. Abdomen aplati, large, k bords faiblement dentés : segments dorsaux 8,9 très-dislincts, découverts ; le bord postérieur du T""® presque en demi-cercle; en dessous le pénultième segment petit, très-arqué ; ses deux extrémités presque cachées sous le précédent. Plaque sous-génitale ayant son bord postérieur en forme d'angle obtus ; ce bord fortement dépassé par la lame sousanale fendue, laquelle est à son tour débordée par la plaque suranale ; celle-ci transversale, k bord postérieur presque droit, et un peu fendu ; la face supérieure cannelée au milieu. Styles anaux très-distincts. Pattes grêles, allongées; épines tibiales longues et grêles.

Couleur d'un marron ferrugineux, presque testacée en dessous; vertex, front et

libre supérieur, offrant une bande brune; antennes ferrugineuses, plus foncées en dessus; bords du thorax ciliés de poils ferrugineux, et variés de testacé-jaunitre; sur la ligne méiiiane chaque segment orné de deux points jaunes ; ces points se continuant sur l'abdomen en devenant plus vagues ; les segments abdominaux ornés en outre de chaque côté d'une marque jaune et d'un (K>int brun ; le thorax en dessous jaune-testacé.

Longueur du corps, 0,017; — largeur du prothorax, 0,0115 ; — id. de l'abdomen, 0,0145.

Habite : Le Brésil.

Genre LATINDIA, StaL

Voici comment Fauteur caractérise ce genre :

Corpus maxime depressum, oblongum, oculo arcuato obsolète brevissime subremote pilosulum. Caput vix promtnulum. Octdi valde distantes. Prothorax deplanatus. Tegmina subparallela, distincte venosa, vents omnibus longitudinalibus et transversis sat elevatis, minus regularibus; venis ordi^ nariis e sinu furcarum venarum longiludinalium principalium emissis déficientibus ; linea impressa circa scutellum obsoleta. Femora distincte compressa, latiuscula, inermia. Tibiœ parce breviuscule spinosœ. Arolia nulla. Cerci longi^ graciles. Prcecedenti affine genus.

Le genre Latindia est encore fort peu connu ; il n'est pas assez complètement caractérisé pour qu'il nous soit possible d'en indiquer les affinités. Il semble presque former parmi les Nuditarses un analogue des genres lloloeomp$a et voisins?

A en juger par la figure, le prothorax serait subcirculaire, presque aussi long que large, tronqué droit postérieurement ; les pattes seraient courtes; le corps grêle; les élyires au repos pas plus larges que le prothorax ; les antennes de U longueur du corps.

Les principaux caractères semblent en outre résider dans la tète ii vertex très-large, qui dépasse le prothorax, dans les filets anaux allongés, dans le sillon anal des éljtres peu distinct, et dans un champ anal triangulaire, aigu en arrière. Oo serait presque tenté de croire que le prothorax est velouté et cilié?

L. MAURBLLA, Stal. Fregaiteo Eiigenies Resa, 312, 35, lab. v, fig. 3.

cf. Nigra^ nitidula ; lateribus pronoti fuscchSubpeUuddis discoque impressionibus irregulanbus ; tegminibus abdomen valde superantilms. — Longit 7 Vt millim. — Brasilia.

LÉGION DES BLABËRŒNS

Corps glabre. Prothorax elliptique, en général petit ', ri offrant jamais de capuchon. Êlytres très-amples; premier article des antennes assez court. Tarses allongés, grêles; épines tibiales très- fortes.

La plupart de ces insectes se distinguent facilement des Monacho- DiENs à tous ces caractères, néanmoins on rencontre quelques espèces transitoires qui rendent les limites des deux groupes un peu vagues. C'est dans la présence ou l'absence de ce capuchon au prothorax que réside la principale différence qui sépare les Monachodiens et les Blabériens, et c'est ce caractère qui décide si une espèce doit figurer dans l'un ou dans l'autre de ces groupes.

Nous ne connaissons qu'un seul genre qui rentre dans cette légion.

Genre BLABERA, Serv.

Blabera, Senr. ex parte. — Burm.

Corps à formes aplaties, larges et trapues.

Tête assez grosse, peu ou pas saillante ; yeux souvent très-rapprochés.

Antennes moins longues que le corps ; leur premier article court.

Prothorax eUiptique débordant peu ou pas la tête, ne formant pas de capuchon, mais terminé antérieurement par une petite voûte ouverte en avant.

Organes du vol très-développés ; élytres en général très-dilatés à leur marge, en partie demi-membraneux, en partie coriaces.

' Gbes les espèces à développement complet.

Pattes fortes ; tibias fortement armés de longues épines ; tarses grêles et allongés, leur premier article long (fig. 40).

