‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 135 sur 149 · Blasera Thunbergii, Guér · texte numérisé non relu

Blasera Thunbergii, Guér

Fusca^ 9 major, carpore crassOy fomicato, pr&noto paràboliço, convexo ; pronoto granulato et subgibboso^ margine antico fulvo, parabolico, convexo; elytris latioribus quam longionbus semndum abdominis segmentum obtegetitibus, subquadratiSy margine intemo contiguis^ transversim truncatis^ margine postico sinuato, corneis^ punciatis etramosovenulosis, area tnarginali latissima^ vota scapulari valida, multi-ramulosa; alis rudimentariis.

cf Minor corpore depressiore, pronoto siibellipticOf anticepaulum attemuito, margine antico tenuiter reflexo^ valde arcuato, postico utrinque oblique truncato ; elytris abdomine paulo brevioribus, 5"> vel 6^ segmentum attingentibus, reticulatis, apice rotundatis, campo marginali mediocriter angusto, vetux scapulari ultra médium marginemperducta, area scapulari rugulosa; alis hyalinis, venis et margine fuscis,

Monachoda Thunbergii \ Guér. Ins. de Cuba (1. 1.), 337, pi. 12. fig. 6 cf , 6 a $.

Q . Prothorax parabolique, voûlé et coovexe, rortement bordé le long de sa courbe antérieure; le bord postérieur tronqué en ligne presque droite, ,mais un peu sinné aux épaules et formant des angles latéraux vifs; la surface un peu bosselée, finement ridée transversalement et granulée sur les côtés, offrant sur le disque une légère élévation en forme de trident ou de lyre (dont les branches latérales sont sînuées et divergentes). Souvent deux points enfoncés. Corps large et voûté. Ëlytres rudimenlaires, ne dépassant guère le deuxième segment de Tabdomen ; larges, se croisant par le bord interne, vu leur grande largeur qui est bien supérieure h leur longueur, à peu près comme chez la Monastria biguUata; leur bord postérieur transversal est assez fortement sinué ; leur surface grossièrement ponctuée, portant des indications de ner-

' M. Guérin a placé cette Blabère dans le genre Monachoda, sans doute parce que le prothorax parabolique de la ^ ressemble à celui des Monac/iodiens qui ont des élytres incomplets {Monastria) . Mais cette ressemblance ne tient qu'à un défaut de développement et n'est qu'accidentelle. Les espèces qui conservent à Tétat d'imago les formes des subima^^o ont nécessairement le prothorax parabolique comme les nymphes en général. Le cf de la présente espèce, qui subit la dernière transformation, offre un prothorax tout analogue à celui des Blabères. — Les raisons qui doivent faire placer cette espèce dans le genre Blabera sont : l'absence de capuchon distinct au prothorax, le bord de cette pièce qui dépasse à peine la tête, les stries du prothorax qui sont transversales, non rayonnantes et longitudinales comme chez les Monachodims, l'absence d'échancrures aux angles latéraux du prothorax, même chez les cf où cette pièce est normalement développée.

vures en relief. Ailes rudiroentaires, cachées sous les élytres. Dernier segmeol ventral très-grand, convexe, lisse et un peu strié transversalement. Plaque sur*anale large, comme excavée (cannelée) le long de son bord postérieur; celui-ci subbilobé. Filets anaux courts et obtus. Bords de l'abdomen un peu serratiformes, les segments terminés par des angles épineux. Couleur brune, plus pâle en dessous. Bord antérieur du prothorax orangé (chez les individus bien marqué^ le bord postérieur et le disque, en restant bruns, forment comme une grande tache lobulée). Antennes brunes à la base, puis ferrugineuses.

Var, a. Ël^tres rouss&tres. — b. Corps noirâtre, avec le bord du prothorax ambré. — c. Tout le corps ferrugineux; bord du prothorax plus pâle.

ç^. Sensiblement plus petit. Prothorax irrégulièrement elliptique, un peu avancé au milieu du bord antérieur, ce qui lui donne une forme un peu triangulaire-arrondie, mais beaucoup moins que sur la figure citée ' ; le bord antérieur fortement bordé; la surface à peu près comme chez la femelle, mais le bord antérieur formant une voûte distincte au-dessus de la tête. Êlytres arrondis, laissant k nu les deux ou trois derniers segments de l'abdomen, coriaces, finement et densément réticulés vers l'extrémité. La veine scapulaire atteignant bien au delà du milieu de l'élytre; l'aire basilaire réticuleusement ruguleuse ; la v. humérale comme trifurquée dès le premier tiers , mais la branche postérieure formant la v. discoidale antérieure ; la réticulation très-serrée, irrégulière, formée par des vénules qui, vues par transparence, paraissent assez épaisses. Les secteurs discoidaux, rameux et sinueux. Le sillon anal, trèsarqué; le champ anal coriace, assez lisse et à veines rameuses. Les ailes très-petites, mais à vénulation complète et à veines épaisses; la marge un peu opaque, réticuleuse ; la v. scapulaire postérieure nulle. La réticulaiion irrégulière et celluleuse, même un peu dans le champ postérieur et à l'extrémité de la bande vitrée postérieure , la base du champ discoïdal membraneuse, sans réticulation. Filets anaux assez pointus; plaque sous-génitale un peu réfléchie en haut. Styles très-petits. Couleur comme chez la femelle, mais d'un brun plus ferrugineux. Ëlytres bruns, avec la marge souvent plus pâle; nervures des ailes et le bord antérieur et externe, brun-ferrugineux.

Longueur du corps 0,OIiâ à 52 0,035*

» deséljtres 0,011 à 14 0,022

Largeur du proihorax 0,022 * 2ô 0,016

Habite : L'Ile de Cuba (6 Q . 4 qI', envoyés par M. F. Poey). La larve est bariolée de brun et de testacé.

* C'est la figure i de la planche citée, et non la figure 6, qui rend bien la forme du prothorax de la 6/. TkuMbergH. — Comp. page itë, nota.

La 9 ^^ c^^^^ espèce diffère de la Bl. Capucina ç^ par sa graude taille; par ses élytres pins larges que longs qui se croisent par leur bord interne, et qui sont tronqués, non arrondis postérieurement ; par son prothorax rugueux ; par sa plaque suranale plus grande et retroussée, etc.

Le ^ a un prothorax presque identique à celui de la BL fumigata^ quoiqu'un peu plus elliptique, moins trapézoïdal (sur les figures citées, le dessinateur a fait le contraire, a tort).

La Bl. Thunbergii ressemble k la Monastria biguttata^ mai^ elle s'en distingue par son prothorax b bord moins relevé, dénué de capuchon et de stries rayonnantes, et par les élytres du m&le, qui ne recouvrent pas entièrement l'abdomen et laissent le dernier segment à découvert.

4. MAles * déreloippemeat ineomiplet, n*oflk«Bt que des élytres mdlmenUUres* et * IprothonuK parabolique. Femelles eonservant la forme de larwe (probablement aptères).

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