Abdomen aplati, large, dilaté, surtout aux derniers segments. Plaque sur-anale très-^ande chez les espèces à développement parfait; plus petite et cornée chez les espèces à développement incomplet Filets anaux gros et assez courts; styles des mâles distincts.

Ces insectes sont remarquables par leur grandeur et par l'ampleur de leurs élytres. Le prothorax est aplati, parfois un peu voûté, à bords latéraux dilatés; le disque offre souvent une bosselure en forme de lyre large {Thunhergii^ fumigata^ etc.), mais il est aussi souvent lisse; toutefois le dessin en forme de lyre subsiste virtuellement, et la tache brune du prothorax le remplit plus ou moins, d'où il résulte souvent un écusson arrondi en arrière, tronqué et plus large en avant*.

Les élytres ont souvent leur champ marginal fort large et en grande partie corné; dans ce cas il n'y a guère que les dernières veines costales qui en atteignent le bord , car l'aire basilaire ou scapulaire cornée se prolonge jusqu'aux deux tiers ou aux trois quarts de la longueur de l'organe; elle est dessinée par un fort sillon en gouttière arqué qui se perd à l'extrémité sans atteindre le bord de la marge. Les secteurs discoîdaux sont très-nombreux, et il arrive souvent qu'ils s'entrecroisent; le champ postérieur est densément doublement réticulé; le champ anal est corné, et ses veines sont peu saillantes. Les ailes (fig. 4) ont leur champ antérieur assez étroit, le postérieur allongé; elles sont partout régulièrement doublement réticulées^ sauf dans la bande vitrée postérieure, qui n'offre pas de vénules transversales. Les veines longitudinales sont nombreuses et nullement sinueuses, pas plus qu'à l'élytre; la marge est étroite, à peu près dénuée de veines costales scapulaires et de stigma. La plaque sur-anale est très-grande, toujours fendue au milieu, elle est demi-membraneuse et bilobée chez les individus ailés;

* Voyei à ce tijjet p. 12-13. Souvent cependant la tache dépasse les limites de la lyre et devient alors carrée ou triangulaire ; elle prend ainsi des formes variées, surtout en se fondant avec le bord postérieur. Sa forme n*a donc pu grande importance.

plus courte, cornée et à bord moins prolongé chez les individus à ailes atrophiées.

Les Blahera passent par degrés aux Monachoda^ mais elles s'en distinguent par leur prolhorax en général petit, toujours dénué de capuchon^ par leurs tibias fortement armés, leurs tarses grêles et par l'ampleur de leurs élytres qui, pris ensemble, sont sensiblement plus larges que le prothorax.

Plusieurs espèces n'atteignent pas leur complet développement; elles restent plus ou moins larviformes, et ont un faciès bien différent de celles qui ont servi à définir le genre; toutefois les caractères ci-dessus énoncés se retrouvent chez elles, à l'exception de celui de la grandeur des organes du vol. Les larves mêmes sont faciles à distinguer à leur grandeur, à leur forme voûtée, à leur prothorax demi-circulaire, voûté surtout au-dessus de la tête, mais dénué de capuchon; à leurs tibias armés de longues épines et aux bords du corps, qui ne sont pas lamelleusement dilatés comme chez celles des Monachodiens. La surface de leur corps est ruguleuse, ponctuée; le prothorax n'offre pas de stries rayonnantes. Ce genre renferme avec le suivant les plus grandes espèces de la famille; ses représentants ont des habitudes sylvestres; ils habitent les forêts et non les magasins, c'est pourquoi ils ne se répandent pas comme ceux de plusieurs autres genres par les effets du commerce dans les divers continents de notre globe.

1"^' DItIsIod. Prolhorax de grandeur moyenne, du moins lorsqu'il est normalement développé \ plus ou moins elliptique et à bords peu dilatés. Tarses grêles.

1 • Insectes * déTeloppement eomplet dans les deux, sexes « ayant les organes dn vol normalement développés, dépassant l'abdomen. Formes aplaties, larges* Protiiorax elUptlque, notablement moins large que les élytres an repos pris ensemble. Plaque suranale membraneuse, bllobée*

Les espèces qui rentrent dans cette division ont le bord externe des élytres Irès-dilaté, en sorte que ce bord décrit dès la base une forte

' Voyez page UetiG.

DE L AMÉUIQUE MOYENNE. 255

courbe. Le prothorax a la forme d'une ellipse parfaitement régulière chez les espèces où les organes du vol atteignent un grand développement; il est un peu atténua en avant, tendant vers la forme de triangle arrondi chez les espèces à ailes moins grandes. Les mâles ont des formes un peu moins larges que les femelles; leur prothorax est plus circulaire, sa largeur étant proportionnellement moins grande par rapport à sa lon-

gueur.

Cette section renferme des espèces à formes très-voisines les unes des autres, et qu'il est presque impossible de faire distinguer par des descriptions.

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